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Driving Rain – Paul McCartney : les secrets de l’album (paroles, tablature)

Driving Rain - Paul McCartney : les secrets de l'album (paroles, tablature)

Informations sur l’album

  • Pays : International
  • Support : CD
  • Label : Parlophone
  • Numéro de série : 535 5102
  • Mixage : Mono
  • Date de publication : 12/11/2001

Track-listing de l’album

Description de l’album

Chronique de l’album

Depuis 1997, et la sortie du très intimiste « Flaming Pie », Paul McCartney s’est montré plus que discret. Cependant, sans s’effacer de la scène, il restait encore présent au travers de diverses œuvres, telles que les publications classiques « Standing Stones », « A garland for Linda » (en hommage à son épouse Linda, décédée en Avril 1998 d’un cancer du sein), ou encore les œuvres semi-expérimentales « Fireman : Rushes », « The Liverpool Sound Collage » (co-signé avec Super Fury Animals). Vague de nostalgie faisant, il publiait aussi le 9 Mai 2001, un double album  » Wingspan : Hits and History « , sorte d’anthologie retraçant l’épopée du groupe « Wings » qu’il mena de mains de maître de 1973 à 1980, et avec qui il enregistra non moins de 7 albums. Retour au source aussi pour notre bassiste en cette fin des 90’s où il publiait un disque de reprises des standards du Rock’n Roll 50’s :  » Run Devil Run « …. Outre ces incursions musicales, Paul trouvait en la poésie (« Black Bird singing ») et dans la peinture (« Paul’s painting « ) deux nouveaux exutoires, tandis que naissait entre lui et la jeune Heather Mills, de 33 ans sa cadette, une idylle passionnée.

Le décor est donc planté pour ce nouvel opus de Paul, livré encore tout chaud le 12 Novembre 2001. Oui… il fallait en convenir ainsi : « Driving rain », que l’on traduira en français par « La pluie battante » se veut en fait un savant mixage de ce que Paul a vécu ces 5 dernières années : nostalgie de son passé et de sa vie de couple avec Linda, foi en sa nouvelle muse Heather, retour aux sources originelles du rock, tout en appliquant les bases acquises lors de l’enregistrement des opus technoïdes et classiques. Au final, un album assez impressionnant et diversifié.

L’album s’ouvre sur la chanson « Lonely Road », dans le plus pur style McCartney, un rock mettant en avant la voix de Paul, et son jeu de basse… car voilà sans doute ce qui différencie « Driving Rain » des précédents disques de Paul : l’omniprésence des guitares, des lignes de basses bien en avant, et d’une voix qui certes si elle est marquée par les années, reste toujours aussi magnifique… Et tout au long du disque, cette ambiance rock est omniprésente…

Mais ne cherchons pas dans ce disque des ressemblances musicales avec ce qu’à pu faire Paul auparavant : il n’y en a aucune. Alors que jusqu’à « Flaming Pie », nous avions droit à des chansons qui bien que sonnant différemment étaient extraites de la même veine, « Driving Rain » se veut plus que jamais l’album de la maturité, le disque de la rock-star qui regarde son passé, qui ne le renie pas et qui veut avancer : un album en soit très positif.

Positif, c’est sans doute le qualificatif qui va bien à « Driving Rain »… alors que l’on aurait pu s’attendre à une certaine noirceur du fait de la perte de Linda, on s’aperçoit en fait que Paul a su faire son deuil de cette relation, non pas en tournant une page, mais en parlant de son amour pour Linda (« It must have been Magic », « Loving Flame »), et de son idylle naissante pour la jeune et belle Heather Mills (« Heather »).

Outre cette pluie de guitares hurlantes, assaisonnant des morceaux comme « Lonely Road », « Driving Rain », « About You », Paul refait apparaître aussi sa facette de grand romantique au travers de chansons telles que « It must have been magic », « Your Way », « Heather », ou encore « Loving Flame », chanson pour laquelle d’ailleurs il n’a pas hésité à convoquer un quartet de cordes aux studios Henson de Los Angeles, orchestre classique qui s’est exécuté sur un arrangement musical composé par Paul en personne.

Pour parler d’ailleurs de l’enregistrement, ce dernier tient plus de l’enregistrement « sprint » que marathon. Alors que nous étions habitués à des sessions d’enregistrement d’album longues chez McCa, « Driving Rain » est avec « Run Devil run » l’album le plus vite enregistré de sa carrière. En effet seulement cinq semaines réparties en Février 2001, et en Juin 2001 ont été nécessaires à l’enregistrement de 22 titres dont 15 ont été retenus pour cet album co-produit par David Kahne.

