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Norwegian Wood (This Bird Has Flown) : The Beatles : paroles, traduction, histoire…

Norwegian Wood (This Bird Has Flown)

Informations sur la chanson

  • Crédits : Lennon / McCartney
  • Durée : 2:05
  • Producteur : George Martin
  • Ingénieur : Norman Smith, Ken Scott, Ron Pender

Les paroles de la chanson

I once had a Girl, or should I say, she once had me
She showed me her room, isn’t it good, norwegian wood ?

She asked me to stay and she told me to sit anywhere
So I looked around and I noticed there wasn’t a chair

I sat on a rug, binding my time, drinking her wine
We talked until two and then she said, « It’s time for bed »

She told me she worked in the moring and started to laugh
I told her I didn’t and crawled off to sleep in the bath

And when I awoke I was alone, this bird had flown
So I lit a fire, isn’t it good, norwegian wood

La traduction de la chanson

Une fois j’ai eu une fille
ou peut être devrais-je dire
que c’est elle qui me posséda ?
elle me montra sa chambre.. n’est-ce pas bon le Bois Norvégien ?
Elle me demanda de rester
et me dit de m’asseoir n’importe où
j’ai regardé autour de moi
et je vis qu’il n’y avait pas de chaise
je m’assis sur le tapie
attendant mon heure
buvant son vin
nous conversâmes jusqu’à deux heures
et elle dit alors « il est l’heure d’aller au lit »
elle me dit qu’elle travaillait le matin
et se mit à rire
je lui dis que je ne travaillais pas
et je me traînai jusqu’à la salle de bain pour dormir
et lorsque je me réveillai
j’étais seul
l’oiseau s’était envolé
c’est alors que j’allumais un feu
n’est ce pas bon le bois Norvégien ?

L’histoire de la chanson

John Lennon écrit Norwegian Wood au mois de février 1965 au cours de vacances à Saint-Moritz, en Suisse. À l’époque, Lennon est le seul membre des Beatles à être marié, mais il n’est pas heureux avec Cynthia Powell, qu’il a épousée en 1962 lorsqu’elle lui annonce qu’elle est enceinte1. Le musicien, dont les admiratrices ne manquent pas, commet ainsi de nombreuses infidélités, et c’est l’une de ces histoires extra-conjugales qu’il conte dans Norwegian Wood. D’après Pete Shotton, un de ses plus intimes amis, la personne dont il est question dans la chanson est une journaliste proche de Lennon1. Toujours officiellement avec Cynthia, ce dernier prend des précautions lors de l’écriture pour que sa femme ne se doute de rien2.
Il débute ainsi son texte par une approche classique : « I once had a girl… » (j’ai eu une fille), avant de se reprendre et de retourner immédiatement la situation : « …or should I say she once had me » (ou plutôt, c’est elle qui m’a eu). Invité à entrer dans son appartement et à s’asseoir, il constate qu’il est meublé en pin de Norvège (Norwegian wood). Voyant qu’il n’y a pas de chaise, il s’assied sur un tapis et patiente avec un verre de vin. Les deux protagonistes passent ensuite le reste du temps à discuter, jusqu’à ce que la fille, qui travaille le lendemain, décide qu’il faut aller se coucher. Lennon se voit obligé de dormir dans la baignoire et, lorsqu’il se réveille, se retrouve seul : « l’oiseau s’est envolé » (« This bird has flown »). La chanson se termine lorsque l’auteur se venge en mettant le feu à l’appartement, avant de conclure : « Isn’t it good, norwegian wood ? » (N’est-ce pas bon, le pin norvégien ?). Dans ce texte où c’est la femme qui a l’initiative, Lennon reste ainsi évasif et ne dit rien sur ce qui s’est probablement réellement passé.
Pour écrire cette chanson, John Lennon s’est inspiré, comme à l’accoutumée, de sa propre expérience. En plus du thème de l’infidélité, les détails de la chanson ont leur explication : le pin de Norvège est mentionné car il était en vogue dans les années 1960, et le protagoniste doit dormir dans la baignoire car c’est ce que Lennon demandait souvent à ses amis de faire lorsqu’il les hébergeait. Enfin, l’idée de l’incendie de l’appartement est suggérée par Paul McCartney ; elle serait inspirée de l’habitude qu’avait Lennon de brûler des meubles dans la cheminée, lorsqu’il habitait à Liverpool1. Cependant, à l’époque, certains comprennent l’expression utilisée dans la chanson (« I lit a fire ») comme « j’ai allumé un joint », plutôt qu’un incendie.

