Il y a quelques jours, les fans de Ravi Shankar ont eu des sueurs froides en apprenant le prétendu décès de Ravi Shankar. Rapidement démentie, la nouvelle avait cependant mis en émoi bien des fans.
Mais notre Ravi, ami de feu George Harrison est bien en vie ! Il se produire dailleurs le 25 mars prochain aux Etats Unis, et a annoncé la publication pour le mois d’Avril d’un tout nouvel album, intitulé : The Living Room Sessions /Vol.1.
Cet album est d’ores et déjà disponible en pré-commande en cliquant sur le lien suivant : ‘The Living Room Sessions /Vol.1’
La publication du tome 2 est quant à elle prévue pour l’automne 2012.
Ravi Shankar en quelques mots :
Robendra Shankar dit Ravi Shankar est
un musicien sitariste et compositeur indien ,
de notoriété internationale depuis les années 1960, né le 7
avril 1920 à Vârânasî (Benarès, Inde).
Il est le père de Norah Jones, le frère du
danseur Uday Shankar (en)et
l’oncle d’Ananda Shankar, fils de ce dernier.
Le Dr Shyama Shankar, son père, était fils
de Barapa Shankar, riche propriétaire terrien dont il hérita des terres
dans l’est du Bengale. Il avait suivi des études brillantes
d’avocat, et se retrouva ministre (diwan) du Maharajah de Jhalawar.
Sa femme, Hemangini, accoucha d’un cinquième et dernier fils le 7 avril
1920, qu’ils appelèrent Robendra, surnommé d’abord Robu, puis plus tard
Ravi. Robu Shankar est né dans la ville de Vârânasî (Bénarès),
haut lieu de pèlerinage pour les hindous.
Shyama, son père, faisait partie de la caste sacerdotale des brahmanes,
la plus haute dans la hiérarchie hindoue, mais n’exerçait aucune fonction
religieuse. Shyama Shankar partit très tôt exercer à Londres en
tant qu’avocat, puis à Genève, à la Société des
Nations. Puis il alla enseigner à l’Université Columbia à New
York.
Il est mort lorsque Robu avait 15 ans. Mais Uday, le frère aîné,
dirigeait alors une troupe d’artistes, et engagea le petit Robu comme
danseur. Lui voulait être acteur, mais danser dans une troupe qui l’emmena
de Bénarès à Bombay, puis à Venise, Pariset Londres lui
semblait un bon début de carrière. La famille s’installa même quelque
temps à Paris en 1930.
Uday voulut alors pour sa troupe un des meilleurs musiciens indiens et
fit venir l’illustre Ustad Allauddin Khan. Robu
fut très impressionné par son talent, lui qui s’essayait déjà depuis
quelques années à la vînâ, à l’esraj et
au sitar, en plus de la danse et du chant.
À la mort de son mari, Hemangini Shankar confia Robu au guru musicien,
qui le prit sous son aile comme un fils. Mais seulement après que ce
dernier eut décidé de tout quitter pour son enseignement.
C’est lorsque son frère décida d’arrêter la troupe et de rentrer en Inde que
Robu prit la grande décision. Il se rasa la tête, enfila des vêtements
très simples, rejoignit Ustad Allauddin Khan, et
resta sept années auprès de lui dans la tradition du Guru
Kul, cest-à-dire une initiation dans des conditions
parfois très dures ; surtout pour un petit dandy habitué au
x hôtels de luxe. Il apprit le sitar, le surbahar,
le style et la technique de la vînâ, du rabâb et
du sursingar. Robu Shankar était très doué, et
après ses études il se fit vite remarquer par de grandes personnalités
musicales indiennes.
Ce n’est qu’en 1956 (à l’âge de 36 ans) qu’il se produisit en Amérique
pour la première fois, et qu’il commença sous le nom de Ravi
Shankar sa « mission » de popularisation de la musique
indienne auprès de l’Occident. Pourtant, lors du
début du concert donné en 2000 au Carnegie Hall de New
York et distribué sous le titre Full
Circle, il affirme avoir joué sur cette même scène en 1938, en tant
que danseur et musicien.
