1970 : John et Paul en solo

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    • #118373
      4JB
      Participant

      Les deux albums après déconfiture, oui mais :

      Ils sont très semblables. Alors que George s’entoure de plein de monde pour ériger ‘All Things Must Pass’, le tandem Lennon/McCartney désuni fait dans l’économie, le rudimentaire.

      Points communs :
      – Ce sont des hommes mariés qui le font savoir.
      – L’intimité des sessions.
      – Le résultat brut, appréciable au vu de ce qui va suivre.

      Différences :
      – Lennon joue avec Rinoo et Voormann.
      – McCartney fait du Beatles tout seul via ‘Maybe I’m Amazed’.

      Et ?

      Ça se rejoint, c’est facile à comprendre. Comment dire ?
      La suite allait achever la démolition du tandem. Pour une raison simple, car comme toujours, c’est tout simple.

      Des avis quant à ce qui ou quoi ?

    • #118374
      Laurent
      Participant

      Seul George semble prêt à affronter une carrière solo et délivre ce qui est probablement le meilleur travail d’un Beatles en solo avec All Things Must Pass
      Ses deux compères livrent une première œuvre inaboutie.
      Avec beaucoup de charme pour le premier opus de Paul et des premiers pas franchement erratiques pour John.
      S’installe pourtant presque immédiatement comme un je ne sais quoi de dilettantisme.
      Moins ambitieux, moins soigné, moins finis, moins travaillé mais enfin libre de ne pas avoir à retravailler sa copie sous le feu croisés des remarques des copains.
      Comme par hasard, George avait choisi de se mettre Spector dans les pates qui ne se gêna pas pour lui faire remballer certaines compositions.
      John et Paul font le choix contraire.
      En solo oui mais cool, tranquille, pépère.
      Plus personne pour brosser dans le sens contraire du poil !
      Et cela se sent.
      Mc Cartney est encore une fois charmant mais n’échappe pas au côté bricolage fait maison.
      POB lui (je le dis par ailleurs) prêche avec son pesant de lourdeur, de longueur mais surtout sans plus aucun humour.
      Paul allait vite se refaire avec le somptueux Ram.
      John allait, lui, livré une moitié de bel album sucré à souhait avant de sombrer définitivement ou presque.

    • #118375
      Eric
      Participant

      Bonjour Laurent
      C’est vrai que Harrison est le seul à proposer un album très produit, mais il n’avait pas réellement le choix non plus. Il était des 3 le moins attendu, et avait en stock quantité de chansons accumulées au fil des ans et dont il désirait pouvoir enfin les sortir.
      son album solo était d’ailleurs prevu, il en parle avec Lennon durant les séances d’abbey road.

      Pour revenir au sujet, McCartney 1 est peut être mon McCartney solo préféré.
      J’aime cet aspect bricolage, ces bouts de chansons, et puis au détour d’un sillon, on tombe sur un « That Would Be Something » où Un « Every Night », parce qu’il n’y a pas que « Maybe I’m Amazed » non plus dessus.
      La suite de sa discographie révèle quelque part l’ importance de ce disque; il est plutôt fondateur, et par la suite, avec les premiers Wings, il tente d’en retrouver la saveur, comme sur Wings Life par exemple. Manque de bol, McCartney le fait brillamment tout seul et il n’avait pas besoin des Wings, assez patauds en somme, qui ruinent les 2 premiers albums du groupe.
      D’ailleurs, si Band On The Run est réussi, il ne sont que 2 dessus, et Denny Laine n’est pas franchement indispensable.

      Côté Lennon, cet ascetisme lui va bien, l’album regorge de très bonnes chansons, comme « Love », « God », « Remember », « Isolation »…
      Mais il commence à prendre son rôle au sérieux, et c’est vrai que tout ça manque de légèreté, d’humour.
      Encore un album, et quelques singles à sauver.

    • #118376
      Eric
      Participant

      En revanche, autant je trouve que McCartney pose certaines bases, annonce un peu la suite,même si hélas, les Wings, autant le Plastic Ono Band n’aura pas de réels successeurs. Imagine en est l’exact contre-pied, et la suite n’est plus que des ersatz d’imagine, en beaucoup moins bien.
      Avec beaucoup de reverbe et d’arrangements à défaut d’idées.
      De ce point de vue, Harrison, en dépit d’albums moyens aura su davantage se renouveler passé All Things Must Pass, même si Living… Est un chouette successeur.
      Mais Dark Horse est pas si mal, a condition d’être plus resserré, et de virer 2- 3 titres, dont l’insupportable « bye-bye love ».

