Time Take Time (1992) et Ringorama (2003)
Posté : dim. 23 déc. 2018 19:47
J'ai la chance d'avoir Deezer et donc réécouté (en fait je ne pense pas l’avoir jamais écouté intégralement) l’album de Ringo de 1992 qui signe son "retour". Il n'y a pas Vertical Man (1998) sur Deezer. J'ai donc écouté à la suite l'album de 2003 : Ringorama. En fait ce que je cherchais c'était d'étre surpris par Ringo. Or ces albums ici et là (là surtout) ont leurs moments...(pas sur que la suite soit aussi bonne...)
Time Takes Time n’est pas mauvais. Un peu surestimé surement mais on venait de si loin...On reste coincé dans le triptyque infernal "Rock a la papa - Pouet Pouet - musique pour rednecks". Mais les deux premiers morceaux sont vraiment bien notamment et l’enthousiasmant Weight of the World qui dépasse d’une tête le reste de l’album. Après sur les 4 morceaux suivants bon on tombe dans du prévisible et que n’aurait pas dénigré un Johnny Hallyday anglo-saxon, la batterie en avant. Du consommable sans grand intérêt. Même si Golden Slumbers n’est pas désagréable mais bon. Et puis arrive "I dont believe you", sorte de réminiscence pas ratée de What Goes On, et digne d’un pseudo Beatles de 1965, le problème c’est qu’on est en 1992. Mais ce n’est pas mauvais. Et puis Runaways qui suit est lui une surprise, un très bon morceau car surprenant chez Ringo. Un coup réussi. La fin de l’album s’ecoute sans gros problème.
Bon, comme disait l’autre « à partir de 50 ans c’est que de la descente »...
Sauf exception.
Ringorama : bah j'ai été assez surpris...agréablement. C'est bien moins convenu "dans l'ensemble", moins "prévisible", parfois un peu brouillon certes, mais dynamique (un boeuf étonnant meme si sans conséquence : "Instant Amnesia"). Globalement des compos plus consistantes, plus "orchestrales" aussi, bref un peu plus...mccartneien dans l'esprit. Un des très bons morceaux du Ringo : "Never without You". Et meme si apparait cette facheuse manie nostalgique de l'emprunt de morceaux passés de lui ou d'autres (references a All Things must pass, It don't come easy...). En témoigne le (correct) "English Garden" (deux ans avant le "English Tea" de Macca dans une toute autre dimension) et qui utilise des extraits de "Let em In". Mais bon, tout cela n'est pas du tout indigne, il faut l'admettre, cela s'écoute sans grosse fatigue de bout en bout et meme si sa voix c'est vraiment pas un cadeau, ça limite enormément les possibilités ah il est pas gaté le garçon. Album qui montre a quel point il sait etre bien entouré car il y a un gros boulot et le résultat est presqu'inespéré. Je le classerais meme au dessus de Time Takes Time.
Time Takes Time n’est pas mauvais. Un peu surestimé surement mais on venait de si loin...On reste coincé dans le triptyque infernal "Rock a la papa - Pouet Pouet - musique pour rednecks". Mais les deux premiers morceaux sont vraiment bien notamment et l’enthousiasmant Weight of the World qui dépasse d’une tête le reste de l’album. Après sur les 4 morceaux suivants bon on tombe dans du prévisible et que n’aurait pas dénigré un Johnny Hallyday anglo-saxon, la batterie en avant. Du consommable sans grand intérêt. Même si Golden Slumbers n’est pas désagréable mais bon. Et puis arrive "I dont believe you", sorte de réminiscence pas ratée de What Goes On, et digne d’un pseudo Beatles de 1965, le problème c’est qu’on est en 1992. Mais ce n’est pas mauvais. Et puis Runaways qui suit est lui une surprise, un très bon morceau car surprenant chez Ringo. Un coup réussi. La fin de l’album s’ecoute sans gros problème.
Bon, comme disait l’autre « à partir de 50 ans c’est que de la descente »...
Sauf exception.
Ringorama : bah j'ai été assez surpris...agréablement. C'est bien moins convenu "dans l'ensemble", moins "prévisible", parfois un peu brouillon certes, mais dynamique (un boeuf étonnant meme si sans conséquence : "Instant Amnesia"). Globalement des compos plus consistantes, plus "orchestrales" aussi, bref un peu plus...mccartneien dans l'esprit. Un des très bons morceaux du Ringo : "Never without You". Et meme si apparait cette facheuse manie nostalgique de l'emprunt de morceaux passés de lui ou d'autres (references a All Things must pass, It don't come easy...). En témoigne le (correct) "English Garden" (deux ans avant le "English Tea" de Macca dans une toute autre dimension) et qui utilise des extraits de "Let em In". Mais bon, tout cela n'est pas du tout indigne, il faut l'admettre, cela s'écoute sans grosse fatigue de bout en bout et meme si sa voix c'est vraiment pas un cadeau, ça limite enormément les possibilités ah il est pas gaté le garçon. Album qui montre a quel point il sait etre bien entouré car il y a un gros boulot et le résultat est presqu'inespéré. Je le classerais meme au dessus de Time Takes Time.