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The Beatles : l’épopée Star Club

LES BEATLES AU STAR CLUB : LE SET QUI N’A JAMAIS EXISTÉ

A la fin de mon dernier article relatif aux enregistrements Polydor, j’ai indiqué que mon livre – dont la sortie est prévue pour le printemps 2003 – inclurait également un chapitre entier et très complet sur les mystérieuses bandes du Star-Club. Aujourd’hui, je suis heureux de pouvoir vous donner un avant-goût de ce chapitre en en publiant un extrait sur Yellow -sub.net.

Comme nous le savons tous, les enregistrements du Star-Club firent l’objet de deux études menées séparément, chacune proposant une tentative de reconstruction des sessions que les Beatles enregistrèrent au Star-Club de Hambourg en décembre 1962. La première, due aux auteurs allemands Martha Rednow et Ben Gesh, fut publiée sous la forme d’une série dans le magazine hollandais Beatles Unlimited entre mars 1997 et novembre 1998, sous les titres « The Star-Club tape story » et « All about the ‘Star-Club’ Tapes » . La seconde étude fut effectuée par l’auteur suédois Hans Olof Gottfridsson en août 1997, pour son livre From Cavern To Star-Club.

Pour mener à bien leurs recherches respectives, les deux études ont eu à leur disposition des sources identiques. Pour résumer, ces éléments de base étaient les suivants :

1) Les disques officiels en vinyle commercialisés en 1977 plus toutes les rééditions et les CDs qui inondèrent le marché depuis le milieu de années quatre-vingt. (Soit un total de 30 chansons des Beatles).

2) La bande « Sampler » copiée par Allan Williams en 1978 qui contient 7 chansons du Star-Club dans leur état originel, autrement dit n’ayant subi aucun « tripatouillage ». Il s’agit de : I Saw Her Standing There [enreg.le 30/12/62], Kansas City/Hey Hey Hey Hey, Shimmy Like Kate, Falling In Love Again, Roll Over Beethoven [enreg.le 25/12/62], Your Feet’s Too Big et Sweet Little Sixteen.

3) La chanson Red Hot (en fait seulement un extrait de 31 secondes) qui fit surface pour la première fois sur un disque pirate en 1978.

4) Les disques pirates Mach Shau ! (Savage – SC 12620), ou bien sa copie américaine The Beatles VS. The Third Reich (VE Records DX 62) qui contiennent des versions alternatives de chansons telles que I’m Talking About You et Roll Over Beethoven de même que des versions non retouchées de Till There Was You, A Taste Of Honey and Where Have You Been All My Life.

5) Une bande qui appartient aujourd’hui à un collectionneur privé en Allemagne, et qui contient 15 enregistrements parmi lesquels 7 seulement concernent les Beatles : Road Runner, Hippy Hippy Shake, A Taste O Honey [enreg.le 30/12/62], Money, Reminiscing, Ask Me Why [rec.30/12/62] and I Saw Her Standing There [enreg.le 30/12/62]. (Les 8 titres supplémentaires sont attribués de façon quasi-certaine au groupe Ted « Kingsize » Taylor and the Dominoes).

6) Enfin, l’article de Mike Evans publié dans le Melody Maker du 4 août 1973, intituled : Beatles backtracks – The strange story of the Hamburg tapes. Bien que cet article ne donne pas une liste exhaustive des « Sets » (= prestations scéniques) enregistrés par Adrian Barber, il offre en revanche d’intéressantes pistes de recherches au regard du contenu de la fameuse bande et il indique qu’il existerait un total de 36 enregistrements sur lesquels on peut entendre les Beatles.

Cependant, en dépit de l’utilisation de sources absolument identiques, les résultats des travaux de Hans Olof Gottfridsson et de Martha Rednow et Ben Gesh diffèrent en de nombreux points. Ainsi, selon les conclusions de l’auteur suédois, Adrian Barber aurait enregistré 44 chansons des Beatles réparties sur quatre Sets différents interprétés entre le 25 et le 30 ou 31 décembre 1962, tandis que Martha Rednow et Ben Gesh considèrent que Barber n’enregistra que 40 chansons du groupe et qu’elles sont réparties seulement sur trois Sets différents (en fait 2 Sets et demis puisque le dernier Set ne contient que 7 chansons des Beatles), enregistrés entre le 25 et le 30 décembre 1962. Le désaccord entre les deux études repose en partie sur le fait que Gottfridsson considère que deux Sets différents furent enregistrés le jour de Noël, alors que les auteurs allemands n’en comptabilisèrent qu’un seul. Par curiosité intellectuelle autant que par le désir de faire la lumière pour mes propres recherches, j’ai examiné attentivement dès septembre 1998 les deux types de raisonnements proposés, et j’ai eu la stupéfaction de découvrir que celui de l’auteur suédois ne reposait sur rien de sérieux, car il s’appuie sur une interprétation douteuse et fantaisiste des documents.

