Pourquoi les Beatles sont out

Ce sujet a 5 réponses, 3 participants et a été mis à jour par Photo du profil de 4JB 4JB, il y a 5 heures et 40 minutes.

  • Auteur
    Messages
  • #103484
    Photo du profil de 4JB
    4JB
    Participant

    Oh, pas dans les musées ni dans la stratégie commerciale destinée aux mourants. Bon, ok, aux seniors.

    Sinon, oui.
    L’art des Beatles se conjugue, pour « un peut tout le monde », au passé. Ce qui est logique, puisque cela fera bientôt un demi-sècle que le quatuor a explosé.

    Tout le monde sait que notre ère, l’ère humaine est, en temps, infime quant à l’existence de la Terre.

    Aujourd’hui, tout le monde connaît le nom The Beatles. comme celui de Chaplin, de Marilyn Monroe, de Picasso.

    Les Beatles ont, comme les autres, échoué à créer une école durable sur le plan populaire, ils sont devenus des repères, des figures d’une période emblématique. C’est bien, mais c’est triste.

    Parce que, de 1970 à 2017, il y eut un lumineux suivi, parfois mis en lumière (les Nits, Squeeze, Crowded House….) mais de plus en plus ombragé, perdu de vue par la génération des baby-boomers qui préféraient les bonnes bouffes ente amis, tandis que leurs rejetons allaient s’éclater avec Calvin Harris. Ou. plus caricatural encore, plonger dans le bling-bling et la muscu type Booba.

    Non mais, c’est, schématiquement comme ça.
    En gros.

    A l’heure où tu lis ces lignes, il y a des ados en train de se faire les doigts sur ‘Hey Bulldog’. Cette chanson est groovy, le riff de piano a été pompé sur le classique de Lee Dorsey.

    Mais.

    En réalité, hors rétrospectives et plans médias, « l’école Beatles » ne touche plus la majorité en 2017. Pas plus qu’en 2016, 2012, etc.

    Il n’y a pas de faute à qui.
    Les seniors s’intéressent plus à un remix de ‘With a little help…’ chanté par Ringo qu’à un ‘Fathers’s Name…’ des Fire remis en place par McCartney.

    Les anciens vont mourir, les jeunes, enflammés par les guitares de ‘She Said She Said’, vont se marier.

    Restera « le mythe Beatles », de plus en plus comparable à celui dévolu à Elvis. Des vieilleries commerciales, sans rapport avec le dernier single de Harry Styles.

    Oui, mais ?

    ———–
    ———–

    QUI a le désir d’entendre, simplement, ‘Skylarging’ de XTC, dans la droite ligne de ‘Pepper’s’ ? Ce disque a réussi à vendre le minimum requis. Et ?

    Et, mais oui, les starlettes r’n’b, ont pris le pouvoir (elles l’ont toujours), suivies des castes urbaines, de la scène à nouveau nommée techno. La grosse caisse (samplée/numérisée) sur tous les temps, de l’ordinaire à la pompe.

    Bref.

    Sans revenir (même si c’est fondamental) sur le débat « musique gratuite », la force d’assemblage de celle des Beatles, forte autant que composite, est musicalement exemplaire. Mais, en mode « grand public », du blabla.

    Portes ouvertes.

  • #103485

    Olivier Northern Son lut et relut le post de Gibet et alla se pendre.

  • #103489
    Photo du profil de 4JB
    4JB
    Participant

    C’était peut-être un peu long.

    Sinon, nous tous sommes de sacrés veinards, la facilité d’accès à « la culture » est à portée de click.

    Est-ce parce que les smartphones sont devenus des centrales culturelles que ‘Strawberry Fields Forever’, en symétrie, amène à « everything is real » ?
    OUI !
    C’est la bonne nouvelle du jour. Les audaces pop, d’hier et du 18 mai 017, sont disponibles. Le reste aussi, le discours d’investiture de Pompidou, Pierre Tchernia qui présente les Beatles en mondovision, c’est là. Le dernier hit de French Montana ? Il est dans ton petit monde avant même que tu ne l’aies entendu. McCartney et Bongo jouent le jeu et…

    Tente le test auprès de la population, demande-leur, tout à trac, s’ils connaissent ‘Waterloo Road’ par Jason Crest.

    __

    Oui, mais les Beatles là-dedans ? De l’amusante mise en place colorée pour le fringant sgt Pepper, genre ‘swinging London’ revisited. Sous l’œil amusé des filles qui grimpent dans un taxi promo (hiiiii, le jaune, hiiiii, Jayna a pris le vert, hiiii), tout en discutant de la découpe du marcel de Luis Fonsi.

    Oui, mais les Beatles là-dedans ?

    Ils ont forts et vivants, mais pas dans Gala, plus dans Paris Flash. Pardon pour le raccourci, mais ce sont des fils, et non des câbles . C’est tout différent.

  • #103497

    Waterloo road? mais c’est l’avenue descendue par le nouveau président dans la nouvelle Citroën… pardon, nouvelle « DS »!

  • #103520
    Photo du profil de Patricia
    Patricia
    Participant

    avec un sujet pareil ne pas s’étonner du presque monoloque

  • #103541
    Photo du profil de 4JB
    4JB
    Participant

    Bien sûr, il n’aura échappé à personne que le refrain de ‘I Feel It Coming’ (Weeknd) est de veine lennonesque, la symétrie avec celui de ‘Don’t Let Me Down’ crève le tympan.

    Mais.

    Figer l’entité Beatles dans une période dessinée au marker, chercher des équivalences dans les discographies solo post-1971*, c’est pour le moins commun.

    L’esprit Beatles est ailleurs. Vaillant, autant que le génie de Proust. Dommage qu’il soit, à quelques exceptions près, seulement présent dans la frange indie, jeune, forte, mais condamnée au succès d’estime. Donc, automatiquement, de très courte durée.**

    « seuls, passé 1971, ‘Band On the Run’ et son successeur frôlent le haut niveau.

    ** rien à voir avec les hitmakers ’60s qui, en une semaine, abattaient le boulot d’une année de notre ère. Nos années 2000, censées être flash, ultraréactives, à la vitesse de la lumière noire, interactives donc et… Bullshit ! Repli sur soi, ses amis virtuels, le tout-gratuit, les abrutis du rap qui enfoncent le clou plaqué or,….simpliste ? Oui.

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.