Mais ces conditions d’enregistrement ne sont pas sans avoir fait grincer les dents des musiciens de studio (Abe Laboriel Jr., Rusty Anderson et Gabe Dixon) qui n’avaient jamais joué avec Paul, et qui ont dû s’effacer face à l’ancien Beatles, arrivant en studio avec les chansons et les partitions déjà écrites, et leur montrant ce qu’ils devaient jouer sans qu’ils puissent avoir voix au chapitre.

Autre particularité de cet album est qu’aucun des autres anciens Beatles n’est présent dessus. Alors que sur « Flaming Pie », Ringo Starr faisait, avec George Martin, une apparition sur le titre « Beautiful Night », il semble que Paul se soit passé cette fois-ci de ses amis de toujours, bien qu’une chanson du disque « Riding into Jairpur », puisse sonner comme du George Harrison, avec des rythmes indiens. A noter aussi la présence de James McCartney, le fils de Paul et Linda, qui passe derrière les fûts sur la chanson « Spinning on an axis », et qui tient la guitare sur « Back in the sunshine again » : rappelons que James avait fait ses premiers pas sur l’album « Flaming Pie » en 1997, en tenant la guitare sur la chanson « Heaven on a Sunday »…

David Kahne, interrogé début Octobre par les journalistes de la presse musicale « Dot Music » n’hésitait pas un instant à comparer ce nouvel album de Paul à l’album « The Beatles » (plus couramment appelé « Le Double Blanc ») tant pour lui cet album est riche et diversifié, avec un certain retour aux sons moins synthétisés et plus purs et parfois même plus « agressifs ».

Sans pour autant quand même atteindre le niveau du « Double Blanc » qui lui était une œuvre collective de 4 musiciens, il est vrai que « Driving Rain » connaît de nombreux points communs avec l’album des Beatles qui marqua le sommet de leur carrière, et certaines chansons de l’Album Blanc des Beatles trouvent des échos sur « Driving Rain » Ceci s’avère particulièrement vrai pour le « Helter Skelter » des Beatles qui pourrait s’appeler « Rinse The Raindrops » pour cette cuvée  » McCartney 2001 « . En effet, si l’album propose des chansons mielleuses et sirupeuses, telles que « Heather » et « Back in the Sunshine Again », Paul se livre à un exercice auquel il n’avait pas récidivé depuis des années : le rock semi-expérimental et agressif, et c’est sous ces propos là que la chanson « Rinse the Raindrops » peut être définie. Ce titre, de plus de 10 minutes, montre un Paul plus dynamique que jamais, chantant à tue-tête, faisant aller sa voix du grave aux aiguës, la poussant parfois jusqu’aux limites de l’égosillement, sous des riffs de guitares qui n’ont rien a envier à des groupes tels que Limp Bizkit, Staind et Linkin Park… sans doute une façon pour Paul de montrer qu’il est en vie, et un homme neuf, qu’il a traversé des moments durs, mais qu’il est de retour désormais… un retour d’ailleurs avec un nouveau disque qui sera sans nul doute assorti d’une tournée mondiale.

Outre ses dons incontestés et incontestables pour la musique, Paul McCartney montre qu’il est aussi inégalable en matière de générosité. Fortement affecté par les attentats qui ont ensanglantés « Big Apple » le 11 Septembre 2001, Paul avait annoncé dans un premier temps que le premier single extrait de « Driving Rain », « From a Lover to a freind » serait vendu au profit des victimes des attaques… ce sera finalement les deux premiers singles qui seront vendus au profit des associations caritatives américaines ; le second single contenant la chanson « Freedom » spécialement composée par Paul suite à cette tragédie, interprétée le 20 Octobre 2001 lors d’un grand concert à New York (dont il était l’instigateur), et ré-enregistré avec son ami de toujours Eric Clapton, étant venu mettre ses talents de guitariste à disposition de cette noble cause.

En conclusion, que dire de « Driving Rain » ? la publication d’un nouvel album de Paul est, et reste toujours, un événement, quel que soit sa qualité… Si « Run Devil Run » avait été plutôt décevant dans le sens où il était un disque de « covers » de standards du rock 50’s avec seulement 2 titres inédits de Paul, « A Garland for Linda » et « Standing Stones » restaient quand à eux des albums réservés à une certaine élite intellectuelle portée sur la musique orchestrée classique, et « Fireman – The Rushes » et « Liverpool Sound Collage » n’étaient pas des albums quand à eux  » pop « , mais plutôt inscrits dans la mouvance underground – bruitiste – expérimentale, « Driving Rain » est le premier album depuis 1997, et le somptueux « Flaming Pie », qui apporte de vrais inédits et de vraies chansons rock-pop de Paul. Même si comme nous le disions précédemment il ressort de cet album une certaine maturité et le cliché d’un phœnix qui renaît des cendres de la tristesse, on ressent tout de même une certaine solitude et un manque de profondeur musicale à ce disque. Alors que sur les albums précédents de Sir Paul McCartney, on entendait une certaine profondeur musicale avec des chœurs et des harmonies vocales assurées par Linda, désormais cela semble bel et bien révolu, et la voix de Paul n’est jamais secondé sur ce disque, à l’exception de la chanson « Loving Flame », hommage à Linda, mais il s’agit sans doute là de la volonté de l’artiste à montrer le vide causé par le décès de sa « Lovely Linda ». Ce manque de profondeur se ressent aussi en terme de travail sur les arrangements. Beaucoup de chansons bénéficient en effet d’un travail post-enregistrement très léger, mettant au placard les effets spéciaux sonores auquel Beatle Paul nous avait habitué, mais privilégiant sans doute ainsi la facilité de reprise sur scène, et quelque part la mise en exergue d’une certaine sensibilité.

