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Happiness Is a Warm Gun : The Beatles : paroles, traduction, histoire…

Happiness Is a Warm Gun

Informations sur la chanson

  • Crédits : Lennon / McCartney
  • Durée : 2:43
  • Producteur : George Martin
  • Ingénieur : Ken Scott, Mike Sheady

Les paroles de la chanson

She’s not a Girl who misses much
Do do do do do do do do

She’s Well acquainted with the touch of the velvet hand
Like a lizard on a window pane
The man in the crowd with the multicoloured mirrors
On his hobnail boots
Lying with his eyes while his hands are busy
Working over time
A soap impression of his wife wich he hate
And donated to the National Trust

I need a fix ’cause I’m going down
Down to the bits that I left uptown
I need a fix ’cause I’m going down
Mother Superior jump the gun
Mother Superior jump the gun
Mother Superior jump the gun
Mother Superior jump the gun

Happiness is a warm gun
Happiness is a warm gun
When I hold you in my arms
And I feel my finger on your trigger
I know nobody can do me no harm
Because happiness is a warm gun

Yes it is
Happiness is a warm – Yes It Is – gun…
But don’t you know that happiness is a warm gun

La traduction de la chanson

John Lennon a dit un jour de cette chanson qu’elle était « une sorte d’histoire du rock n’roll », car elle comprend trois sections différentes alors que le morceau dure moins de trois minutes. Après une brève introduction au chant accompagné d’une guitare(« She’s not a girl who misses much… », paroles qui font référence à Yoko Ono), la batterie, la basse et la deuxième guitare font leur apparition, et le morceau se poursuit sur des paroles surréalistes qui auraient été inspirées à John Lennon lors d’un trip sous LSD : « She’s well acquainted with the touch of the velvet hand like a lizard on a window pane/The man in the crowd with the multicoloured mirrors on his hobnail boots […] »
Une des caractéristiques musicales les plus remarquables de cette chanson sont les fréquents changements de tempo. Elle commence en 4/4, passe en 3/4 pendant la section « I need a fix… », puis en 6/8, 3/4, 4/4… Pendant l’interlude parlé de la section finale, la partie instrumentale revient en 3/4 à part la batterie qui reste en 4/4. C’est l’un des rares cas de polyrythmie dans l’œuvre des Beatles.
D’après une interview de John Lennon parue en 1970 dans le magazine Rolling Stone, le titre de cette chanson vient de la couverture d’un magazine d’armes à feu que le producteur George Martin lui avait montré : « Je crois qu’il m’avait montré la couverture d’un magazine qui disait Happiness Is a Warm Gun(Le bonheur est un pistolet encore chaud). C’était un magazine d’armes à feu. J’ai trouvé que c’était une formule fantastique, insensée. Si le pistolet est encore chaud ça veut dire que vous venez juste de tirer. »
La chanson est enregistrée les 23 et 24 septembre 1968 aux studios d’Abbey Road. C’est John qui chante.
Elle est éditée le 22 novembre 1968 sur le double album blanc. On peut également trouver une versiondémo sur la compilation Anthology 3.La chanson enchaîne ensuite une autre section qui est en fait un fragment provenant d’un autre morceau de John Lennon appelé I Need a Fix, et dont on peut entendre la démo enregistrée au printemps 1968, sur l’album Anthology 3. Les paroles de cette section, « I need a fix/cause I’m going down […] Mother superior jump the gun », peuvent faire penser que la chanson parle de la dépendance à l’héroine de John Lennon à cette époque — dépendance notoire à laquelle il fait lui-même allusion dans sa chanson Cold Turkey avec le Plastic Ono Band. Cependant, Lennon a nié cette interprétation. La section finale est une parodie de Doo-Wop, (« happiness is a warm gun ») avec des chœurs chantant « bang, bang, shoot, shoot ». La structure à plusieurs sections de ce morceau inspirera plus tard Radiohead pour leur morceau Paranoid Android de l’album OK Computer.