Ainsi, si l’on en croit les recherches effectuées par Hans Olof Gottfridsson, Adrian Barber aurait enregistré deux Sets des Beatles le soir de Noël, c’est à dire un total de 25 chansons dont la durée approximative – y compris les intermèdes complets entre les chansons et les bavardages sur scène – serait de 60 à 65 minutes. (Voir From Cavern To Star-Club, pp.180-181). Pour en arriver à ce résultat, l’auteur explique qu’il s’est en partie appuyé sur les informations fournies par l’article de Mike Evans dans le Melody Maker. Cet article donne effectivement de précieuses informations, en indiquant par exemple de façon quasi-certaine l’ordre dans lequel les cinq premières chansons du Set n°1 ont été interprétées, à savoir Be-Bop-A-Lula, I Saw Her Standing There (Version I), Hallelujah I Love Her So, Red Hot et Sheila.

Pour le reste de ce qu’il appelle son « Set 1&2 », Gottfridsson indique qu’il s’est appuyé sur les trois copies de bandes qui furent présentées à la vente chez Sotheby’s en août 1992. (Il a aussi utilisé la bande « sampler » contenant les 7 échantillons copiés par Allan Williams, mais il ne l’indique pas clairement). Or, s’il est exact que les informations du Melody Maker et que la bande des 7 échantillons entrent effectivement pour leur part dans la reconstruction de ce Set n°1, l’auteur suédois a commis une importante erreur d’analyse quant au contenu des trois bandes du catalogue Sotheby’s. Cette erreur vient du fait qu’il s’est facilement laissé abuser par les Souvenirs imprécis de Ted « Kingsize » Taylor.

En effet, au cours des recherches qu’il a effectuées pour son livre, Gottfridsson a eu un entretien téléphonique avec Ted Taylor en 1996. Lors de cet entretien, entre autres informations, Taylor lui a expliqué que sa bande contenait quatre Sets avec les Beatles, deux datant de Noël et deux enregistrés autour du nouvel an. (cf. From Cavern To Star-Club, p.187). En faisant trop aveuglément confiance à la mémoire de Taylor, Gottfridsson a alors cherché à reconstruire les sessions en présupposant qu’il existait bien quatre Sets, dont deux enregistrés le jour de Noël. A partir de ce moment là, au lieu de se livrer à une analyse indépendante et impartiale des sources, il s’est mis à la recherche de documents qui pouvaient cautionner cette théorie. Comme il n’avait aucune possibilité d’avoir accès à la moindre bande contenant le Set n°1, et ne possédant comme guide que les maigres informations de l’article du Melody Maker, il a pensé que la solution à son problème se trouvait dans les trois copies de bandes mises à la vente chez Sotheby’s. Le catalogue de la société de ventes aux enchères indiquait que ces dernières étaient accompagnées d’une liste manuscrite qui répertoriait 25 chansons. D’autre part, les commentaires du catalogue ajoutaient les précisions suivantes : « Les bandes proposées ici offrent l’opportunité d’entendre les chansons dans l’ordre correct, avec les intermèdes complets entre les chansons, les discussions sur scène et l’ambiance du club […]. Le plus intéressant étant représenté par les premières versions de I Saw Her Standing There, et de A Taste Of Honey, qui sont restées inédites, ainsi que Red Hot […] ». (Voir catalogue Sotheby’s du 27 août 1992, p.69).

