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Venus and Mars – Paul McCartney : les secrets de l’album (paroles, tablature)

Venus and Mars - Paul McCartney : les secrets de l'album (paroles, tablature)

Informations sur l’album

  • Pays : International
  • Support : 33 Tours
  • Label : Capitol
  • Numéro de série : PCTC 254
  • Mixage : Mono
  • Date de publication : 30/05/1975

Track-listing de l’album

Description de l’album

Venus and Mars est le quatrième album du groupe Wings paru en 1975. Réalisé dans la lignée du succès de Band on the Run, l’album est également dans l’ombre de ce qui avait été un grand succès commercial.
Sur ce disque, les Wings se démocratisent, et des compositions de Denny Laine et Jimmy McCulloch apparaissent, bien que Paul McCartney reste le leader incontestable du groupe. Musicalement, l’album est dans la veine de l’époque avec des effets sonores nombreux et beaucoup d’arrangements. Une grande partie est enregistrée à La Nouvelle-Orléans dans le studio de Allen Toussaint.
À sa sortie, Venus and Mars reçoit un accueil critique mitigé. Beaucoup lui reprochent en effet de ressortir les mêmes ficelles que l’album précédent. Cependant, le succès commercial est clairement au rendez-vous et l’album devient numéro 1 des deux côtés de l’Atlantique, ce qui se traduit par un disque de platine au Royaume-Uni et aux États-Unis.

La chronique de Jack

La première fois que j’ai entendu ce disque, j’avais quatorze ans.

 

C’était la première fois aussi que j’ACHETAIS un disque de la galaxie Beatles.

 

Je les connaissais bien sûr, mais j’avais rien d’eux. J’aimais pas trop en fait, je m’en souviens.

 

C’était trop lisse à mon goût, trop poli. Je préférais Slade ( woooaaarr !), Alice Cooper, ou le Bowie teigneux et androgyne de l’époque Ziggy Stardust. Ouais, il me fallait des cris, des guitares qui vous scient en deux, et des paillettes pleins les châsses ! J’ai pas changé d’ailleurs. Sauf que maintenant, comme dirait Jean Gabin, maintenant JE SAIS…

 

Avant ça, bah il y avait bien « Get Back » que je trouvais assez chouette, et puis aussi ce single imparable de John Lennon, « Instant Karma ». Mais c’est à peu près tout.

 

les Beatles allaient vraiment entrer dans ma vie pour ne plus jamais décamper grâce à « Venus And Mars », en 1975.

 

Dès l’intro acoustique, ces cordes de guitares qui claquent avec une pureté quasiment agressive, et tellement PROCHES. Et puis la voix de Paul arrive, dans les volutes de synthés, caressante et détachée à la fois, oncle Paul va nous expliquer les planètes, cool, installez-vous confortablement les amis, la basse commence déjà à faire ronfler le morceau, et bientôt ça dérape sans prévenir dans un rock échevelé, suintant de glissades de guitares, martelé par un piano maniaque, hurlé par Paulo qui se lâche !

 

Il fait « could be ! » , « Oo-weee ! » et « Wack’n’wauuul ! », c’est du velu ça les mecs, ça dépote avec la rage des vrais gentils quand ils laissent parler la bête qui est enfermée dans la cave.

 

Ca peut donner de la lave en fusion, comme « Helter Skelter » ou « I’ve got a feeling », ou alors une vraie défoulerie jubilatoire et souriante comme ce « Rock Show », comme à chaque fois qu’il se rappelle qu’il adore Little Richard et qu’il possède une voix qui peut aller se cogner et rebondir contre les murs capitonnés d’une cellule pour dingue. En plus de ça, ce morceau est truffé de trouvailles, ça n’arrête pas d’ouvrir des tiroirs à surprises, « Mad’mwazell’ Kitty . Kitty ? Kitty ! GUITAR ! ! ! » , le tempo change tout le temps, puuutain, je vous jure qu’il m’a cloué au mur ce morceau !

 

Et je me suis dit : « Bon sang mais c’est bien sûr ! C’était donc pour ça, tout ce foin autour des Beatles !

 

Et ici, y en a qu’UN SEUL ! Et on n’est qu’au DEUXIEME morceau du disque ! »

 

Ensuite, il y a cette « Love In Song », véritable prière d’amour, tendue comme un arc malgré la tendresse, impérieuse, sans alternative. Quand il se met à asséner : « I can see the places that we used to go to now… » ça poigne dans le palpitant, ce mec buté qui retourne tout seul se balader là où il a été heureux avec sa copine, bah oui, le chagrin d’amour, faut se vautrer dedans, sinon c’est pas la peine.

 

« You Gave Me The Answer » est une petite friandise rétro. Paul adore ça, il en a parsemé les albums des Beatles, « When I’m sixty-four », « Maxwell silver hammer », « Martha My Dear », « Honey Pie »…

 

C’est adorable, distingué, très « anglais-cup-of-tea-oh-dear », un peu comme lui, quoi.