L’histoire de la chanson

John eut l’idée de cette chanson lorsqu’il découvrit un magazine dédié aux armes qui traînait dans les studios. Un titre en couverture disait « Le bonheur est un flingue chaud dans ta main » La phrase était trop belle pour qu’il l’oublie et il commença à jouer avec ces mots. « Je me suis dit, qu’elle phrase incroyable ! remarqua John plus tard. Une arme chaude signifie que l’on vient de tuer. »

 

John ne vivait que depuis peu de temps avec Yoko, l’artiste japonaise qu’il avait rencontrée en 1966. De son propre aveu, il se sentait à l’époque « très axé sur le sexe » et l’idée d’un arme chaude prit rapidement d’autres connotations, donnant naissance à de nouvelles allusions, comme les démangeaisons du doigt sur la gâchette. La chanson parlait de n’importe qui et de Yoko à la fois. C’était elle qu’il tenait dans ses bras, elle qui était, trop intelligente pour rater quoi que ce soit, et elle qu’il appelait
toujours mère, ou mère supérieure.

 

Mais le texte original assez simple et principalement obscène a été enrichi d’images inspirées par le hasard et le LSD lors d’une soirée où John, Derek Taylor, Neil Aspinall et Pete Shotton s’étaient retrouvés dans une maison à Newdigate près de Dorking dans le Surrey.

 

« John nous a dit qu’il avait écrit la moitié d’un chanson et qu’il voulait que nous lancions des phrases au hasard, explique Taylor. Tout d’abord il nous a demandé comment décrire une fille très intelligente. Je me suis souvenu d’une phrase de mon père : « She’s not a Girl who misses much » (C’est une fille qui ne rate pas grand chose). Ca n’a pas l’air d’un grand compliment mais dans le Merseyside, c’est le mieux qu’une femme puisse obtenir. Puis j’ai raconté l’histoire d’un type que ma femme et moi avions
à l’hôtel Carrick Bay sur l’île de Man. Il nous a dit « J’adore porter des gants de Moleskine. Ca me fait une drôle d’impression quand je sors avec mon amie. Ca a fourni le vers « She’s Well acquainted with the touch of the velvet hand.

 

Puis les paroles disent « Like a lizard on a window pane » A mon avis c’est un symbole de rapidité. Souvent quand nous vivions à Los Angeles, on tournait la tête et nous voyions de petits lezards qui filaient sur la vitre.

 

«  The Man in the crowd with the multicolours mirrors on his hobnailed boots » vient de quelque chose que j’avais lu dans les journaux. Un fan de Manchester City avait été arrêté parce qu’il avait fixé des miroirs sur le bout de ses chaussures pour regarder sous les jupes des filles. Nous nous sommes dit que c’était vraiment un moyen tortueux et retors de se faire un petit frisson. Les miroirs sont devenus multicolores et les bottes ferrées pour des questions de rime. »

 

Les mots «  Lying with his eyes while his hands are working overtime » viennent d’un autre article qui parlait d’un homme qui portait une cape et des fausses mains en plastique qu’il posait sur le comptoir des magasins. Avec les vraies il attrapait tout ce qu’il pouvait et remplissait un sac attaché à sa ceinture. Enfin l’idée de « which he ate and donated to the National Trust » vient d’un conversation que nous avions eu sur l’horreur des promenades dans les espaces publics du Mersey side où l’on trouve
des étrons derrière tous les buissons et dans tous les anciens abris aériens. L’idée de faire don de ce qu’on a mangé au National trust (organisme voué à la conservation des paysages et des monuments historiques) est donc assez claire », conclut Taylor.

Musiciens ayant participé à l’enregistrement

Paul McCartney : choeurs, basse
John Lennon : voix principale, choeurs, guitare principale, guitare rythmique, orgue
George Harrison : choeurs, guitare principale,
Ringo Starr : tambourin, batterie

L’enregistrement de la chanson

23 Septembre 1968 : enregistrement de 45 prises instrumentales.
24 Septembre 1968 : enregistrement de 25 prises numérotées de 46 à 70. Il s’agit toujours de prises instrumentales.
25 Septembre 1968 : ajout de la piste voix sur le mixage obtenu à partir des pistes 53 et 65.
Version Finale : prise 65

La contribution de chacun des Beatles

John Lennon : 100 %

Les reprises de cette chanson par d’autres artistes

U2, Breeders, World Party

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