A partir de ces seules informations très fragmentaires, et partant du principe qu’un Set normal dure de 40 à 45 minutes (10-15 chansons), l’auteur suédois a estimé que les trois bandes en question étaient des copies contenant les deux Sets (« 1&2 ») que les Beatles auraient interprétés au Star-Club le jour de Noël 1962. (Voir From Cavern To Star-Club, p.187). Cependant, ce choix était aussi arbitraire que risqué. En effet, le catalogue Sotheby’s stipule clairement que les trois bandes ne contiennent que 25 chansons, alors que Gottfridsson en recense lui-même un total de 44 et que Martha Rednow et Ben Gesh en dénombrent 40. Autrement dit, à supposer même qu’il n’y ait pas de coupure interne, les bandes de Sotheby’s n’en demeurent pas moins des copies nécessairement incomplètes, pouvant très bien contenir du matériel en provenance de toutes les sessions, et dans un ordre qui n’est absolument pas déterminé. On peut d’autant moins le savoir que le vendeur a finalement récupéré ses trois bandes – ainsi que la liste manuscrite – avant qu’elles ne puissent être mises aux enchères. Par conséquent, à la seule vue des informations apportées par Sotheby’s, si l’on peut raisonnablement estimer que sur les bandes en question figurent quelques chansons du Set n°1 (comme Red Hot), il n’est cependant pas possible de connaître avec certitude – ou simplement de présumer – ce qu’elles contiennent dans leur intégralité.

Fondant son raisonnement sur cette déduction erronée, Gottfridsson a donc établi une liste où il recense les 25 morceaux que les Beatles auraient interprétés au cours de ce « Set 1&2 ». (Voir cette liste en annexe). On peut remarquer que parmi ces 25 titres, I Saw Her Standing There est la seule chanson qui soit mentionnée à deux reprises. Il s’agit tout d’abord de la version I (celle qui est commercialisée sur l’album Bellaphon), que l’auteur place correctement en deuxième position grâce aux informations fournies par le Melody Maker. La deuxième version, présentée comme « inédite », se retrouve quant à elle reléguée en vingtième position sur sa liste. Cette « version II » est très importante pour Gottfridsson, car il s’appuie principalement sur elle pour confirmer qu’un second Set a bien été enregistré le jour de Noël, puisque les Beatles ne jouaient pas deux fois la même chanson au cours d’un même spectacle. Cependant, l’auteur suédois ne nous dit pas par quel raisonnement il lui a été possible d’arriver à cette conclusion et, pour toute explication, il se contente de préciser que « l’existence de cet enregistrement est confirmée par le catalogue de ventes aux enchères Sotheby’s de 1992 ». (Voir From Cavern To Star-Cub, p.181).

Cette affirmation est fausse et n’est à nouveau que le résultat d’un jugement arbitraire. En effet, dans l’hypothèse où la « version II » mentionnée par Gottfridsson existerait vraiment, cela porterait alors à trois le nombre d’interprétations de I Saw Her Standing There enregistrées par Adrian Barber, puisqu’il faut ajouter la version figurant sur le Set n°3 (improprement appelé « Set 4 » par l’auteur suédois). Or, seules deux versions de ce morceau ont été recensées jusqu’à présent de façon certaine, celles du Set n°1 et celle du Set n°3. La chanson a peut-être été jouée une deuxième fois le jour de Noël, mais nous n’avons actuellement aucune preuve qu’elle ait été enregistrée. L’existence d’un tel enregistrement n’est donc que de la pure spéculation de la part de Gottfridsson et nous allons démontrer qu’il a interprété à sa manière les informations du catalogue de la vente aux enchères. Ce document précisait effectivement que c’était la « première version » de la chanson qui était restée « inédite ». Il y a donc toutes les chances pour que ce soit celle du Set n°1. Cependant, cette première version n’est pas inédite puisque c’est précisément celle qui fut commercialisée en 1977 sur le disque Bellaphon ! Le problème, c’est qu’entre-temps, la chanson officielle avait subi quelques petites transformations. On lui avait greffé une introduction fabriquée artificiellement à partir de deux séquences distinctes (37 secondes où l’on entend d’abord Manfred Weissleder annoncer qu’il est minuit moins cinq, puis Horst Fascher présenter les Beatles), et on l’avait amputée de son solo de guitare.