Dernier reproche enfin qu’il est possible d’adresser à cet album, c’est en fait la certaine « complaisance » de certains titres, notamment « From a Lover to a freind », qui bien que très beau et agréable à l’oreille se veut un « cross-over » de « Free as a bird » et de « Maybe I’m amazed », et en quelque sorte des chansons très faciles à écrire pour Paul. Mais au final, « Driving Rain » reste un album excellent, qui bien que ne s’inscrivant pas directement dans ce que Paul nous a offert lors de ses précédentes oeuvres annonce la  » fin de la traversée du désert  » pour Paul, et qui montre qu’en dépit de son âge, Paul McCartney est très loin d’être un  » papy du rock’n Roll « …

Nous attendons donc à présent avec impatience la future tournée de Paul, qui nous l’espérons pourrait s’appeler  » Paul on The Run « , allusion à la Tournée mammouth que Paul avait fait avec les Wings pour la promotion de l’album « Band On the Run »…

L’enregistrement de Driving Rain

  • Les musiciens présents lors de l’enregistrement de « Driving Rain »
  • Paul McCartney (Voix, guitare, basse, piano)
  • Abe Laboriel Jr. (batterie, percussions, choeurs)
  • Rusty Anderson (guitare, choeurs)
  • Gabe Dixon (claviers, choeurs)

Les musiciens additionnels

  • James McCartney (percussions sur la chanson « Spinning on an axis » / guitare sur la chanson « Back in the sunshine again »)
  • Ralph Morrison (violon sur la chanson « Heather »)
  • David Campbell, Matt Funes, Joel Derouin, Larry Corbett (quartet de cordes sur la chanson « Loving flame »)

Quand David Kahne, co-producteur de l’album « Driving Rain » parle du travail de McCartney

David Kahne, qui a travaillé entre autre avec Sugar Ray, Sublime, the Bangles et Tony Bennett confie qu’il s’agit finalement d’un album assez « agressif ». Ainsi kahne, interviewé par Sonicnet que Driving Rain « […] est un album débordant d’énergie, avec des « chansons à guitare ». On y trouve de tout dessus, et c’est ce qui fait sa force. Je pense que Paul a pris beaucoup de plaisir à l’enregistrer dans la mesure où, il n’avait jamais fait cela auparavant. L’intérêt de cet album est qu’il est très varié, sans nul doute plus que ceux enregistrés auparavant[…] ». Kahne allant même plus loin et n’hésitant pas à comparer le nouvel opus de Paul au patch-work qu’était le généralissime « The Beatles » (plus connu sous le titre « White album ») des Beatles.

Selon toujours David Kahne, l’enregistrement fut très spontanée. Il y a eu que très peu de répétitions. « […]Paul arrivait en studio, et jouait la demo de la chanson qu’il voulait enregistrer. En fait, il se saisissait d’une guitare acoustique, interprétait le titre et nous l’apprenions. A mon sens je pense d’ailleurs que George et Ringo ont toujours dû procéder ainsi avec Paul […] ».

Quand au premier single « From a lover to a freind » qui servira de bande son au film de Tom Cruise « Vanilla Sky », Dave Kahne confie : « […]Sa voix contient une stupéfiante émotion sur ce titre. Ce titre commence de façon assez tranquille, mais contient sur le pont central une ligne de basse qui n’est pas sans rappeler « Come Together ». Le son est tout bonnement fabuleux quand dans ce titre Paul se met à dire « How can I walk when I can’t find my way ? », et ce sera c’est certain un titre très prometteur[…] ».

Toujours au sujet de ce titre, certaines sources confie que cette chanson est dédiée à Linda, mais selon Kahne il n’en est vraisemblablement pas le cas : « Il y a beaucoup de façons différentes de prendre cette chanson » a-t-il dit. « […]Il y a tant d’émotion qui transparaît au travers ce titre. Quand vous entendez cette chanson, vous pensez inéluctablement à sa douleur, et à Linda et Paul ensemble, mais ce n’est pas clairement dit[…] ».

