Posté : dim. 14 oct. 2018 18:12
[quote quote=113053]
Donc, de toute évidence, la reconnaissance était là, la considération.
En 2017-18, manquait juste le pognon, la fraîche, l’o$eille. C’est fait.
Imagine no possessions ?
Un gag dont nos arrière petits-enfants riront de bon cœur, on les comprend.[/quote]
Deux remarques de ma part :
"Imagine no possessions" : Lennon lui-même n'étais pas à une contradiction près, il roulait en Rolls, la demeure dans laquelle a été enregistré la chanson elle-même n'est pas vraiment une yourte d'adepte de la simplicité volontaire, et on avait déjà touché le fond à ce niveau quand cette chanson a servi à illustrer une pub pour une banque...
Ce n'est pas l'argent qui motive Yoko Ono dans cette affaire, mais quelques chose d'autre bien plus précieux pour elle : comme tu le dis, la considération pour Yoko était là : rarement on a vu un artiste autant célébrer sa muse que Lennon, depuis "the ballad of John & Yoko", à "double fantaisy" en passant par l'album "Yoko Ono/Plastic Ono Band", jumeau de celui de Lennon.
Lennon n'a pas tiré la couverture à lui, il a mis sa compagne en avant de façon d'ailleurs pénible sans mégoter. Si elle avait été l'auteur de la moindre façon de ce morceau, il l'aurait crédité sans aucune hésitation. Qu'il ne l'ait pas fait alors qu'il apposait le nom Ono partout est bien la preuve qu'elle n'a rien a voir avec ce morceau.
Mais la reconnaissance, le rôle de muse ne suffit pas à la compagne de lennon. Ono ne veut pas se contenter du rôle de muse : elle se considère comme une artiste. A ce niveau, elle a déjà une certaine considération (voir la flagoreuse page wikipedia de Ono, qui la présente comme un phare dans le domaine de l'art contemporain !), et elle a les moyens de l'acheter, cette considération. mais elle en veut toujours plus !
Aujourd'hui, Imagine, c'est Lennon et elle, demain, ce sera elle toute seule, et après demain, on apprendra que the walrus was Yoko ! Lennon est reconnu comme un artiste majeur, et c'est ça qu'elle veut, elle veut cette aura artistique, elle veut ce génie qui est reconnu à Lennon !
C'est impressionnant de folie, et c'est totalement absurde. Pourquoi ? Parce qu'en elle-même, cette chanson n'est pas très bonne : les paroles sont assez bêta pour être devenues universelle, et leur caractère moralisateur façon baba est même difficilement supportable, et la mélodie n'est pas fameuse non plus. Pour preuve : qu'on me signale une bonne reprise de Imagine. C'est impossible à reprendre, ce titre.
Parce que ce qui fait la force du morceau, ce qui emporte tout, c'est l'interprétation de Lennon. Il y a le piano, comme tu le dis, mais aussi le chant. C'est un sommet d'interprétation vocale. Ce morceau est absolument indissociable de son interprète. Avec Lennon, c'est une pierre précieuse, mais si quelqu'un s'en empare, il se transforme en caillou vulgaire.
Donc le projet de Ono est absurde. Moi, je ne déteste pas Ono comme vous. C'est une pure salope, certes, mais Lennon n'était pas un saint, et il l'a choisi comme compagne, c'est assumé : c'est une prédatrice, mais il s'est laissé faire, il avait ses raisons, ses faiblesses, il avait avait choisi de vivre avec une salope, c'est ce qui lui convenait.
Maintenant qu'il est mort depuis longtemps, et que la fin d'Ono approche aussi, elle essaye de phagocyter l'oeuvre elle-même. Mais là je vois Lennon qui souri malicieusement de là ou il est : Ono croyait l'avoir jusqu'au bout, et il s'est laissé faire, mais il savait que pour l'essentiel et pour l'éternité, il lui filait entre les doigts : les chansons des Beatles ne seront jamais signées Ono / McCartney et Imagine sera toujours Imagine de John Lennon.