Le son particulier du sitar, avec tous ses
effets de résonance sympathique, attira très vite
les musiciens rock des années 1960, en pleine
recherche d’originalité, d’effets exotiques mystérieux et psychédéliques.
En 1966, George Harrison des Beatles devint
son élève et joua du sitar sur Norwegian Wood,
puis d’autres titres par la suite. Brian Jones des Rolling
Stones utilisa également le sitar sur Paint
It, Black. Collin Walcott (qui
fondera le groupe Oregon) fut le premier musicien
occidental à intégrer le sitar et les tablâs dans
la plus grande partie de ses compositions, après avoir été roadie sur
une tournée de Ravi Shankar.
En 1967, Ravi Shankar fonde son école Kinnara à Los
Angeles. La même année, il joue au Monterey Pop
Festival, en 1969 à Woodstock, et en 1971 au
concert pour le Bangladesh(organisé par G.
Harrison).
Durant cette période, les rencontres se multiplient et donnent lieu à
des collaborations inattendues, comme avec le violoniste classique Yehudi
Menuhin ou le flûtiste Jean-Pierre
Rampalsur l’album West meets East ; John
Coltrane, par admiration, prénomme son fils Ravi.
Pendant les années 1970 et 1980, son emploi du temps est partagé entre
l’enseignement, la scène et les enregistrements.
Il a donné des concerts dans toutes les grandes villes du monde. Il
jouait en 1968 au Festival d’Avignon quand
une troupe d’« intellectuels contestataires » est monté
e sur la scène pour crier des slogans poing levé et Ravi continua à jouer
comme si de rien n’était, les yeux perdus dans le vague, assis en tailleur
au milieu des gens debout qui gesticulaient. Il a composé des musiques de
films pour Satyajit Ray et
celle de Gandhi de Richard
Attenborough.
À noter quelques albums durant cette période : Concerto
for sitar avec André Previn,
en 1971, Shankar Family en
1974, ou sa collaboration avec des musiciens japonais (East greets
East), ou ses duos avec Ali Akbar Khan au sarod,
le fils de son gourou.
En 1987, il signe chez Private Music, le label de Peter
Baumann (du groupe Tangerine
Dream), et enregistre Tana Mana, avec
pour la première fois des synthétiseurs, et de nombreux invités de tous
horizons (le Ravi Shankar Project), dont à
nouveau George Harrison. Un album suit très vite
au cours de sa tournée en URSS : Inside the
Kremlin. Puis Passages, en collaboration avec Philip
Glass.
En 1989, Ravi Shankar monta le projet scénique Ghanashayam
– a broken branch, qui mêlait musique, théâtre et danse des traditions
orientales et occidentales. Un spectacle présenté en Angleterre par le
City of Birmingham Touring Opera.
Il revint dans l’actualité en 1997 en sortant l’album Chants
of India (produit par Harrison), constitué
uniquement de chants religieux, pour la plupart védiques, ou des
compositions restant complètement dans cet esprit.
Il n’a depuis produit qu’une série de rééditions ou de compilations,
hormis la mise en avant de sa fille et élève : Anoushka
Shankar, qui a sorti plusieurs albums. Elle l’accompagne désormais
toujours en tournée. Son autre fille, Norah Jones,
a préféré le jazz et la pop et est devenue une star dans ce domaine. Son
neveu, Ananda Shankar (1942-1999),
fils de Uday Shankar, explora le métissage de la pop électro avec la
musique indienne ; il joua également du sitar d’une faço
n plus occidentale mais très entraînante.
Peu à peu rejoint dans la notoriété par la jeune génération de
virtuoses (comme les percussionnistes compositeurs Zakir
Hussain et Trilok Gurtu,
par exemple), il demeure le musicien indien le plus renommé au monde et le
premier ambassadeur de la musique indienne.













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