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La production musicale fait-elle partie d'une oeuvre ?

Posté : ven. 26 mai 2017 18:57
par ludo
Vpilà une grande question que l'on peut se poser en écoutant le remix de Giles Martin.... la production musicale fait-elle partie ou non d'une oeuvre discographique....
Si oui, la version de Sgt. Pepper's 2017 n'est dans ce cas pas Sgt. Pepper's.... mais une "contrefaçon"....

Posté : ven. 26 mai 2017 20:22
par JBBarras
Hum.
La production musicale est un tout, dont, à la limite le mix peut faire partie OU NON.
Un producteur musical est englobé dans le processus de création, il va essayer de tirer le meilleur des artistes lors de la mise en place des œuvres, de leur enregistrement, voire du mixage. Il se fait en général épauler par des ingénieurs, des arrangeurs parfois, etc.
Son travail ne se résume pas au son, à la sonorité, mais à l'édification de l'ensemble. Il pourra conseiller de changer de tonalités, d'accélérer ou ralentir le tempo, etc. etc.

Posté : sam. 27 mai 2017 13:16
par ludo
Tout à fait d'accord avec toi JB.... donc la nouvelle version de pepper's peut-elle être qualifiée d'album des beatles, sachant que l'équipe d'origine qui a travaillé dessus n'a pas participé.... et que même Paul et Ringo semblent avoir été tenu à l'écart des travaux de dépoussiérage

Posté : sam. 27 mai 2017 14:27
par fabfour22
pour moi oui ..indissociable de la prestation de chacun des participants de l'oeuvre musicale.
Comment apprecier à sa juste valeur une oeuvre si la production musicale est foireuse ?

Posté : sam. 27 mai 2017 17:56
par OlivierNorthernSon
Le vrai Pepper d'époque et usiné par les artistes est le mono. Le reste peut être intéressant, agréable... mais c'est autre chose.
Pendant longtemps, je n'ai pas connu le vrai Pepper. Et j'avoue encore préférer le stéréo depuis que je connais le mono!

Bon... je regarde mes Hitchcock et Chaplin en DVD, ce n'est pas non plus le format exact ou idéal... je ne lis pas les aventures de Tintin dans le Petit Vingtième mais des des rééditions aux couleurs délavées... rien n'est parfait...

Posté : mar. 30 mai 2017 20:57
par JBBarras
[quote quote=103862]Le vrai Pepper d’époque et usiné par les artistes est le mono. Le reste peut être intéressant, agréable… mais c’est autre chose.
Pendant longtemps, je n’ai pas connu le vrai Pepper. Et j’avoue encore préférer le stéréo depuis que je connais le mono!
[/quote]
Voilà qui est intéressant.
Pourquoi ?
Parce que c'est comme ça. Le cerveau imprime, il est sensible, au contraire d'une machine, aux impulsions sensorielles. Il garde tout ce plaisir de la découverte au chaud, rayon sensations.
C'est un peu triste.
Mais l'ouverture à d'autres plaisirs remet l'intelligence au cœur de l'action : la sclérose de l'esprit ne s'adresse qu'aux cervelles cadenassées.

Sinon, oui : le mix stéréo '67 n'est pas aussi misérable que ça, il est souvent très bon.

Posté : mar. 30 mai 2017 21:59
par OlivierNorthernSon
C'est exactement ça : le mono pour un plaisir intellectuel (savoir qu'on écoute le vrai) et le stéréo pour un plaisir sensoriel (lié à ma découverte de l'album) pour le remix que je n'ai toujours pas (perdu dans les limbes?) je ne sais pas encore... plaisir physique?

Posté : mar. 30 mai 2017 22:23
par JBBarras
[quote quote=104099]C’est exactement ça : le mono pour un plaisir intellectuel (savoir qu’on écoute le vrai) et le stéréo pour un plaisir sensoriel (lié à ma découverte de l’album) pour le remix (...)
[/quote]
Pourquoi pas.
Mais on reste là en périmètre fermé, clos.
Comment dire ?
En découvrant le tourneboulant album des Kaleidoscope (Uk), 'Tangerine Dream', 1967, de nouvelles connections vont apparaître, notre sacré cerveau va en tenir compte, qu'on le veuille ou non. Les perceptions vont s'affiner, la curiosité s'aiguiser, on aura envie des Move, de Love, de toute la beauté du monde.
Alors, la redécouverte de Pepper's n'en sera que plus exaltante, enrichie, connectée à notre culture personnelle.
Ce n'est pas assez ?
Dans ce cas, recourir au carburant chimique, celui qui fit de 1967 une année psychédélique.

Posté : mar. 30 mai 2017 23:58
par OlivierNorthernSon
[quote quote=104101]

En découvrant le tourneboulant album des Kaleidoscope (Uk), ‘Tangerine Dream’, 1967, de nouvelles connections vont apparaître, notre sacré cerveau va en tenir compte, qu’on le veuille ou non. Les perceptions vont s’affiner, la curiosité s’aiguiser, on aura envie des Move, de Love, de toute la beauté du monde.
Alors, la redécouverte de Pepper’s n’en sera que plus exaltante, enrichie, connectée à notre culture personnelle.
[/quote]

Farpaitement, et là on allie le plaisir intellectuel et celui de la découverte.

Posté : mer. 31 mai 2017 17:20
par JBBarras
[quote quote=104103]
Farpaitement, et là on allie le plaisir intellectuel et celui de la découverte.
[/quote]
Le message artistico-pop de 1967 était clair : open up your mind.
Des fleurs, de l'amour certes, mais aussi "to turn you on", comme dit dans 'A Day in the Life'. Référence à l'acide ou non, il s'agit bel et bien d'ouverture de l'esprit, des esprits.
Passé ce cap, les artistes les plus inventifs, célèbres ou non, ont pu trouver un public, même restreint. On parlait d'underground à la fin des '60s, aujourd'hui le générique est indie.
Vital.