L’enregistrement de la chanson débute le 12 octobre 1965 à Abbey Road. Initialement, elle est intitulée This Bird Has Flown (cet oiseau s’est envolé). Il ne faut qu’une seule prise pour l’enregistrer, mais, avec les répétitions et l’overdubbing, le travail prend un peu plus de quatre heures. Toutefois, le résultat n’est pas celui escompté par John Lennon et on repart de zéro neuf jours plus tard. Cet après-midi-là, dans le studio 2, le groupe enregistre trois nouvelles prises, chacune étant significativement différente. Sur la première, le sitar domine nettement l’introduction ; basse et batterie sont absentes. La seconde prise est surtout acoustique (deux guitares acoustiques, une basse, et les vocaux de Lennon et Paul McCartney), et voit l’émergence de l’introduction à la guitare de la version finale. Enfin, la dernière prise voit le retour du sitar et constitue le résultat final, que Lennon baptise Norwegian Wood (This Bird Has Flown).

Le sitar fait son apparition dans l’éventail musical des Beatles.
Il s’agit de la première fois que George Harrison joue du sitar sur un disque des Beatles2. Il découvre l’instrument lors du tournage du second film mettant en scène le groupe, Help!, paru fin août 1965. En effet, des musiciens indiens apparaissent lors d’une scène au restaurant et Harrison a l’occasion d’essayer l’instrument. Toutefois, le déclic survient véritablement lorsqu’il écoute pour la première fois la musique de Ravi Shankar, grand joueur de sitar et dont tout le monde lui parlait alors2. Harrison se procure donc un sitar, quoique de piètre qualité, dans un magasin d’Oxford Street. Quant au choix de l’utiliser dans Norwegian Wood : « D’habitude on commençait à fureter dans le placard pour voir si on dénichait quelque chose, un nouveau son, et j’ai pris le sitar […] Je n’avais pas réfléchi à ce que j’allais faire avec. Ça a été très spontané. »
À ce moment-là, George Harrison est toujours en apprentissage et ne maîtrise pas encore parfaitement l’instrument, en témoignent les différents essais qu’il fait tout au long de l’enregistrement. Ainsi, les deux premières prises8 sont complètement dominées par le sitar, qui est omniprésent et comble tous les trous. Quelqu’un constate le problème et la troisième prise est enregistrée sans l’instrument. Finalement, le dosage recherché est obtenu à la quatrième et dernière tentative, qui sera retenue pour la publication.
Par ailleurs, l’enregistrement de l’instrument a posé quelques difficultés à l’équipe technique, l’ingénieur Norman Smith expliquant qu’il a été difficile d’obtenir un résultat satisfaisant : « C’est très difficile d’enregistrer le sitar parce que cela génère beaucoup de pics pourris, et une forme d’onde très complexe. Les aiguilles partaient droit dans le rouge, en distorsion, et nous n’obtenions pas un son correct. J’aurais pu utiliser un limiteur, mais cela aurait fait perdre en qualité sonore. »
Depuis que Harrison a joué du sitar sur Norwegian Wood, la presse fait tout pour organiser une rencontre avec Ravi Shankar. Finalement, le Beatle lui rendra visite en Inde et prendra même des leçons de sitar, au cours d’un séjour de six semaines en septembre 1966. Par la suite, Harrison ne se départira plus de son intérêt pour la culture de ce pays, et son influence s’immiscera rapidement dans nombre de ses chansons, comme Love You To et Within You Without You.

Musiciens ayant participé à l’enregistrement

Paul McCartney : choeurs, basse
John Lennon : voix principale, guitare rythmique
George Harrison : sitar
Ringo Starr : tambourin, batterie

L’enregistrement de la chanson

12 Octobre 1965 : enregistrement de la prise 1
21 Octobre 1965 : enregistrement des prises 2, 3, 4, 5 (chacune des prises sont complètes et différentes)
Version finale : prise 4.

La contribution de chacun des Beatles

Paul McCartney : 80 % / John Lennon : 20 %

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Alan Copeland, Austria Pop Symphony Orchestra, Bangor Flying Circus, Beto Guedes And Milton Nascimento, Bryan Hyland, Buddy Rich, Charlie Byrd, Cornershop , Count Basie, Electric Love Muffin, F Marino And Mahagony Rush ,Frugal Sound, Gary Burton, Herbie Hancock, Hour Glass, Hugh Masakela, Jan And Dean, Johnny Keating, Les Boreades, P.M. Dawn, Paul Horn Quartet, Peter Walker, Sergio Mendes And Brazil 66, Stone, The Charles River Valley Boys, he Hollyridge Strings, The Kingston Trio, Tony Purrone Trio, Vicki Carr, Victor Wooten

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