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John Lennon/Plastic Ono Band – John Lennon : les secrets de l’album (paroles, tablature)

John Lennon/Plastic Ono Band - John Lennon : les secrets de l'album (paroles, tablature)

Informations sur l’album

  • Pays : Angleterre
  • Support : 33 Tours
  • Label : Apple
  • Numéro de série : PCS 7124 /TCPCS 7124
  • Mixage : Mono
  • Date de publication : 12/11/1970

Track-listing de l’album

Description de l’album

Lennon 70

Après une année 1969 très mouvementée marquée par leur mariage, les « Bed
in », divers engagements contre la guerre du Viet Nam, un concert à
Toronto dans le cadre du festival pour la paix, un autre au London Lyceum,
deux albums expérimentaux (« Life With Lions » et « Wedding Album ») , un
album live (« Live Peace In Toronto« ) et deux singles ( »Give Peace A
Chance« et »Cold Turkey »), l’année 1970 s’avérera très différente pour
John Lennon et Yoko Ono.

D’emblée un nouveau festival pour la paix, un projet prévu pour l’été 1970
est annulé et à partir de ce moment là, le couple n’aura plus aucun lien
avec des mouvements pacifistes. Mis à part la sortie d’un single, «
Instant Karma », Yoko et John sont durant les premiers mois de la nouvelle
année, inactifs, se cloîtrant dans leur nouvelle propriété de Tittenhurst
Park d’où ils prennent connaissance du communiqué de presse dans lequel
Paul annonce sa volonté de quitter les Beatles.

Cette nouvelle qui n’est cependant que l’officialisation d’une volonté
ancienne, et redoublée par la dépendance du couple Ono-Lennon aux drogues
dures. C’est ainsi qu’ils décident de suivre une thérapie chez le docteur
Arthur Janov, de Los Angeles, spécialiste du « primal scream », cri
primal, qui consiste à l’aide de cris et de pleure à replacer le patient
dans les situations les plus critiques de sa lointaine enfance. Or chacun
sait que Lennon eut une enfance difficile. Même si la thérapie fut
interrompue et inachevée du fait du départ des Lennon des les Etats Unis,
elle eut des conséquences intéressantes sur l’artiste. D’une part, elle a
permis à John, et dans une certaine mesure, de prendre des distances vis à
vis de lui-même et de mieux comprendre son propre intérieur et d’autre
part ,  tout comme lors de son séjour en Inde, cette thérapie lui
permit d’écrire et d’enregistrer des chansons d’une qualité supérieures à
ses compositions habituelles.

Revenus en Angleterre, Yoko Ono et John Lennon enregistrèrent en octobre
chez eux leurs nouvelles chansons qui sortirent le 11 décembre 1970 sur
deux albums , « John Lennon Plastic Ono Band« et »Yoko Ono Plastic Ono
Band », le premier regroupant les chansons de John et le deuxième celles de
Yoko. Le Plastic Ono Band était le nom du groupe qui les accompagnait
entre 1969 et 1972 et qui était une sorte d’anti- Beatles dans le sens que
le groupe était ouvert, un groupe à géométrie variable, où seuls John et
Yoko étaient les membres permanents. La sortie de cet album, riches en
troubles intérieurs sera accompagné quelques jours plus tard de la
publication du single « Mother / Why ».

Si l’album « Yoko Ono – Plastic Ono Band » fut un témoignage
extraordinaire du primal scream par l’intermédiaire d’hurlements vocaux et
musicaux, l’album « John Lennon Plastic Ono Band » se veut autobiographique,
fruit d’une maturité et d’une extériorisation sentimentale, marquant une
rupture nette avec le style musical des Beatles.