Or, nous avons vu plus haut que le catalogue de Sotheby’s expliquait clairement que les bandes avaient conservé les dialogues originaux entre les chansons et que celles-ci s’enchaînaient dans l’ordre dans lequel elles avaient été initialement interprétées. Cela veut dire qu’on pouvait enfin écouter la version I de I Saw Her Standing There avec son solo de guitare, et dans son contexte d’origine. Ces « nouveautés » à elles seules étaient suffisantes pour que le rédacteur du catalogue la considère comme « inédite ». Mais Gottfridsson était tellement préoccupé à vouloir faire coïncider les sources avec son idée préconçue, qu’il semble avoir « oublié » ces détails importants . Cela dit, si par le plus grand des hasards la version présentée aux enchères s’avérait être celle du Set n°3, cela réfuterait encore plus facilement la théorie développée par l’auteur suédois. Par conséquent, rien ne lui permettait de déduire qu’il existait une troisième version de I Saw Her Standing There à partir des seules informations délivrées par le catalogue de chez Sotheby’s.

Il existe d’autres exemples d’invention de chansons chez Gottfridsson. Afin de remplir le plus possible son « Set 1&2 », l’auteur suédois a rassemblé toutes les chansons qui, d’après lui, n’appartenaient pas aux « Sets 3 et 4 » (en réalité les Sets n°2 et n°3), et il les a incluses dans le « Set 1&2 » selon un ordre totalement arbitraire, en précisant que, de toute manière, l’ordre interne des chansons n’était pas connu. Malgré cela, il n’est arrivé qu’à un total de 22 chansons sur les 25 annoncées. Or, pour que sa théorie puisse tenir la route, il fallait que le nombre de chansons de son « Set 1&2 » corresponde exactement au contenu des trois bandes présentées dans le catalogue Sotheby’s. En conséquence, pour obtenir un total de 25, il a tout simplement rajouté 3 chansons à la fin de sa liste – qualifiés de « titres inconnus » – et qui sortent bien entendu tout droit de son imagination !! On peut donc maintenant conclure que sur les 44 chansons annoncées par Gottfridsson, 4 n’ont jamais existé, c’est à dire I Saw Her Standing There « version II », ainsi que les prétendus 3 titres présentés comme « inconnus ». Par conséquent, cela Ramène le nombre total de chansons enregistrées à 40 (33 chansons différentes plus 7 versions alternatives), réparties sur trois Sets différents et non pas quatre, comme le prétend indûment Gottfridsson. Félicitations à Martha Rednow et Ben Gesh !

Depuis 1997, un certain nombre de sites Internet ainsi que plusieurs livres – dont un signé par un prétendu historien français en 1998 – ont pris pour argent comptant les conclusions de Gottfridsson et se sont contentés de les recopier mot pour mot. Et pourtant, après le précédent de l’affaire Polydor et du mythe Swanee River, force est de constater qu’une fois de plus tout le monde a bel et bien été trompé…

LES SETS RECONSTITUÉS

1) Liste simplifiée du faux « Set 1 & 2 » du 25 décembre 1962 tel que présenté dans le livre de Gottfridsson, pp.180-181 ( et immédiatement recopié par certains « spécialistes ») :

1 – Be-Bop-A-Lula (Vincent – Davis)
2 – I Saw Her Standing There (Version I) (Lennon – McCartney)
3 – Hallelujah I Love Her So (Charles)
4 – Red Hot (Emerson)
5 – Sheila (Roe)
6 – I’m Talking About You (Version I) (Berry)
7 – Twist & Shout (Medley – Russell)
8 – Mr Moonlight (Johnson)
9 – Sweet Little Sixteen (Berry)
10 – Besame Mucho (Velazquez – Skylar)
11 – Red Sails In The Sunset (Kennedy – Williams – Grosz)
12 – I Remember You (Mercer – Schertzinger)
13 – I’m Gonna Sit Right Down And Cry (Over You) (Thomas – Biggs)
14 – Kansas City/Hey-Hey-Hey-Hey (Leiber – Stoller/Penniman)
15 – I Wish I Could Shimmy Like My Sister Kate (Piron – Smith – Goldsmith)
16 – Long Tall Sally (Johnson – Penniman – Blackwell)
17 – Falling In Love Again (Can’t Help It) (Lerner – Hollander)
18 – Roll Over Beethoven (Version I) (Berry)
19 – Ask Me Why (Version I) (Lennon – McCartney)
20 – I Saw Her Standing There (Version II) (Lennon – McCartney)
21 – A Taste Of Honey (Version I) (Scott – Marlow)
22 – To Know Her Is To Love Her (Version I) (Spector)
+ 3 titres inconnus
= 25 titres.