    • #118385
      los paranoias
      Participant

      Le problème de Lennon, c’est sa disparition prématurée. Qui sait, une fois franchies les pénibles années 80, tout n’était peut-être pas encore perdu…

    • #118387
      Flowers
      Participant

      S’installe pourtant presque immédiatement comme un je ne sais quoi de dilettantisme.

      C’est ainsi que je me surprend a apprécier dans les (bons moments des) carrières solo : dans leur fragilité. Ce dilettantisme peut etre vu de manière « négative »…mais aussi « positive ». C’est peut etre paradoxal mais on peut « reprocher » aux Beatles leur coté « défintif », inoxydable, premiers de la classe agaçants, des morceaux qui sont comme une cage dorée de perfection et dont on ne peut s’échapper, bref un manque de spontaneité et de fragilité justement. Quand on ecoute un « And i love her », un « Girl », un « Let it be », bah il n’y a rien a dire, c’est du marbre absolu. C’est là ou diffèrent les carrières solo (qui ont leurs moments en marbre quand meme) ou je me surprend un jour a aimer un titre et puis en redécouvrir un autre au gré de l’humeur. Ca me fait beaucoup moins cet effet avec les Beatles ou tout semble (a tort d’ailleurs) « indiscutable » et parole d’Evangile. Par bien des aspects les carrières solo sont donc interessantes mais en prenant un angle différent. Bon maintenant ne confondons pas avec la « complaisance », le versant noir du dilettatisme, et ou les ex Beatles tous sans exception verseront aussi de temps en temps…

    • #118388
      Eric
      Participant

      S’installe pourtant presque immédiatement comme un je ne sais quoi de dilettantisme.

      C’est ainsi que je me surprend a apprécier dans les (bons moments des) carrières solo : dans leur fragilité. Ce dilettantisme peut etre vu de manière « négative »…mais aussi « positive ». C’est peut etre paradoxal mais on peut « reprocher » aux Beatles leur coté « défintif », inoxydable, premiers de la classe agaçants, des morceaux qui sont comme une cage dorée de perfection et dont on ne peut s’échapper, bref un manque de spontaneité et de fragilité justement. Quand on ecoute un « And i love her », un « Girl », un « Let it be », bah il n’y a rien a dire, c’est du marbre absolu. C’est là ou diffèrent les carrières solo (qui ont leurs moments en marbre quand meme) ou je me surprend un jour a aimer un titre et puis en redécouvrir un autre au gré de l’humeur. Ca me fait beaucoup moins cet effet avec les Beatles ou tout semble (a tort d’ailleurs) « indiscutable » et parole d’Evangile. Par bien des aspects les carrières solo sont donc interessantes mais en prenant un angle différent. Bon maintenant ne confondons pas avec la « complaisance », le versant noir du dilettatisme, et ou les ex Beatles tous sans exception verseront aussi de temps en temps…

      Bonjour flowers
      Je te rejoins presque totalement.
      Presque, car pour l’aspect « indiscutable » des œuvres en tant que Beatles, je ne partage pas ton avis. Il suffit de réécouter le white album ou Let It Be.
      En revanche, sur les albums solo, je te rejoins parfaitement. Le premier Macca est gorgé de belles chansons expédiées dans trop de poser de question. That Would Be Something ou Every Night, je les trouve absolument parfaite, et les entendre entre deux légèreté comme The Lovely Linda ou Valentine Day les rend encore plus attractives.
      C’est là où des albums parfaitement accomplis comme Tug Of War, ou le dernier Egypt Station m’ennuient finalement.

      Le problème de Lennon, c’est sa disparition prématurée. Qui sait, une fois franchies les pénibles années 80, tout n’était peut-être pas encore perdu…

      Bonjour Los Paranoias
      C’est certain qu’il apparaît un peu figé, avec une poignée de mauvais disques enregistrés dans les 70’s, là où un Harrison a pu redresser la barre passé le milieu des années 80.
      Il aurait peut être fait une seconde partie de carrière comme son ami, mais cela dépend, selon moi, beaucoup de sa relation d’avec Yoko Ono.
      Il semblait assez dépressif quand même et dépendant de da femme. Il fallait être sourd pour virer les cheap tricks des séances de Double Fantasy pzr exemple, quand on compare les 2 versions de I’m Losing you. Et Je crois me souvenir l’avoir lu dans le livre de Seaman que c’était une décision prise en écoutant Ono.