Quand à la chanson « Rinse the Raindrops », le co-producteur Khane confiait :  » […]ce titre est constitué de paroles qui sont répétées plusieurs fois, mais jamais avec la même intonation. La chanson est balayée par des rythmes très différents. Agressive et répétitive, cette chanson voit Paul déployer toutes les harmonies possibles que lui offre sa voix, passant d’un son très bas à un son haut perché […] ».

Dates d’enregistrement

Les sessions d’enregistrement de l’album « Driving Rain » ont été presque aussi rapides que celle de l’album « Run Devil Run » (enregistré en 2 semaines), et se sont quand à elles passées sur l’espace de cinq semaines non continues. Tout d’abord deux semaines en février où Paul a rencontré les musiciens avec lesquels il n’avait jamais joué auparavant, et ensuite 3 semaines en Juin 2001, pour enregistrer un total de 22 morceaux dont seulement 15 sont présents sur l’album « Driving Rain ». Les autres chansons, notamment la chanson « Inside Out » sont destinées à être des chansons utilisées en « face B » des futurs singles extraits de cet album. Toutes les chansons ont été enregistrées aux studios Henson de Los Angeles (Etats Unis), sous la co-production de David Kahne.

« Driving Rain » est le premier album qui contient des chansons sur lesquelles Paul fait intervenir son fils James, mais c’est aussi le premier album solo que Paul enregistre sans Linda.

Le premier single

Au titre de premier « single » pour le lancement de son album « Driving Rain« , Paul a choisi le titre »From a Lover to a Freind ».
Ce single comprendra les titres suivants :

  • 1 – From A Lover To A Friend
  • 2 – From A Lover To A Friend  (David Kahne Remix) 
  • 3 – From A Lover To A Friend  (David Kahne Remix)

Ce « single » sera commercialisé sous les références suivantes :

-Angleterre : Parlophone CDR6567 (Date de sortie : 30/10/2001)
-USA : Capitol C2 7243 8 77671 2 6 (Date de sortie : 06/11/2001)

Compte tenu des attentats ayant touchés New York le 11 Septembre dernier, Paul a décidé que tout les bénéfices tirés de la vente de ce CD seraient reversés à l’association « Robin Hood Relief Fund », association fondée en 1987, chargée de collecter et de répartir les fonds auprès des victimes et familles des victimes touchées par les attentats.

A noter toujours concernant ce titre, qu’il servira de bande son film de Tom Cruise « Vanilla Sky ».

Le second single

Paul McCartney, présent à New York le 11 Septembre a été le témoin malgré lui des attentats qui ont ensanglanté New York. Il a été de ce fait la profondément affecté, et ce pour plusieurs raisons. La première certes a été le fait d’être un témoin de cette catastrophe. Affecté, il l’a été encore plus lorsqu’il a appris la mort de centaines de pompiers qui étaient en train de porter secours aux victimes quand les Tours du World Trade Center se sont effondrées, rappelant que son père était pompier à Liverpool pendant la Seconde Guerre mondiale, et enfin, il a affermi la solidarité envers les Etats Unis en rappelant que Linda, sa feu épouse était américaine et qu’il se sentait donc lui aussi un peu américain.

Aussi, pour venir en aide aux victimes, il a trouvé la force au delà de l’émotion d’écrire une chanson en réplique à ces attaques terroristes : « Freedom », dont il a donné une première interprétation le 20 Octobre 2001, au gigantesque concert pour New York qu’il avait organisé avec une multitude de stars, récoltant ainsi plus de 30 millions de dollars. 

Face à l’accueil très chaleureux du public après l’audition de ce titre, Paul a décidé d’en faire un single, qui a été commercialisé le 5 Novembre 2001, qui a été pour lui l’occasion d’inviter Eric Clapton, l’ami de toujours à la guitare.

Ce single comporte les titres suivants :

  • From a lover to a friend
  • Freedom (live + studio with E.Clapton)
  • Freedom (studio mix)
  • From a lover to a friend (remix)

Ce dernier est aussi vendu au profit de l’association « Robin Hood Relief Fund ».

Informations complémentaires

Paul McCartney : chant, basse, guitares, piano
Rusty Anderson : guitares, harmonies
Abe Laboriel Jnr : Batterie, percussions, harmonies
Gabe Dixon : claviers, harmonies
David Kahne : Synthétiseur, guitare, samples, programmation
James McCartney : percussion (sur Spinning on a axis) et guitare (sur Back in the sunshine again).
Ralph Morrison : violon (sur « heather »)
David Campbell, Matt Funes, Joel Derouin, Larry Corbett : quatuor sur Loving flame.
Eric Clapton : guitare sur Freedom
Toutes les chansons sont produites par David Khane.
L’ingénieur du son est Mark Dearnley

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