2) La reconstruction de l’unique Set du 25 décembre 1962, – bien plus proche de la réalité historique celle-là – telle que proposée par les Allemands Martha Rednow et Ben Gesh :

1 – Be-Bop-A-Lula (Vincent – Davis)
2 – I Saw Her Standing There (Version I) (Lennon – McCartney)
3 – Hallelujah I Love Her So (Charles)
4 – Red Hot (Emerson)
5 – Sheila (Roe)
6 – Kansas City/Hey-Hey-Hey-Hey (Leiber – Stoller/Penniman)
7 – I Wish I Could Shimmy Like My Sister Kate (Piron – Smith – Goldsmith)
8 – Red Sails In The Sunset (Kennedy – Williams – Grosz)
9 – Ask Me Why (Version I) (Lennon – McCartney)
10 – I’m Gonna Sit Right Down And Cry (Over You) (Thomas – Biggs)
11 – Twist & Shout (Medley – Russell)
12 – To Know Her Is To Love Her (Version I) (Spector)
13 – Mr Moonlight (Johnson)
14 – A Taste Of Honey (Version I) (Scott – Marlow)
15 – Falling In Love Again (Can’t Help It) (Lerner – Hollander)
16 – I’m Talking About You (Version I) (Berry)
17 – Roll Over Beethoven (Version I) (Berry)
18 – Long Tall Sally (Johnson – Penniman – Blackwell)
19 – I Remember You (Mercer – Schertzinger)

A PROPOS DE L’AUTEUR DU DOSSIER

Eric Krasker est né à Nogent sur Marne en 1960. Fils de l’accordéoniste professionnel Jo Krasker, il entend parler pour la première fois des Beatles en 1964 alors que son père rentre précipitamment un jour dans leur appartement de Vincennes et lâche cette sentence telle un coup de tonnerre : « Ces Beatles et ces Yé-yé sont en train de tuer l’accordéon !! ». (Par la suite Jo Krasker s’est réconcilié avec la musique des Beatles, son orchestre l’interprétant même au cours de soirées dansantes). Mais ce n’est qu’en 1970, avec le 45 tours Sympathy des Rare Bird, qu’Eric s’intéresse vraiment à ce que l’on appelle alors la « pop music » – et bien sûr, les Beatles. La sortie en 1973 des compilations « rouge » et « bleue » agira comme un second détonateur qui le conduira à mieux connaître la discographie des quatre garçons et à apprendre la batterie, non pas sur une « Ludwig » mais sur une vieille « Hollywood » de jazz prêtée par un ami de son père ! Batteur du groupe The Peals (« Les carillons ») au début des années 80, Eric suit parallèlement des études supérieures d’histoire dans le but d’être professeur. Son intérêt croissant pour la musique le conduit cependant à marier ses deux spécialités, et alors qu’il prépare sa maîtrise il décide de consacrer ses futurs travaux à la musique populaire contemporaine, et aux Beatles en particulier.

Refusant d’emblée la mauvaise vulgarisation et conscient que le véritable débat Beatles s’effectue avant tout sur la scène anglo-saxonne, il publie en 1989 un premier courrier dans la revue spécialisée américaine Belmo’s Beatleg News. Suivront une quantité d’articles dans les publications mondiales les plus réputées en la matière : Discoveries, The 910 Newsletter, Beatlefan, Beatles Unlimited et Record Collector. Parallèlement, Eric collabore en France avec des magazines généralistes tels Le Nouvel Observateur et L’Événement du Jeudi, puis signe plusieurs autres articles pour la presse spécialisée (Best, Guitarist Magazine, Rock Mixer, etc.). Consultant spécialisé pour France Info, France Inter, Europe 1 et RTL, il est le co-auteur de La Saga des Beatles diffusée quotidiennement sur France Inter durant l’été 1994. Il termine actuellement une importante étude historique de fond sur les Beatles, un travail intitulé Les Beatles : Enquête sur un Mythe (1960-1962), qui lui a demandé huit années de minutieuses recherches. L’édition française de ce livre – truffé de documents originaux – sera commercialisée au printemps 2003.

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