    • #118403
      4JB
      Participant

      Seul George semble prêt à affronter une carrière solo et délivre ce qui est probablement le meilleur travail d’un Beatles en solo avec All Things Must Pass

      Hum.
      Ne pas oublier que ‘My Sweet Lord’, mégatube, est clairement un plagiat. Pas grave.
      On parle d’albums, mais ceux-ci ne sont que -dans 99% des cas- des compilations de chansons diverses autant que variées.
      Comme un album de photos oû l’on assemble tant bien que mal des moments choisis.

      Curieusement, on tient toujours « l’album » en haute considération.
      2020, oui.
      Entre 1967 et 1972, okaye, il s’agissait de sérieux, les 45 tours étaient -hum- commerciaux, les LPs s’affichaient artistiques. Les ventes suivaient, bon sang, le rock dit progressif tournait en 33 tours. L’underground aussi.
      Oui mais.
      Le son rock des early ’70s, c’est surtout ‘Spirit in the Sky’, Slade, Gary Glitter, T Rex, Sweet. Bordel, les chansons !

      Les albums ? Ils ne devaient pas dépasser 40 minutes et quelques, après, le son -sur support vinyle- devenait hasardeux.

      Alors ?

      On le voit bien, ce qui reste dans le collectif est ‘Imagine’-la chanson, pas ‘Imagine’-l’album.

      Oui oui, ça déborde du sujet initial, lequel est axé « albums ».

    • #118406
      4JB
      Participant

      -Suite-
      Ahem.
      Harrison avait déjà publié deux albums via Apple, avant 1970. En janvier 1969, il informe ses camarades : les chansons qui n’ont pas leur place sur les disques ©Beatles, il va les réunir sur un album solo. Le futur ‘All Things…’ donc.
      Mais !
      Oui, un grand MAIS !.
      Il n’était pas alors question de CARRIERE SOLO, mais de projets parallèles, comme les publications de John & Yoko, du Plastic Ono Band. Le label Apple Records le permettait. D’ailleurs, ‘Sentimental Journey’ du Ringo a été publié, mais oui, bien avant ‘Let It Be’.
      – Qu’est-ce que tu nous racontes, JB ?
      Et bien que John, Paul, George et Ringo avaient une plateforme leur autorisant, hors Beatles-le groupe, de sortir des disques. Tiens, le LP live de Lennon à Toronto, il date de 1969. Sur Apple.

      Et ?

    • #118407
      Eric
      Participant

      Bonjour 4JB

      Heu.. Je ne saisi pas ou tu veux en venir ?

      Même après l’annonce fatidique de McCartney, et alors plongé en plein enregistrement d’All Things Must Pass, Harrison évoquait toujours lors d’une interview la possibilité de se retrouver à 4 pour un nouvel album.
      Idem pour Lennon débarrassé de Ono en 74.

    • #118408
      Flowers
      Participant

      Presque, car pour l’aspect « indiscutable » des œuvres en tant que Beatles, je ne partage pas ton avis. Il suffit de réécouter le white album ou Let It Be.

      c’est bien ce que je dis (j’avais précisé « à tort » selon moi)

    • #118412
      4JB
      Participant

      Bonjour 4JB

      Heu.. Je ne saisis pas ou tu veux en venir ?

      Et bien, il y eut en 69 diverses embrouilles dans la maison Beatles, le fric, Apple, Allen Klein… Tous les groupes, peu importe leur statut, connaissent des crises analogues sans pour autant se séparer, il peut y avoir des pauses, le temps de régler les problèmes.
      Moui ?
      Les 4 avaient encore des ressources en tant que collectif, John, George et Ringo n’avaient pas rompu le lien, seul Macca allait se singulariser en intentant des actions judiciaires. Pourquoi ? Rancœur, sentiment d’injustice, dépit, attachement au papier-monnaie ? Il tentera de se justifier des années plus tard.
      Mouais.
      A mon sens, après 120 recoupements au moins, on en revient toujours au même point, exprimé le 20 septembre 1969. Ce point est crucial.

    • #118418
      4JB
      Participant

      SKIP
      —-

      Sur ‘Early Takes : Volume 1’ (Harrison, 2012), on entend la chanson ‘All Things Must Pass’ avec juste Klaus Voormann et Ringo. Tiens ? Comme avec Lennon à la même période ? Mais oui.

      Intéressant ?

      Pourquoi pas, c’est du réel.

      • Cette réponse a été modifiée le il y a 7 heures et 53 minutes par 4JB.
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