Ce disque restera un chef d’œuvre incompris du grand public d’une part, et
à peine accepté par les fans de Lennon et des Beatles. Jamais ses ventes
n’atteindront celles de « Imagine » ou de « All Things Must Pass » de
George Harrison. C’est pour cette raison qu’en 1971 en réalisant l’album
suivant, « Imagine », John Lennon replongeait à nouveau dans son style
initial plus proche des Beatles où comme il le disait lui même il
délivrait les même messages, mais cette fois enrobés de sucre…

La chronique

L’élément dominant de l’album « John Lennon Plastic Ono Band » est sa
simplicité. Le batteur n’est autre que Ringo Starr qui donne juste le
tempo qu’il faut avec un « drumming » sans excès, l’allemand Klaus
Voorman, l’ami, d’Hambourg assure le rôle du bassiste fait lui aussi le
stricte nécessaire et John Lennon joue de la guitare ou du piano selon les
titres. Phil Spector le coproducteur joue du piano sur « Love » et Billy
Preston (déjà présent sur « Let it Be ») apparaît lui aussi au piano sur «
God ». Sur la liste des musiciens figure aussi à titre symbolique Yoko Ono
qui joue du vent (de l’atmosphère).

Donc, 11 titres à arrangements simples sans effets spéciaux  sans
solos trop longs et sans couplets qui se répètent inutilement, du rock
simple et primaire. Tout cela met le sens philosophique, et sentimental
des chansons en valeur, cet album est ainsi fortement domine par la «
conscience Lennon ».

Le disque s’ouvre sur « Mother »,  base du disque, comparable à 
l’enfance qui est le point de départ de la Vie. Après un son de cloche
glacial, commence ce rock tragique et émotionnel, où l’auteur dans un
trait de génie arrive à résumer dans de courts vers toute la douleur qu’il
a subi étant enfant : « Mama don’t go, Daddy come home » que l’on traduira
aisément par « Ne t’en va pas maman, revient à la maison papa ».

Immédiatement après, « Hold On » vient nous rassurer avec une façon
optimiste de voir le présent (alors que deux ans auparavant sur l’album «
The Beatles » (aussi connu sous le nom d’Album Blanc) des Beatles il
chantait le pessimiste « Yer Blues »). Le tout accompagne par un air de
guitare électrique « ensoleillé ».

L’album rentre alors dans sa phase purement philosophique avec « I Found
Out », « Working Class Hero » et « Isolation ». Dans le premier, il s’en
prend vivement aux idées hippies qui circulaient beaucoup à cette époque
pour ne garder que la réalité (ce sujet avait déjà été traité quelques
mois plus tôt dans le titre « Instant Karma »). Là aussi, la guitare a son
mot à dire comme si ce sujet la révoltait.

« Working Class Hero » est une des plus brillantes chansons engagées jamais
réalisée, Lennon défend la classe ouvrière à l’aide d’éléments
thérapeutiques dispensés par le Docteur Arthur Janov (« As soon as you’re
born they make you feel small » – depuis ta naissance ils font tout pour te
réduire ») tout en parlant de lui-même aussi. Musicalement, John est seul
avec sa guitare acoustique, trois accords autour d’une mélodie très simple
et d’un texte très riche : richesse lyrique et dépouillement musical.

Dans « Isolation », il présente la solitude sous sa forme la plus fatale
alors que le piano et la mélodie sont tout à fait de circonstance.

« Remember » , avec son air nostalgique nous Ramène aux angoisses du début
du disque, récurrence, mais juste après nous rentrons dans la phase la
plus douce et chaleureuse de l’album, celle de l’amour par l’intermédiaire
de trois chansons.

« Love », rencontre entre la berceuse joué sur piano par Spector et les
accords jazz joués par Lennon sur sa guitare, crée un son « Beatles » (à
tel point qu’il fut question à un moment donné que « Love » soit édité en
single à la place de « Mother »), le texte aussi se veut être un clin
d’œil au John Lennon des années 60, car sur ce titre, il n’est pas
question de lui, mais de l’amour à la 3eme personne ce qui nous rappelle «
The Word » ou « All You Need Is Love ».

« Well Well Well » se veut quant à lui un retour au style primaire avec des
cris accompagnés mis en scène par une guitare gueulante. Le sujet va de
paire, avec une façon très crue de décrire l’amour dans sa vie de couple.

« Look At Me », une chanson toute douce qui contraste avec la précédente,
fut écrite à l’époque où les Beatles étaient en Inde en 1968, mais n’avait
pas été utilisée jusqu’alors.

