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Photograph Smile – Julian Lennon : les secrets de l’album (paroles, tablature)

Photograph Smile - Julian Lennon : les secrets de l'album (paroles, tablature)

Informations sur l’album

  • Pays : International
  • Support : CD
  • Label : Atlantic Records
  • Mixage : Mono
  • Date de publication : 01/01/1998

Track-listing de l’album

Informations complémentaires

Interview de Julian Lennon donnée pour la sortie de Photograph Smile

A l’occasion de la sortie de son album « Photograph Smile », Julian Lennon donnait à la presse une interview vérité, très accès sur la famille Lennon, les Beatles, et ses influences musicales. Un entretien exclusif avec le Jude de Paul. 

 

Cinq années se sont écoulées depuis votre dernier album. Qu’avez-vous fait pendant ce temps ?

Le point. J’ai essayé d’analyser ma situation J’errais dans ce milieu depuis plus d’une décennie, j’avais changé plusieurs fois de manager, j’ai eu besoin d’y voir plus clair. J’étais fatigué des promesses jamais tenues, d’un certain manque d’encouragement et j’en ai eu assez. Marre de me démener tandis que les gens censés travailler pour moi restaient assis sur leurs grosses fesses à attendre que mes chansons rapportent de l’argent. J’ai eu besoin de réévaluer les choses et aussi de vivre comme un adulte normal, de comprendre mes erreurs et d’en tirer tous les enseignements. Je voulais respirer, savoir qui j’étais réellement Et finalement j’ai trouvé, mais il était plus que temps.

 

Comment vous êtes-vous extirpé des précédents contrats ?

Avec difficulté. Cela m’a pris cinq ans . J’ai délibérément laissé la musique de côté pour voyager, voir des amis, peindre, boire du vin. J’ai voulu trouver des réponses à toutes les questions que je me posais. Et puis il y a trois ans, je me suis mis au piano et, naturellement, j’ai recommencé à composer. Bob Rose, qui a co-produit l’album, m’a libéré de l’aspect technique et j’ai pu travailler sans contrainte ni pression, à mon rythme. Je souhaitais un album simple, réel, authentique, éloigné ou maximum de mes précédents enregistrements souvent nimbés d’effets digitaux.

 

Il y a pourtant de bonnes choses sur ces disques…

Oui et j’aimerais d’ailleurs pouvoir revenir un jour sur certaines chansons qui n’ont pas eu toutes leurs chances et qui me touchent encore, comme « Mother Mary » mais, en fait,  » Photograph Smile » est différent dans le sens où je l’ai enregistré sans épée de Damoclès au-dessus de la tête, sans maison de disques.

 

C’est votre histoire de A à Z ?

Exactement, j’en revendique tous les aspects. J’ai toujours eu ce disque en tête, mais j’étais trop timide pour l’assumer et je manquais de courage pour dire non aux managers ou aux producteurs. Je savais quand les choses n’allaient pas mais je me taisais.

 

Avez-vous le sentiment que tous ceux qui vous tournaient autour ne je faisaient qu’à cause de votre nom ?

Bien sûr, je l’ai toujours su. Mais maintenant ils le regrettent car, derrière ce nom tellement prestigieux, se dissimule peut-être un talent qu’ils ne pourront plus jamais contrôler.

 

Et Sean, pensez-vous que son très joli petit album pop aurait séduit autant s’il s’était appelé Smith ?

Sûrement pas, effectivement. Mais j’aime son disque. Je déplore seulement qu’il soit si diffèrent de ce qu’il faisait avant de rencontrer son amie Yuka qui a une incroyable emprise sur lui.

 

Décidément, c’est de famille…

Toujours est-il que ce n’est pas exactement ce que j’attends de lui mais, s’il est heureux et si c’est ce qu’il veut faire, tout va bien. Il se trouve dans l’enviable situation où tout ce que pensent les autres de sa musique l’indiffère. Pourtant cet album va rester comme une première représentation de lui, même s’il aurait pu lui ressembler davantage. Si Yuka le quitte, le prochain sera fondamentalement différent.

 

En avez-vous un peu parlé avec lui ?

