Etre fan des Beatles

Ce sujet a 8 réponses, 5 participants et a été mis à jour par  regbeat44, il y a 4 jours et 21 heures.

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  • #113527

    Chlow
    Participant

    Bonjour à tous,
    Nous sommes trois étudiantes en sciences sociales. Nous menons un projet de recherche orienté sur les Beatles, et nous aurions grandement besoin d’avoir des récits d’expériences, des retours sur votre rapport aux Beatles, comment ils vous accompagnent dans votre vie quotidienne, vos souvenirs… Nous axons notre recherche sur la masculinité et les Beatles, c’est pourquoi nous cherchons principalement à obtenir des témoignages et récits d’hommes.
    Si vous avez quelques minutes devant vous, n’hésitez pas à remplir ce petit questionnaire, totalement anonyme. Si l’idée de notre projet vous plaît, vous pouvez également nous laisser votre adresse mail afin que nous puissions échanger davantage.
    Merci beaucoup,
    Chloé, Ellen et Léa

    Lien du questionnaire:
    https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScA_olyjxKLn_g80g1lBAnq6Wh37nmVwJL6eD1xGZVy4-SAYA/viewform?usp=sf_link

  • #113529

    4JB
    Participant

    You say Hello,

    Intéressant sondage.
    Il y a pourtant une question manichéenne, « vous considérez-vous comme simple auditeur ou comme fan ? » A peu près tout le monde, sauf le collectionneur de Booba, peut être considéré comme simple auditeur.
    Les autres questions, curieusement, ne s’intéressent pas à l’essentiel, à savoir la musique.
    On peut, c’est mon cas, être touché par la somme musicale proposée, sans pour autant adhérer aux personnes, aux personnalités. John, Paul, George et Ringo portent des chouettes blousons sur la photo de ‘Rubber Soul’, ce qui n’empêchera pas les deux leaders de s’habiller comme des visiteurs du salon de l’agriculture allemand 3-4 ans plus tard. Help !

    Il y a ça aussi : « Avez-vous vu une évolution des moeurs et des attitudes durant l’émergence des Beatles ? »
    La réponse est forcément oui, mais, hormis les coiffures de 1964 et l’importance donnée aux chansons composées par les membres d’un groupe, l’évolution de la société, entre 1962 et 1970, est le fruit d’une libération autrement plus forte et conséquente que trois-quatre accords de guitare. Le truc, c’est que, juste après les USA des mid ’50s, la jeunesse occidentale a pris de la place, il y avait un peu de pognon dans la poche du levi’s, des idées fortes, un horizon dégagé des vieilles valeurs. Les Beatles, doués, photogéniques et jamais à la ramasse, ont cristallisé les tendances en culbute.
    Par exemple, un ermite aurait pu suivre les tendances pop de la décennie juste avec les 45 tours des fabs, ceux avec une photo sur la pochette pour l’avant-1967, si possible.

    PAR CONTRE !
    Les ex-Beatles ne seront plus jamais dans la mouvance passé ‘Imagine’, la musique roule, au mieux. à l’ordinaire, et tout le reste est hors-jeu. Has been ? Harrison en a fait une chanson, When We Was Fab. Gentil résumé.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 4 jours par  4JB.
  • #113531

    Flowers
    Participant

    oui interessant, c’est fait ! 🙂

  • #113532

    4JB
    Participant

    Il y a un questionnement intéressant, pour peu qu’il ne bute pas :
    « Quel rapport avez vous entretenu ( ou entretenez-vous encore ) avec ce groupe ? Quelle place a t-il pris dans votre vie ? »
    Chacun(e) fait à sa guise. La majorité des « fans » d’un groupe -ou de Johnny Hallyday- fixe des limites souvent draconiennes. Cette catégorie n’est ni fermée ni dénigrante, c’est juste que tout va, systématiquement, tourner autour d’une trentaine de noms. Voyez autour de vous, ainsi va la vie des « fans ».
    Bien bien, et alors quoi ?
    Et alors, l’entité The Beatles (et pas les carrières solo) a été le plus exemplaire modèle d’ouverture. Car oui, les 4 ont, jusqu’à leur dernier concert américain, chanté d’autres chansons que celles griffées Lennon/McCartney, ou Harrison. Dès 1967, ils se sont inspirés autant qu’ils ont inspiré. Ravi Shankar, Stockhausen, Vaudeville… ‘Winchester Cathedral’, mégahit, n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, pas plus que la ballade de Bonnie & Clyde initiée par Georgie Fame.
    Et que dire de Donovan, du folk anglais hip dès la fin 1966 ? Des premiers acid-tests ? Ce ne sont pas des créations de Lennon-Mc, mais ils se sont coulés dans les nouveaux moules sans effort.
    De fait, le touriste ne fait pas la différence, c’est normal.
    Un peu plus hum-hum, le fan qui reste persuadé que les Beatles ont tout inventé, tout fait en premier. 9 fois sur 10, c’est erroné.
    Le plus captivant reste cette espèce de capsule temporelle, forte de chansons et de codes qui seront décryptés, non par Elton John ou Barbelivien, mais par de dignes piocheurs qui, grâce au rayonnement des Beatles, sont allés faire un tour chez les Move, ont entendu Orange Bicycle et les pionniers. S’intéressent aujourd’hui au malicieux Ryley Walker, ou aux aventures (passées ?) de Bark Psychosis, aux superbes chansons des Necks. Il fallait bien ouvrir la voie.
    L’ouverture, voilà un mot-clé qui définit ce que peut être aussi, un beatlemaniac. Pour ça, il s’agit de s’imprégner de la soif des fabs, être à l’écoute, à l’affût, découvrir. Des vieux machins ou du flambant neuf, on s’en fout. Dès que c’est inconnu pour l’auditeur, il y a une perception proche de ce qui a fait que les Beatles on tapé dans le mille.