Et enfin arrive l’aboutissement, la conclusion de cette saga, « God ».
John Lennon détruit tous les mythes, y comprit celui des Beatles ceci à
l’aide d’une litanie où il dresse la liste de toutes les choses auxquelles
il ne croit pas : la bible, la magie, Hitler, Jésus, Kenedy, Elvis, Dylan
(qu’il nomme ici par son vrai nom Zimmerman) et enfin et surtout les
Beatles. Après un court silence il révèle qu’il ne croit qu’en lui-même,
et après une hésitation, il ajoute qu’il croit aussi en Yoko et termine la
chanson en expliquant pourquoi il n’y a plus et n’y aura plus jamais de
Beatles la phrase « The Dream is over »,  Le rêve est fini vient
ponctuer d’un point final tous les rêves des fans désireux de voir la
magie Lennon/McCartney renaître de ses cendres.

L’album s’achève de manière surprenante avec un petit passage qui
s’appelle « My Mummy’s Dead » . Ce titre fut volontairement enregistré dans
de moins bonnes conditions de manière à ce que Lennon ait l’air de venir
d’un passé lointain pour témoigner du drame que fut la mort de sa mère,
Julia, douze ans auparavant.

Il est intéressant de constater que sur le vynil chaque chanson répond,
continue ou complète la chanson située au même endroit sur l’autre face.

Mother/Remember démarrent les deux faces de la même façon, angoissante sur
un air tragi-nostalgique Lennon nous rassure en nous Ramenant positivement
vers la réalité avec Hold On/Love, I Found Out et Well Well Well sont
criardes de la même manière et sur chacune on dirait que la guitare
électrique nous fait des leçons de morale, Working Class Hero et Look At
Me avec John seul avec sa guitare de façon « dylanique » et enfin
Isolation et God donnent à chaque face un aboutissement philosophique.

En octobre 2000, l’album fut remasterisé et il parût sur CD avec 2 titres
bonus, « Power To The People » paru comme single en 1971 et « Do The Oz »
qui fait aussi parti du coffret Anthologie publié en 1998.

Un grand album, considéré par certains comme le meilleur fait par Lennon
mais aussi un disque difficilement accessible. John Lennon Plastic Ono
Band est en fait un disque plutôt destiné aux intimes de l’œuvre de
l’ex-Beatle.

Le Cri Primal

Le Cri Primal est la description originale d’une découverte extraordinaire
ouvrant une ère de compréhension des maladies mentales et des motivations
les plus profondes de l’être humain. Best-seller dès sa parution aux
Etats-Unis en 1970, il a été acclamé par les professionnels de nombreux
pays comme le livre le plus important dans l’histoire de la psychologie,
car, pour la première fois, la nature de la névrose est révélée ainsi que
son traitement et sa guérison. La découverte de la thérapie primale est un
événement capital pour ceux qui souffrent. Ils peuvent enfin commencer à
vivre de façon saine ; ils ne connaissent plus les drogues, l’alcool, les
cigarettes, les insomnies, les dépressions, les perversions, ils n’ont
plus une existence décousue ou une tension permanente, ils peuvent
profiter de la vie et de ce qu’elle leur offre. Le docteur Janov a
découvert les dynamiques scientifiques de notre monde interne, et a mis au
point une thérapie qui découle naturellement de la compréhension de ces
dynamiques.
John Lennon, afin de chasser certains de ses démons du passé, avait suivi
cette thérapie auprès du Docteur Janov en personne dans sa clinique de Los
Angeles. C’est de cette thérapie que découle en grande partie l’album
« John Lennon – Plastic Ono Band ».

Nous vous livrons donc ci-après , une interview du Docteur Janov,
retraçant sa rencontre avec John Lennon, et parlant de sa thérapie. Un
document exceptionnel.

Lorsque Yoko a fait appel à vous pour venir soigner Lennon,
étiez-vous le premier psychothérapeute qu’il consultait ?

J’imagine, oui.
Lennon était-il davantage névrosé que les autres gloires du Rock’n Roll
de l’époque ?
Ah ! Non ! Ecoutez, je ne peux pas vous parler de ses problèmes de
santé, c’est contraire à l’éthique.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre théorie ?
La partie angoisse et souffrance des moindres évènements de l’enfance
est ancrée dans des systèmes du cerveau. Par un effet de réverbération,
ils ressurgissent sous forme d’angoisses chroniques. Avec le primal, on
revit peu à peu cette souffrance, mais de façon consciente.