Donc, de toute évidence, la reconnaissance était là, la considération.
En 2017-18, manquait juste le pognon, la fraîche, l’o$eille. C’est fait.
Imagine no possessions ?
Un gag dont nos arrière petits-enfants riront de bon cœur, on les comprend.[/quote]
Deux remarques de ma part :
"Imagine no possessions" : Lennon lui-même n'étais pas à une contradiction près, il roulait en Rolls, la demeure dans laquelle a été enregistré la chanson elle-même n'est pas vraiment une yourte d'adepte de la simplicité volontaire, et on avait déjà touché le fond à ce niveau quand cette chanson a servi à illustrer une pub pour une banque...
Ce n'est pas l'argent qui motive Yoko Ono dans cette affaire, mais quelques chose d'autre bien plus précieux pour elle : comme tu le dis, la considération pour Yoko était là : rarement on a vu un artiste autant célébrer sa muse que Lennon, depuis "the ballad of John & Yoko", à "double fantaisy" en passant par l'album "Yoko Ono/Plastic Ono Band", jumeau de celui de Lennon.
Lennon n'a pas tiré la couverture à lui, il a mis sa compagne en avant de façon d'ailleurs pénible sans mégoter. Si elle avait été l'auteur de la moindre façon de ce morceau, il l'aurait crédité sans aucune hésitation. Qu'il ne l'ait pas fait alors qu'il apposait le nom Ono partout est bien la preuve qu'elle n'a rien a voir avec ce morceau.
Mais la reconnaissance, le rôle de muse ne suffit pas à la compagne de lennon. Ono ne veut pas se contenter du rôle de muse : elle se considère comme une artiste. A ce niveau, elle a déjà une certaine considération (voir la flagoreuse page wikipedia de Ono, qui la présente comme un phare dans le domaine de l'art contemporain !), et elle a les moyens de l'acheter, cette considération. mais elle en veut toujours plus !
Aujourd'hui, Imagine, c'est Lennon et elle, demain, ce sera elle toute seule, et après demain, on apprendra que the walrus was Yoko ! Lennon est reconnu comme un artiste majeur, et c'est ça qu'elle veut, elle veut cette aura artistique, elle veut ce génie qui est reconnu à Lennon !
C'est impressionnant de folie, et c'est totalement absurde. Pourquoi ? Parce qu'en elle-même, cette chanson n'est pas très bonne : les paroles sont assez bêta pour être devenues universelle, et leur caractère moralisateur façon baba est même difficilement supportable, et la mélodie n'est pas fameuse non plus. Pour preuve : qu'on me signale une bonne reprise de Imagine. C'est impossible à reprendre, ce titre.
Parce que ce qui fait la force du morceau, ce qui emporte tout, c'est l'interprétation de Lennon. Il y a le piano, comme tu le dis, mais aussi le chant. C'est un sommet d'interprétation vocale. Ce morceau est absolument indissociable de son interprète. Avec Lennon, c'est une pierre précieuse, mais si quelqu'un s'en empare, il se transforme en caillou vulgaire.
Donc le projet de Ono est absurde. Moi, je ne déteste pas Ono comme vous. C'est une pure salope, certes, mais Lennon n'était pas un saint, et il l'a choisi comme compagne, c'est assumé : c'est une prédatrice, mais il s'est laissé faire, il avait ses raisons, ses faiblesses, il avait avait choisi de vivre avec une salope, c'est ce qui lui convenait.
Maintenant qu'il est mort depuis longtemps, et que la fin d'Ono approche aussi, elle essaye de phagocyter l'oeuvre elle-même. Mais là je vois Lennon qui souri malicieusement de là ou il est : Ono croyait l'avoir jusqu'au bout, et il s'est laissé faire, mais il savait que pour l'essentiel et pour l'éternité, il lui filait entre les doigts : les chansons des Beatles ne seront jamais signées Ono / McCartney et Imagine sera toujours Imagine de John Lennon.