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Interview pour la publication de Wingspan

INTRODUCTION

Quelques jours avant la sortie du disque Anthologique « Wingspan », Paul McCartney c’était rendu, le 9 Mai 2001 à Cannes. C’est à cette occasion, que depuis sa suite de l’hôtel Majestic, il se confiait à la presse.

L’INTERVIEW

Il y a pas mal de bonnes chansons sur Wingspan, quelle est la plus importante à vos yeux ?
C’est une question un peu difficile, car chacune de ces chansons correspond à une période particulière, il est donc normal que j’ai de l’affection pour chacune d’entres elles. Mais je pense que Maybe i’m amazed restera toujours une de mes préférées, mais il y a aussi My Love ou Daytime, Lifetime, Suffering.
Vous êtes venus à Juan les Pins (près de Cannes) avec les Wings il y a très longtemps, pour la Rose d’Or, est ce que vous vous souvenez de cette période ?
Oui, bien sûr, c’était tout au début des Wings, nous avions donné pas mal de concerts dans le Sud de la France, les gens n’en revenaient pas de voir un ex-Beatles chez eux, avec une scène et des accessoires très simples. Nous démarrions à l’époque dans l’ombre des Beatles, et c’était assez difficile de recommencer avec un nouveau groupe. Ça reste néanmoins de bons Souvenirs.
Est-ce que, comparativement, la période des Wings était meilleure que celle des Beatles ?
C’était complètement différent, les deux époques étaient toutes les deux géniales, mais différemment. Les Beatles, c’était 4 types de Liverpool qui ont passés des moments exceptionnels sur toutes les scènes du monde alors que pour les Wings, j’étais marié et nous avions nos enfants avec nous pendant les tournées, il fallait conjuguer la vie de scène avec la vie de famille. Et surtout, il s’agissait pour moi d’un tout nouveau départ . Il était clair dès le départ que Linda (sa femme) et les enfants m’accompagneraient. J’ai donc appris à Linda les bases des arrangements claviers, et c’est comme ça qu’elle m’a rejoint sur scène. Au début, c’était un peu laborieux, elle a été beaucoup critiquée quant à sa place dans le groupe, mais elle a rapidement développée ses capacités. De toute façon, Linda représentait un esprit fort au sein du groupe. C’est comme n’importe quel groupe, que ce soit les Beatles, U2, les Stones, il y a toujours un moment où on débute et où on est pas très au point. Le plus important avec Linda, c’était avant tout de se faire plaisir ensemble sur scène. J’adore les Beatles, c’était le meilleur groupe du monde, les Wings, c’était plutôt une histoire de famille…
Tout le monde connaît l’histoire de la chanson Yesterday, que vous avez écrite en rêvant, y a-t-il d’autres chansons qui sont sorties de vos rêves ?
J’en ai encore écrite quelques autres en me réveillant juste après un rêve mais rien de très bon. Je me rappel d’un rêve où John était a côté , il était en train de chanter quelque chose…Je me suis réveillé et je me suis dit  » Wow, je la connaissais pas, celle-là  » . J’ai essayé plusieurs fois d’enregistrer ces chansons sur un magnétophone au réveil mais, il faut croire que je chante mieux dans mes rêves. Il y a aussi ce rêve où je voyais les Stones chanter No values…
Considérez-vous les Wings comme étant une thérapie après la séparation des Beatles ?
Après l’annonce de la séparation, je me suis demandé si je devrais encore continuer la musique. IL y a eu une période transitoire où je ne faisais rien des mes journées et c’est Linda qui m’a aidé à trouver la réponse, elle m’a poussé à revenir, à reformer un groupe. Il était clair que je voulais continuer la musique parce que j’aimais trop ça, le problème était de trouver une autre approche, et c’est ce qui a donné les Wings. Oui, dans un sens on peut dire que c’était comme une thérapie.
Est-ce que vous écoutez des groupes récents ? et si oui, lesquels ?
Je ne suis pas franchement attiré par les singles qui passent à la radio en ce moment. Il y a bien Coldplay qui se détache du lot, j’aime bien ce qu’ils font, je leur souhaite bonne chance. Mais je ne suis pas non plus ce que l’on pourrait appelé un grand fan. La musique que j’aime vraiment, elle est plutôt derrière moi, il faut remonter avant les années 60 : Nat King Cole, Fred Astaire… J’écoute de temps à autres du rap US, j’avais bien aimé le projet Rapsody. J’aime bien l’héritage que la soul black a légué au Hip-Hop, ils ont toujours eu des voix incroyables.
Vous pensez qu’un jour on aura la chance de revoir le reste des Beatles réunis sur scène ?
Non, c’est impossible, et je vais vous dire pourquoi. Si nous étions tous les trois sur scène, nous regarderions la place que John aurait occupé, et en voyant qu’il n’est pas là, nous nous rendrions compte que c’est un manque impossible à combler. Il en va de même pour les Wings, ce serait insupportable de jouer en sachant que la place de Linda restera à jamais vacante.

wingsp

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