En d’autres termes, on revient sur son enfance  ?
Oui mais d’une façon systématique, presque mathématique. Tout est
contrôlé par certaines cartes du cerveau. Ainsi, on mesure les
sécrétions d’hormones par une situation revécue. C’est ce qui indique le
degré de souffrance et son évolution vers la guérison. Lennon était très
affecté par sa situation familiale, et surtout par la mort de sa mère.

Comment l’avez-vous soigné ?
Je n’ai pu le traiter que durant quelques mois. Il aurait dû être
suivi  pendant un ou deux ans, mais à cette époque, Nixon tenait à
le chasser des États Unis. Lennon est donc allé au Mexique. Après, ils
ont habité à New York, et nous avons perdu le contact.

La thérapie lui a peut-être fait plus de mal que de bien ?
Plus une personne est sensible, plus l’interruption de la thérapie est
dangereuse. Lennon n’est pas un bon exemple, car je n’ai pas pu finir le
traitement. Mais il a su tirer avantage du temps passé à la clinique
puisqu’il y a composé « Mother » et l’intégralité de l’album « John
Lennon – Plastic Ono Band ».

Celui que vous appelez le « Primal Album »  ?
Oui ! Il y a des chansons qu’il a composé avec moi et pendant la
thérapie. « Imagine », « Mother », « God is a concept by which we mesure
our Pain ». Cette inspiration lui a été apporté par le Primal.

Peut-on le considérer comme un martyr contemporain  ?
Je ne sais pas. c’est un homme fantastique, un génie. Il avait une
manière très discrète de rendre compte de sa perception des évènements
et des gens.

En tant qu’être humain, comment était-il ?
Complexe, très, très compliqué. Mais c’était un grand artiste. Il était
la clé de voûte des Beatles, leur force. Il a créé des musiques
fantastiques.

Vous traitez beaucoup d’artistes. Ne croyez vous pas que la
névrose soit nécessaire à la création ?

Non, la névrose n’a rien à voir avec la création. Car après que Lennon
ait éliminé beaucoup de sa souffrance,  sa musique c’est à mon sens
améliorée. On peut créer des oeuvres névrotiques, et d’autres qui ne le
sont pas.

Que pensez vous de « Free as a Bird », cette résurrection de
Lennon sous forme digitale ?

Je ne suis pas au courant. Mais je crois qu’il faut laisser le passé
dans le passé et continuer avec la vie. Tout cela n’est que nostalgie,
et ça ne m’attire pas.

Uncle Jack raconte…

Ca a débuté comme ça. Avec ces cloches sombres qui semblent sortir du
brouillard. « Mother » est impressionnant surtout par l’impression
d’espace que l’on a en l’écoutant : entre les rares accords de piano
plaqués par John, la batterie sobre, imperturbable et recueillie de Ringo,
et la basse erratique de Klaus Voorman, l’air circule facilement. La
chanson est comme une grande maison vide d’où John appelle ses parents.
Ses hurlements déchirants font froid dans le dos, la mélodie est d’une
limpidité impeccable et taille sa route vers votre inconscient,
inexorablement.

Après ça, « Hold on » semble presque léger. Et pourtant, elle est parfaite
cette ballade, réconfortante et sereine. John caresse sa guitare en
prenant sa voix la plus persuasive pour prodiguer ses encouragements,

c’est une chanson qui fait du bien parce qu’elle transpire l’honnêteté et
qu’elle sonne comme si John la jouait en pyjama devant son bol de
céréales.

« I Found Out » Wow ! J’aime bien quand il prend sa voix de chat sauvage
comme ça ! Il chante en duo avec sa guitare, une guitare cradingue et
rappeuse, ça ferraille crapuleux pendant que Ringo enfonce des clous
systématiquement, talonné par la basse de Klaus Voorman. C’est minimaliste
mais ça arrache bien et John règle quelques vieux comptes avec Krishna et
Jésus, entr’autres.

« Workin Class Hero » Et ouais, John est de gauche, saviez pas ça ? On
peut avoir une Rolls ET du cœur, non ? Son texte est superbe, hymne à la
solidarité qu’il chante sur le mode talkin’blues cher à Bob Dylan, avec
cette guitare entêtée qui souligne chacune de ses phrases comme autant de
sentences définitives !On appelle ça un classique, les mecs !