Pas un mot. Je n’ai eu des informations sur son disque que très récemment. En début d’année, j’ai étudié de très belles propositions émanant de différents labels, puis j’ai finalement décidé de monter Music From Another Room pour avoir un maximum de contrôle sur ma carrière. Nous avons créé la société, puis décidé de sortir le disque. Incidemment, la rumeur m’a rapporté que Sean avait également un album prêt. J’ai trouvé cela intéressant. Après avoir déniché une compagnie pour distribuer « Photograph Smile », Bob Rose et moi avons décidé de le sortir. C’est alors que j’ai appris que l’album de Sean serait dans les bacs, une semaine avant. J’ai trouvé cela très intéressant. Finalement j’ai su que ses conseillers s’étaient renseigné pour connaître ma date de sortie et avaient décidé de me court-circuiter en publiant son disque une semaine avant. J’ai vite compris le manège de ces gens et je veux croire que Sean n’y est pour rien. Ils ont poussé le vice très loin. La veille de ma première conférence de presse, au début du printemps, je vois Sean, sur Sky News qui s’adresse au monde pour annoncer la sortie de son disque et en profite pour donner sa propre théorie sur l’assassinat de papa. A partir de là je savais que pendant des mois, on ne me questionnerait que sur ses déclarations et non à propos du nouvel album. J’ai compris que ces gens voulaient la guerre, mais cela ne m’intéresse pas. Si leur conception du marketing est de se calquer sur mes agissements, c’est leur problème, pas le mien. Le plus ridicule es intervenu lorsque le Telegraph a publié un très long entretien dans lequel je parlais de la vie et de tout un tas de choses. Questionné au sujet de papa, j’ai mentionné, pour la première fois, le fait qu’il avait été quelqu’un de très hypocrite brandissant son concept Peace and Love comme un étendard, tout en étant incapable de l’appliquer à sa propre famille. J’ai dit des choses simples et connues de tous, comme le fait qu’il couchait avec Yoko dans le dos de maman, bien avant de divorcer.

 

Rien d’exceptionnel…

Effectivement. Et quelques semaines après, Sean a littéralement bavé sur papa, l’insultant devant les médias, le traitant de porc macho, des propos consternant… et faux. Pourquoi tant de haine ? Pour vendre un disque ?

 

Il ne manque pas d’air, car tout le monde sait que John a stoppé sa vie pour l’élever, alors que vous ne l’avez pratiquement jamais vu durant votre enfance.

Il n’a absolument aucune raison de se plaindre. De rien. Et croyez-moi, je sais exactement de quoi je parle. C’est surtout cela qui me fâche. Je ne sais pas qui tire les ficelles…

 

Ou vous ne le savez que trop…

Oui, peut-être. Mais ce n’est pas bien. Et puis tout se retournera contre Sean, tôt ou tard.

 

Déjà, son album ne se vend pas, alors que le vôtre, là où il est disponible, a très bien démarré…

Ce qui m’effraie surtout c’est que tôt ou tard, il devra rendre des comptes. On ne peut pas crier impunément, sur tous les toits, que la CIA ou le Fbi sont des assassins… Cette conception du marketing est décidément très malsaine.

 

Sur « Photograph Smile », il semble que vous viviez très bien l’inspiration musicale de votre père, indéniable, mais plus du tout oppressante, comme si vous jouiez avec.

Je peux enfin me le permettre. Cette influence est la seule chose dont j’ai vraiment héritée de cette putain de famille. Et croyez-moi, je ne l’ai pas volée. La répartition de la fortune de papa ne s’est pas exactement faite en ma faveur. Que j’en arrive à être obligé d’acheter, dans des ventes aux enchères, des objets lui ayant appartenu et qui me revenaient de droit, tout cela avec le peu d’argent qu’il m’a laissé, est complètement délirant Et je fais cela pour que tout reste dans la famille, pour que nos enfants, un jour, soient à même de comprendre notre histoire. C’est de la folie de penser que tout a été vendu sans que rien ne m’ait été proposé : je n’ai que des miettes et c’est encore à moi de racheter ses vieux instruments et textes de chansons.

 

Et les paroles de « Hey Jude », assez récemment…

Oui, pour les raisons que vous savez (à l’origine, McCartney avait composé le morceau pour Julian, chantant : « Hey Jules… »).

 

Vos relations avec Paul McCartney ?

Excellentes, il est le seul qui n’ait jamais oublié d’envoyer une carte à mon anniversaire et à Noël. Et toute sa famille signe toujours. Ce cher Paul, j’ai beaucoup de respect pour lui en tant qu’homme et musicien. « I Don’t Wanna Know », sur l’album, est un hommage aux Beatles mais avec plein d’humour. Pour la vidéo, j’ai même contacté les Rutles. « Valotte » sonnait énormément comme papa, je ne peux pas le nier, mais j’ai évolué, grandi. Maintenant je ne vais tout de même pas maquiller ma voix pour chanter .

 

Que pensez-vous de la vague britpop, de tous ces groupes qui empruntent ouvertement aux Beatles ?

Ne pas tenter d’approcher la qualité des Beatles paraîtrait stupide, les meilleurs groupes de britpop ont bien compris cela. Et puis les Beatles ont couvert un spectre d’une telle largeur qu’il est quasi impossible d’écrire quelque chose dans un style qu’ils n’aient jamais approché. Ils sont là-haut, tout là-haut mais, pour ma part, j’aime aussi Steely Dan ou Led Zeppelin

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