Stephen Stills / Manassas

Ce sujet a 9 réponses, 4 participants et a été mis à jour par  4JB, il y a 3 semaines.

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  • #110893

    4JB
    Participant

    En réalité, il s’agit de Stills qui a monté un nouveau projet, Manassas. Le double album débarque au printemps 1972 :

    Stephen Stills, c’est l’homme du Buffalo Springfield, puis de Crosby, Stills, Nash (and Young). Artiste complet, guitariste magnifique.

    Il y a plein de noms sur la pochette, dont Chris Hillman (des Byrds) ou Joe Lala, batteur/percussioniste qui a joué avec tout le monde. Mais encore, bonus, Bill Wyman (Rolling Stones) ou l’inévitable Jerry Garcia.

    Lu comme ça, on renifle l’embrouille, le raout entre deux lignes de coke, plein d’interminables solos et ne manque qu’Elton John au piano suraigu pour que les filles désertent le loft.

    Il n’en est rien. Divisé en quatre chapitres (les 4 faces du LP original), ‘Manassas’ fait le topo de ce que la musique américaine d’alors véhiculait de plus cool et intense, juste au moment où ça commençait à se gâter. D’ailleurs, l’album suivant (Down The Road, 1973) ne vaut guère mieux que le country rock FM des Eagles, Little River Band ou, également sur le déclin, Poco.

    En compact disc, la meilleure transcription est évidemment japonaise (Atlantic ‎ WPCR-15257, magnifique replica avec poster et un son hallucinant, 2013).

  • #110899

    Matthieu
    Participant

    En écoute en ce moment même (ce topic est l’occasion de l’écouter), je confirme d’un s’agit d’un (double-)disque agréable. C’est bien produit, ça sonne super, aucun souci.
    Avantage ou inconvénient, l’ensemble est très homogène. Rien ne ressort vraiment du lot, mais le tout est de haut niveau!

    C’est lors d’une tournée de Manassas en France que Stephen Stills rencontre et épouse Véronique Sanson qui, dans la première moitié des Seventies, était aussi sacrément douée.

  • #110901

    4JB
    Participant

    En écoute en ce moment même (ce topic est l’occasion de l’écouter), je confirme d’un s’agit d’un (double-)disque agréable. C’est bien produit, ça sonne super, aucun souci.
    Avantage ou inconvénient, l’ensemble est très homogène. Rien ne ressort vraiment du lot, mais le tout est de haut niveau!

    En effet, ‘Manassas’ n’est nullement une niche à singles, même si les accroches ne manquent pas. Tiens, rien que l’intro de ‘Song Of Love’, tu peux en faire un sample saisissant, le squelette d’une hip-hoperie qui -hum- déboîte. Le groove des Manassas ne semble pas spectaculaire, pourtant il l’est. Un swing très particulier.

  • #111167

    Flowers
    Participant

    oui très bon album (il y a longtemps que je ne l’ai pas écouté) mais presque trop complexe et donc pas spécialement « attachant ». En tous cas grand album très complet et assez méconnu, à la mesure de la déception de la carrière solo de Stills sur longue période. Stills ? un petit tour (fulgurant, certes) et puis s’en va.
    D’ailleurs je recommande encore et toujours l’ouvrage de Barney Hoskyns « Hotel California » singer-songwriters and cocaine cowboys in LA Canyon 1967-1976.

  • #111171

    4JB
    Participant

    De et avec Stephen Stills, on peut apprécier quelques albums accomplis. Naturellement, le double ‘Manassas’ ci-dessus, mais aussi :
    – Buffalo Springfiled Again, 1967 (avec Neil Young)
    – Crosby, Stills and Nash, 1969
    – Crosby, Stills. Nash & Young, ‘Déjà Vu’, 1970
    – Stephen Stills, 1970, avec Hendrix, Clapton, , Ringo Starr, G. Nash, Booker T., etc.
    – Stephen Stills 2, 1971, avec Crosby, J. Garcia, , N. Lofgren, B. Preston, etc.

    Coffret pour faire un tour assez représentatif des travaux : ‘Carry On’, quadruple (Rhino) de 2013 :

    Concernant ‘Manassas’, un extrait :

  • #111186

    J’ai bien apprécié cet album mais j’y reviens peu. Dans cette mouvance, il y a pas mal d’albums très très bons mais manquant de singles, oui, vous l’avez dit. Alors l’album « Déjà vu » se démarque avec ses chansons magnifiques et je le place beaucoup plus haut, sans doute grâce aux compositions pas si « déjà vues » que ça.

  • #111487

    4JB
    Participant

    J’ai bien apprécié cet album mais j’y reviens peu.

    Ah bah, c’est affaire de saisons, de climats.
    Le Manassas est clairement californien, mais plus trouble que les premiers Beach Boys, moins féerique que la première vague ‘Laurel Canyon’. Evidemment.
    Toutefois, avant que le fast-food FM ne réduise la West Coast à une pénible caricature (colts et palmiers), Stephen (Steve pour les amis) Stills réussit l’exploit d’exposer le meilleur, sous toutes ses coutures, country et rock’n’roll inclus.
    Et ?
    Pas de déchets sur ce double, tout est senti, ressenti, joué et chanté avec la ferveur inspirée par une Harley customisée : si ‘Easy Rider’ avait été réalisé quelques années plus tard, ‘Manassas’ en eut été la B.O. parfaite.
    Un an après, c’était mort. Ou presque.
    La nouvelle donne country-rock (près d’une décennie plus tard), des plus variées, sera, quoi de plus naturel, d’un autre temps.

  • #115963

    De la lecture toute fraîche!

    MOJO

  • #115965

    Disponible sous deux couvertures.

    MOJO2

  • #116207

    4JB
    Participant

    Ce digest présenté par Tintin Northern Son reproduit de nombreux articles -et interviews- d’époque (Melody Maker, New Musical Express…), il est riche en photos, et ‘Manassas’ y est acclamé. Voici la chanson qui ouvre l’album (double vinyle en son temps) :

    Comme on l’entend, c’est à la fois brut et raffiné, Stephen Stills mariait les deux opposés parce qu’il aimait compléter le Yin au Yang à sa manière. Ce n’est pas de la dance music non plus, bien que le groove est mieux que perceptible, tout simplement évident.

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