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Strawberries Oceans Ships Forest – Paul McCartney : les secrets de l’album (paroles, tablature)

Strawberries Oceans Ships Forest - Paul McCartney : les secrets de l'album (paroles, tablature)

Informations sur l’album

  • Pays : International
  • Support : 33 Tours
  • Label : Parlophone
  • Numéro de série : CDPCSD 145
  • Mixage : Mono
  • Date de publication : 15/11/1993

Track-listing de l’album

Description de l’album

Et voilà qu’en 1992, alors qu’on lui adresse une demande de remix de rigueur, Paul livre Delivrance et Delivrance Dub, cosignés avec un danseur, producteur et musicien inconnu : Paul Youth. Tandis qu’ils s’apprêtent à remixer Off The Ground, Il reprend à Paul l’envie de bricoler du synthé. Mais cette fois ci pas de McCartney III. Enfin oui et non.

Avec Linda, il compose une gigantesque distorsion sonore de transe agressive qu’il baptise STRAWBERRY OCEAN SHIPS FOREST. 8 minutes de boucles de synthé abruptes, de vocoder (appareil à déformer les voix), de choeurs électroniques, de sitars martyrisés, de mantras terrifiants, de guitares folles mises en liberté, de bruits non identifiés, de cymbales trébuchantes. Bref c’est inhabituel et çà donne le tournis. Mais il y’a aussi des extraits de Reception, The Broadcast, Cosmically Conscious et Oh Hasard de Penny Lane et Strawberry Fields Forever. Bigre se dit on. D’autant plus que cette oeuvre est mystérieusement composée par The Fireman, comme si l’auteur cherchait à brouiller les pistes et refusait par là même d’endosser, à ses risques et périls, la paternité de cette musique.

Pas d’interview, de conférences de presse ou de clip. Pas de sortie officielle médiatisée ni de préavis. Un beau matin, le disque débarque dans les bacs sans sommation aucune ; Un label (Hydra) est spécialement confectionné pour l’occasion et les copyrights sont enregistrés sous Juggler Music. Mince alors ! Celui qui fut à l’origine des merveilles électroniques sus mentionnée décide de se travestir dans un personnage étrange pour échapper à tout prix à l’image surfaite et médiocre des médias. On croit en décembre 1993 à une plaisanterie alors que de nombreux ados dansent sur du McCartney post psychédélique dans les boîtes de nuit. Certains rêvent, d’autres croient à un canular. C’est pourtant bel et bien de la transe teintée de hardcore signée McCartney. Mais les 8 remixes du titre principal, mis bout à bout finissent par rapidement hypnotiser l’auditeur au bord de l’ankylose, du malaise et de la céphalée. Que Paul ait réussi ce tour de force est presque inconcevable et même jubilatoire. Mais il est certes vrai qu’un seul titre aurait suffit.

Les années qui suivent sont placées sous le signe d’un chatoyant reliquat des Beatles. Deux années durant George, Paul et Ringo vont exaucer les rêves des fans les plus fous en contant l’hisoire des Beatles dans les trois volumes de l’Anthologie. Paul en ressort avec un irrésistible besoin de retour aux source. Des merveilles mélodiques sont en gestation quand tout à coup Linda apprend, trop tard, qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. A ce moment là, en décembre 1995, Paul fait exploser son désespoir et sa faiblesse sur deux titres inédits : Let Me Love You Always et Hey Now (What Have You Been Looking For ?), Les traitements chimiothérapeutiques se succèdent et Paul élabore un chef d’oeuvre atemporel, Flaming Pie, un hymne à l’amour entièrement dédié à Linda. C’est à ce mauvais moment qu’il est anobli ; Linda, trop faible n’assiste pas à la cérémonie et les médias sont rapidement mis au courant que Paul le soi disant classique s’apprête à sortir une symphonie du nom de Standing Stone. Les images du Beatle bien rangé vont donc bon train tandis que Linda semble recouvrer la santé petit à petit. Les plus fins observateurs relèveront bien que cette impasse médiatique se sied guère à Sir Paul. Beautiful Night (au clip censuré puisqu’un couple pose nu) est rebaptisée Beautiful Knight (chevalier) tandis que Paul précise qu’avec ou sans décoration, il n’aura jamais le besoin effréné d’un château puisqu’il y’ en a suffisamment sur terre à commencer par Versailles. Ses plaisirs sont bien plus simples et au fond immuables (nature, tranquillité, amis ….) Aussi, à l’issue des représentations de Standing Stone et du premier défilé de Stella, Linda réapparaît, le visage marqué et le cheveu rare. Avec beaucoup d’humilité. Paul en a déjà assez de s’être laissé emprisonné par les médias et suggère alors , fin Novembre 1997 que le pompier reprenne du service.

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