 

« Magneto And Titanium Man » est carrément enthousiasmant : McCartney s’amuse avec cette histoire de hold-up qui tourne mal, le rythme est soutenu, bondissant, pneumatique je dirais même.

 

Les chœurs sont insidieux et s’insinuent dans l’hémisphère gauche de votre cerveau tandis que Paul assure à l’arraché, ça veut dire qu’il force sa voix sans forcer, comme d’habitude.

 

Et vous verrez ça, après la fausse fin, cette reprise zébrée d’éclairs de guitare !

 

A l’époque, en 75 donc, j’avais un tourne-disque, hum, rudimentaire. Avec le baffle dans le couvercle, si vous voyez c’que j’veux dire. Et dans « Letting Go », il y a cette basse HENAURME, le genre à vous décrocher l’estomac, à faire descendre vos chaussettes et à déchausser vos molaires. Et le p’tit baffle du couvercle, bah il a pas tenu ! Cette pauvre membrane de carton s’est mise à vibrer très vilainement, ça faisait Prrrrr ! Prrrr ! Enfin vous voyez quoi !

 

Donc, ce morceau pesant, qui avance lentement mais inexorablement, comme un bulldozer en première un peu, traînant derrière lui cette section de cuivres huileuse et cette guitare vicelarde, bah oui, ce morceau m’a décidé à travailler pendant les vacances pour me payer une chaîne hi-fi. Merci Paulo !

 

« Standing in the hall of the great cathedral… » Comment mieux le dire, la reprise de « Venus & Mars », au début de la face deux, résonne comme si elle avait été enregistrée dans l’Espace, Paul ouvre ses ailes ( hé ! hé ! ) et nous propulse en plein dans le film de Kubrick, 2001 l’Odyssée de l’Espace, ça va tournoyer comme ça pendant tout le morceau, gettin’ high , uh ?

 

J’oubliais un truc important : les morceaux s’enchaînent comme dans la fin d’Abbey Road ! Si bien qu’à la fin de cette balade cosmique, on est insensiblement mais fermement entraîné vers un solide boogie-rock carré, « you’re my baby, and I luv’ ya », voyez l’genre, le style de chansons qu’on balance en mâchant du chewing-gum ostensiblement, mais avec Popaul rien n’est simple à ce point, et ce « Spirit of

 

Ancient Egypt » est affublé d’un refrain arabisant ! Et vous savez la meilleure ? C’est que ça marche !

 

Ca dégage d’un seul coup des vapeurs d’encens, juste avant le « Hang on the telly ! Hang on the telly !

 

Hang on the telephone ! » qui nous replonge la tête la première dans ce riff têtu et irrésistible .

 

« Medecine Jar » , woaw le tempo est enlevé, les grattes sont bavardes, Paul lâche son texte de manière assez désinvolte, un peu « in y’r face » si vous voyez c’que j’veux dire, inutile de dire que ça fonctionne impeccablement avec le texte froid : « …now your friends are dead ! »

 

« Call Me Back Again » Un pur moment de bonheur ! Le slow-qui-tue version Macca, y a tout ce que vous aimez là-dedans : les cuivres suppliants, la guitare larmoyante, et la voix spéciale « je-coule-une-bielle » de l’ami Paul ! A un moment, on dirait même qu’il pleure en continuant à chanter JUSTE !

 

C’est indescriptible, faut l’entendre.

 

« Listen To What The Man Said » Pour celle-là, Imaginez de l’entendre dans un petit café : il y a un juke-box dans un coin. Un type glisse une tune et tripote les boutons. Et l’intro magique, carillonnante, résonne dans le bistrot. Le foutu juke-box semble briller comme un arbre de Noël, le saxo de Tom Scott

 

joue à cache-cache avec la voix de Paulo, vous connaissez cette chanson bien sûr, mais il y a là-dedans toute la « Macca’s Touch », le refrain catchy et pas vulgaire, plaire à tout le monde en restant digne,

 

y en a très peu qui peuvent le faire, en voilà un, il s’appelle Paul McCartney.

 

La fin du disque, ah la la, cet enchaînement avec « Treat her gently », et Paul s’appuyant sur son piano

 

pour nous sortir la mélodie la plus poignante du disque . Ah si, moi je trouve que cette complainte lumineuse, sereine, sur le thème de la façon dont on se doit se comporter avec les femmes, ( soyez cool avec les filles, c’est important ), qui se fond dans une autre chanson ( ah il sait y faire l’animal )nous montrant un vieux couple assis sur un banc, quel élégant raccourci vous trouvez pas ?

 

En clair, si tu la traites bien, vous vieillirez ensemble, moi je comprends ça comme ça.

 

Pas très rock’n’roll me direz-vous ?

 

C’est vrai. C’est pas très rock’n’roll.

 

Mais c’est beau.

Informations complémentaires

– Date(s) d’enregistrement : Juillet 1974 – Jan 1975 à la Nouvelle Orléans, et à Los Angeles
– Producteur : Paul McCartney
– Ingénieur : Alan O’Duffy, Geoff Emerick

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