A 65 ans, l’ex Beatle n’a rien perdu de sa fougue. Malgré un divorce ultra médiatisé qui l’a énormément marqué, le revoici à nouveau sur le devant de la scène avec un nouvel album, moins de deux ans après Chaos And Creation In The Backyards. La genèse de Memory Almost Full remonte bien avant le précédent album de l’ancien bassiste des Beatles, sorti à l’automne 2005. Nous sommes en 2003, et Paul McCartney entre en studio avec son groupe de scène et le producteur David Khane. Ils enregistrent quelques morceaux qui restent dans les tiroirs, le temps pour « Sir Paul » de s’attaquer à Chaos And Creation In The Backyard. Une fois le marathon médiatique pour la promotion de l’album terminé, il retourne en studio courant 2006, pour parachever cet autre projet.
Musicalement, Memory Almost Full est l’antithèse du très léché Chaos And Creation In The Backyard : écrit et enregistré sans réelle idée directrice, il est plus un patchwork de sons et de mélodies – à l’image du medley final – qu’un album cohérent du début à la fin. Parmi les perles figurant sur ce disque, les mélancoliques End Of The End et You Tell Me rappellent les premiers pas en solo de l’ex Beatle dans les années 1970 et se classent parmi ses plus belles ballades. A l’opposé, House Of Wax aurait pu figurer sur Venus And Mars – un album de son autre groupe, les Wings, dans les années 1970 – avec son solo de guitare endiablé, rarement entendu dans la discographie de « Sir Paul ». Le somptueux Mister Bellamy est l’étendard de cet album, qui accorde plus que jamais une place prépondérante au piano, mais aussi à des instruments que le musicien n’a jamais ou rarement utilisés, comme la mandoline, sur Dance Tonight, ou… le sifflement, sur End Of The End. « Macca » termine en fanfare, comme il avait commencé l’album, par le très (hard) rock Nod Your Head, soutenu par un orchestre, des ch?urs entêtants et une voix à la limite de la rupture.
Paul McCartney Après quarante ans de carrière et presque autant d’albums, qu’est qui motive encore Paul McCartney ? « J’adore écrire et composer. C’est ce que je sais faire de mieux », lance le musicien. « C’est un album très personnel. Il aborde de nombreux souvenirs que j’ai accumulés, certains remontant à mon enfance, quand j’habitais Liverpool ». Quant’ aux rumeurs concernant le titre de l’album, qui serait un anagramme de « for my soulmate LLM » (« Pour mon âme soeur, Linda Louise McCartney », décédée en 1998), Paul McCartney reste énigmatique : « Certaines choses doivent rester mystérieuses », dit-il, laconique, dans une interview au quotidien britannique The Guardian. Mystérieux également, les textes des chansons de cet album : « Je sais que les gens interpréteront le sens de ces chansons de manière différente. Ca a toujours été le cas, et ça ne changera jamais ». Memory Almost Full, une réussite de plus pour l’ex Beatle. Qui aurait pu en douter…
Source : Axel CONSTANTINOFF













Des actualités à découvrir
Depuis 1997, Yellow-Sub.net compile sur son site plus de 38 000 dépêches d'actualité. Découvrez nos derniers articles pour tout savoir des Beatles.
« Wild Life » : enquête sur le disque le plus mal aimé de Paul McCartney — et sur la légende des trois jours
Sep
McCartney contre Sutcliffe : enquête sur la bagarre de Hambourg — et sur la mort qu’on lui attribue à tort
Sep
« Something » : l’histoire vraie de la ligne de basse que George Harrison n’a jamais voulue
Sep
« Good Morning Good Morning » : enquête sur la chanson de Sgt. Pepper que John Lennon a lui-même jetée à la poubelle
Sep
« The Back Seat of My Car » : la chanson que les Beatles n’ont pas voulue et qui referme « Ram »
Sep
« No Values » : la chanson que Paul McCartney a rêvée en 1980, mise quatre ans à publier — et le groupe avec Ringo Starr qui n’a jamais existé
Sep
« Getting Better » : la chanson la plus optimiste des Beatles cache l’aveu le plus dur de John Lennon
Sep
« And Your Bird Can Sing » : deux séances, deux guitares et cinq hypothèses — enquête sur le chef-d’œuvre que Lennon détestait
Sep