  • #113533

    Flowers
    Participant

    L’ouverture, voilà un mot-clé qui définit ce que peut être aussi, un beatlemaniac.

    Parfaitement d’accord. Un certain rapport à l’humour aussi.

  • #113534

    Chlow
    Participant

    Tout d’abord merci beaucoup pour vos réponses, et votre participation au questionnaire.
    Vous avez pointé un point important, qui est celui de la notion de « fan ». Loin de nous l’idée d’en faire une catégorie figée et fermée, au contraire. Nous souhaitons considérer ce terme à travers tous les possibles qu’il peut renfermer, nous attarder autant sur la musique en elle-même que sur le différents dispositifs de médiation qui la rendent audibles, et qui recouvrent de pratiques et font d’une expérience qu’elle sera plus ou moins forte. Par exemple, découvrir les Beatles à la radio est sans doute différent de tomber dessus par hasard dans une playlist spotify. Et c’est d’ailleurs sans doute même ce qui gravite autour de la musique qui nous semble être le plus intéressant, tout ce qui va toucher aux pratiques liées à l’écoute musicale.
    Ce qui nous intéresse avant tout est de pouvoir avoir le récit d’une expérience, autour de l’écoute et de l’expérience musicale d’un groupe qui a eu, pour telle ou telle raison, une importance dans votre vie. Il y a des artistes, car liés à une période particulière pour nous, liés à des amitiés, un état d’esprit, marqueront notre vie et resteront présents à nos mémoires.
    Vous pointez également un autre point intéressant, qui est celui de l’évolution des mœurs dans les années 60-70. Bien évidemment que les Beatles sont un infime grain de poussière dans les événements socio-culturels qui ont eu lieu. La question est ici de savoir, pour des gens qui ont vécu ce moment de changement, comment et en quelle manière l’écoute des Beatles a-t-elle pu avoir une résonance avec ce qu’ils vivaient personnellement.
    Nous ne cherchons pas à porter de jugement, ni à affirmer que les Beatles ont joué un rôle crucial et déterminant dans ces changements,ou que les Beatles ont tout inventé, simplement à recueillir des récits d’expériences.
    Il y a d’ailleurs un très beau roman d’un auteur norvégien,Lars Saabye Christensen, intitulé « Beatles », qui raconte justement très bien comment les Beatles, dans un contexte socio-culturel bien précis, ont pu avoir une importance pour l’amitié de quatre jeunes garçons, comment le groupe, leurs chansons, ont accompagné leur développement et ont fait écho avec des événements d’envergure nationale/internationale, ou des événements personnels.
    C’est cette corrélation entre écoute musicale, expérience personnelle, le tout imbriqué dans un contexte qui nous dépasse forcément, qui nous paraît intéressant à explorer.
    Enfin, et parce que l’on parle souvent du public féminin des Beatles, nous aimerions nous intéresser à l’autre versant.
    Nous projetons de réaliser un podcast d’ici quelques mois, où nous aimerions justement construire un récit, porté par des témoignages, comme on nous raconterait une histoire. Nous sommes donc à la recherche de personnes à interviewer pour avoir une captation sonore, mais si le sujet vous semble intéressant, discutable, soulevant des questions qui vous parlent, nous serions ravies d’échanger avec vous aussi par mail.
    Merci pour le recul que vous apportez, et vos perspectives à mettre en lumière lorsqu’on vient questionner le terme de fan. Vous nous avez d’ailleurs donné une très belle « définition » de ce que pourrait être pour vous un beatlemaniac.

  • #113535

    JohnnyMoondog
    Participant

    Profil recherché « Homme entre 50 et 80 ans ayant connut les débuts et l’apogée de ce groupe »

    Un peu de math, pour avoir 50 ans en 2018 il faut avoir eu 2 ans quand les Beatles se sont séparés.

    Je dois le dire j’ai alors dû être un fan très précoce – lol.

    Et pour rentrer dans le critère « avoir connu les débuts » faut être idéalement né avant 1950 et avoir vécu outre manche.

    Perles rares donc.

  • #113544

    Chlow
    Participant

    En effet, c’est ce sur quoi nous étions parties au début de notre recherche, mais nous avons bien fini par nous rendre compte que cela était impossible. Cela a été modifié dans la description du questionnaire. Merci!

  • #113584

    regbeat44
    Participant

    Bonjour, je rentre dans la cible (né en 1952) et dans le jeu. Vous pouvez me contacter même si je n’ai pas connu les BEATLES à leur début, mais à partir de 1965.

    Je suppose que le site peut vous donner mon mèl. All you need is love!

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