Le Double Blanc était-il "prévisible" ?

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    • #104744
      Clive LD
      Maître des clés

      Bon, on a tous les regards rivés sur Pepper’s et ce remix (qui semble partager de plus en plus les avis)…. mais prenons un peu de recul… Pepper’s, qualifié de « chef d’oeuvre postmoderniste » d’album « psyché » aux « couleurs du Summer of Love »…. bref de la couleur dans les mirettes… et soudain une lumière blanche éblouissante débarque chez les disquaires en 1968, sous la forme de deux galettes de vinyles, et des chansons à profusion, contrastées, individualistes, ou les traits de chacun des Beatles apparaissent clairement…

      Alors, une petite question : imaginons, pour les plus jeunes, que nous soyons en 1967, le 11 juin 1967, et que cela fasse 10 jours que nous nous éclations les tympans sur Pepper’s (version mono GB : c’est la meilleure 🙂 ), aurions nous été capables de deviner l’espace d’un instant que les Fab allaient revenir avec un album plus blanc que blanc ????

    • #104783
      4JB
      Participant

      Les Beatles ne se sont jamais laissés dépasser, ils roulaient toujours à grande vitesse dans le bon sens. Et, dès 1966-67, le blues était de retour, aussi bien au Royaume -Uni qu’aux USA : les Bluesbreakers de Mayall donnèrent le ton, suivis de Ten Years After, Johnny Winter, Fleetwood Mac, Canned Heat, etc. etc.
      Les Beatles ?
      Avant le blanc, il y eut « la suite de Pepper’s », à savoir ‘All You Need Is Love’, le double EP ‘Magical Mystery Tour’…
      Puis, dès 1968, une nouvelle approche marquée par ‘Lady Madonna’, le vent tournait. La face B du single suivant, ‘Revolution’ publié en août, annonce clairement ce qui, aussi blanc que double, se profile à l’horizon.

      A relever également l’émergence-tendance du folk britannique, repris à la sauce fabs sur le Blanc.

    • #104801
      Flowers
      Participant

      Puis, dès 1968, une nouvelle approche marquée par ‘Lady Madonna’,

      oui fevrier-mars 68 marque la fin officielle de leur periode psychédélique commencée fin 66. On peut remarquer que c’est Paul qui signe la fin de la récréation psychédélique (a la joie du très terrien Ringo qui commençait a trouver le temps long et qui était notoirement le moins a l’aise dans ces délires psychédéliques, malgré un authentique look de sergent…).
      Mais la question de ce topic est etrange car, en effet, un an pour les Beatles bah cela correspond à environ une décennie en temps normal, en temps humain…:-) et donc entre Pepper et le Blanc il s’est passé tellement de choses que probablement non, on ne pouvait pas raisonnablement le prévoir…

    • #104803
      4JB
      Participant

      D’un autre côté, ‘Honey Pie’ et ‘When I’m 64’, c’est pour le moins analogue.

    • #104962
      Clive LD
      Maître des clés

      Perso, je me dis qu’il y a justement ces décrochages dans la arrière beatles qui m’interpèlent….
      Prenons « Sgt. Pepper’s » et ses couleurs sonores chamarrées, l’album qui le précèdent (Revolver) ne nous laisse présager à cette explosion… et le Double blanc lui va presque en sens contraire à Pepper’s avec un retour au monochrome… Du coup, soyons un tantinet « provoc' ». « Sgt. Pepper’s … » ne serait-il pas « simplement » un disque pour être à la mode….
      Moi, je me suis amusé à oublier Pepper’s… et à écouter d’affilé Revolver et le Double Blanc… et je trouve entre ces deux albums un lien de filiation très fort… plus fort qu’entre la trilogie Revolver-pepper’s-White…

      Allez, lâchez-vous !!!

    • #105010
      4JB
      Participant

      Quelques connexions Revolver>>Pepper :
      – ‘Tomorrow Never Knows’ est clairement un morceau psychédélique qui annonce fièrement l’an 67.
      – George Harrison, avec ‘Love You To’, offre un prélude à ‘Within You Without You’.
      – La guitare lead de McCartney sur ‘Taxman’ trouve son prolongement dans le solo de ‘Good Morning Good Morning’.
      – Eleanor Rigby’ et ‘She’s Leaving Home’ ne contiennent que le lead vocal de McCartney (+chœurs), aucun Beatle ne joue sur la bande orchestrale.

    • #105011
      Mcbuty
      Participant

      Je suis assez d’accord avec le capitaine, Pepper est une sorte de Revolver en couleur ,plus d’arrangements, de temps passé en studio à peaufiner les morceaux mais on reste sur le même territoire : l’acid rock (et plus).

    • #105013
      4JB
      Participant

      Je suis assez d’accord avec le capitaine, Pepper est une sorte de Revolver en couleur ,plus d’arrangements, de temps passé en studio à peaufiner les morceaux mais on reste sur le même territoire : l’acid rock (et plus).

      Sauf que Revolver (ne pas se fier à la pochette) est tout sauf grisâtre, voire noir-blanc : les teintes vives de ‘Good Day Sunshine’ côtoient les pastels (For No One), le pourpre unique de ‘Tomorrw Never Knows’, le safran de ‘Love You To’. Et, bien sûr, le jaune canari du sous-marin* !
      Etc.

      * Le dessin animé du même titre explose de couleurs.

    • #105018
      Mcbuty
      Participant

      Voui mais je pensais surtout à…..la pochette et aux instruments « exotiques » plus nombreux!!!!

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