Fin octobre à Salon, l’ancien banquier organise une journée consacrée à son groupe favori
Il n’a jamais fait partie d’un groupe de musique et pourtant il s’appelle Georges et son refrain quotidien, c’est « Love, love love »? Ancien directeur de banque, Georges Delas, 57ans, n’a pas rêvé d’être un artiste mais se satisfait pleinement dans la peau d’un fan des Beatles, un pur, un vrai, mais pas encore tatoué. Fan d’accord, pas à ce point tout de même !
Sauf que dans sa coquette villa salonaise, Georges a organisé ce qu’il appelle un musée, deux pièces couvertes d’objets hétéroclites à la gloire du groupe mythique de Liverpool. Du briquet Zippo à la boîte à musique, des poupées à l’effigie des artistes aux disques introuvables voire improbables ; tout y est, du sol au plafond, et Georges exprime d’un seul regard ce bonheur de baigner à corps perdu dans cette Beatlemania. Résultat de plus de 30 ans de recherche d’un spécialiste. « Je ne suis pas un original », dit-il, je suis un collectionneur dans l’âme et j’ai aujourd’hui les moyens de montrer aux autres ce qui est rare et d’en raconter l’histoire.
Le « Beatles 65 », premier album avec une pochette ouvrante, les « 14 plus grands succès », compilation française, le 45 tours EP nommé « pochette sandwich », disque édité en très peu d’exemplaires à l’occasion du passage du groupe à l’Olympia? sont là! Les puristes apprécieront? « Quand les Beatles se sont séparés, j’avais 19 ans. Je ne les ai jamais vus sur scène mais leur musique a nourri toute ma jeunesse. »
Comme tant d’autres, il a gratté la guitare et commencé à collectionner quelques disques et enregistrements. Ils sont une dizaine de passionnés de son niveau en France. « Et puis, bien plus tard, j’ai découvert, il y a 21 ans, la manifestation de Mons en Belgique. Une journée entière dédiée aux Beatles »! C’est la révélation pour Georges et ses amis. « Nous voulons partager cette passion, cette convivialité musicale et l’idée nous est venue d’organiser à notre tour une journée avec les Beatles chez nous, pour rassembler les fans et tous les autres. » Georges Delas et les autres fans, tous cinquantenaires comme lui, sont convaincus de l’universalité de cette musique et savent qu’elle a largement dépassé le clivage des générations. « Lorsqu’on va voir un concert de Paul McCartney, il n’y a pas que des vieux! »
Source : Par Sylvie Peres-Lugassy