« Isolation » Dés les premières notes de piano, on sait qu’on va se faire
avoir : il se promène avec une révoltante élégance sur cette mélodie
piégée, tellement Lennonienne qu’elle en devient familière dés la première
écoute. Ensuite, il se met à asséner les mots avec cette voix qu’il a
quand il est énervé, ’voyez c’que j’veux dire ? La chanson reste suspendue
en l’air pendant que Ringo, véritable métronome humain,compte les temps
sur son charleston. Après ça, John referme la chanson doucement, comme on
le feraitd’un album de photos qui font pleurer.

« Remember » C’est la seule chanson qui me fait regretter l’absence de
Paul et George. C’est un morceau tarabiscoté comme ils en faisaient à
quatre, avec des changements de rythmes et le chant décalé par rapport au
tempo rapide du couplet. Là, John est seul avec Ringo, qui s’en sort
d’ailleurs impeccablement,il descend ça au pas de charge suivi comme son
ombre par Klaus Voorman pendant que John martèle ses accords de piano
têtus. On peut rêver à ce que George aurait pu décocher comme petites
phrases électriques et assassines, un peu comme il le fait dans son « Old
Brown Shoe », on Imagine Paul faisant rebondir sa basse Höffner dans tous
les coins…Mais ferme ta gueule, Jack ! Ce dépouillement monacal est
VOULU par John, il plane d’ailleurs sur tout le disque une espèce de
minimalisme spartiate.

C’est un peu le style : une table, une chaise, un lit en fer, ’voyez c’que
j’veux dire ?

« Love » Phil Spector est au piano, John fait tourner cette chanson en
douceur, il murmure son texte en forme de poupées russes, câlinant
tendrement sa guitare, les yeux plongés dans ceux de sa Yoko.

Que dire d’autre ? On a presque envie de s’éloigner sur la pointe des
pieds tandis que Phil Spector continue à jouer tout seul…

« Well Well Well » Mais bon, une fois la guitare rebranchée, cela recrache
une fois de plus un de ces blues trafiqués dont John a le secret : sur un
rythme cardiaque, il pousse des gueulantes terrifiantes comme le lui a
appris le docteur Janov, et Ringo débarque dans le refrain comme un sale
gamin qui donne des coups de pompes dans les poubelles, le chant de John
est collé à sa guitare rageuse, ça cahote comme ça joyeusement jusqu’à ce
qu’il éclate de rire : « Ooh, ça devient gogol ! »

« Look At Me » Ah l’Animal ! Il nous refait le coup de « Julia ». Cette
guitare qui tinte tellement agréablement aux oreilles, et qui vous charge
les veines de miel, et lui, en ménestrel amoureux qui en remets une couche
! Et c’est vrai, John. Quand on est amoureux, on ne sait plus qui on est.
Et c’est pour ça que c’est si bien.

« God » La voilà, la ballade qui tue, bien campée sur ses accords de piano
et son tempo de croisière. « Dieu n’est qu’un concept par lequel on mesure
sa douleur » Merde ! Ca c’est envoyé, et il le répète !

Le morceau est lent, majestueux, avec Billy Preston au piano qui parsème
le truc de petites perles de cristal, Ringo qui a tout loisir de rallumer
son clope, et John, lui ne croit plus en RIEN !

TOUT y passe, la bible, les mantras, Elvis, Dylan,…mais attendez :  » I
Don’t believe in Beatles ! « 

Ca y est, les mecs ! Il l’a dit ! Du coup, le morceau este figé, une patte
en l’air, comme si un blasphème venait d’être proféré.Cette phrase de John
signe la véritable fin des Beatles, pas besoin d’attendre cette salopperie
de 8/12/1980.

Dream is over…

Le disque se termine par une petite chanson poignante que John a
vraisemblablement enregistré seul sur un magnétophone : « My Mummy’s Dead
»

Je ne me permettrai pas d’ajouter quoi que ce soit.

Love ya all

Informations complémentaires

– Enregistrement : Octobre 1970
– Producteur : John Lennon & Yoko Ono, Phil Spector
– Ingénieurs : Phil MacDonald, Richard Lush, John Lickie, Andy Stevens and Eddie
– Couverture : Dan Richter
– Classement dans les charts anglais : 11
– Classement dans les charts américains : 6

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