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Doris Troy

La voix céleste sur DARK SIDE OF THE MOON des Pink Floyd, c’est elle. Les chœurs superbes de « You Can’t always get what you want », c’est aussi elle. La voix aux côtés de « In the Middle of nowhere » avec Dusty Springfield c’est encore elle : Doris Troy.
Elle a aussi l’immense privilège d’être l’une des rares femmes avec Mary Hopkins d’avoir pu être signée chez Apple.

Doris Higgenssen est née le 6 janvier 1937 à Harlem, un quartier défavorisé de New York. Son père est un notable des églises catholiques de Harlem. Il dirige des chœurs de gospel destinés aux cérémonies religieuses. Aussi dès son plus jeune âge Doris Troy participe à des messes et pousse ses vocalises dans les offices. Elle sera remarquée par Dionne Warwick qui la prend sous son aile. Puis elle chante pour les Drifters mais aussi Salomon Burke et Chuck Jackson.

Parce qu’elle aime le jazz et la mythologie grecque, elle décide en 1962 de prendre le pseudonyme de Troy en l’honneur d’Hélène de Troie (qui en anglais s’écrit Troy). Elle va alors rapidement s’intéresser au rythm’and blues aux côtés de Dionne et Dee Dee Warwick. Elle écrit ses premières chansons vers l’âge de 15 ans et réussit en 1963 à se faire connaître auprès de Atlantic Records. Elle signe « Just One Look » qui devient l’un des premiers hit parade de la soul music naissante.

Son style mélange pop, soul et jazz. Si elle n’obtient plus de succès aux Etats-Unis dès 1965, elle devient en Angleterre une nouvelle icône et l’une des premières chanteuse aux origines antillaise à se tailler un succès incontestable. Les Hollies reprennent en 1964 la chanson « Just One Look » tandis que la chanteuse Linda Ronstadt obtiendra un succès avec ce titre en 1978.

Aussi, c’est lors de fréquents voyages en Angleterre pour promouvoir l’album JUST One LOOK (1963) qu’elle va rencontrer les Beatles. Le 16 avril 1965, Doris Troy les côtoie dans l’émission Ready, Steady Go ! Elle accompagne les Beatles qui sont venus promouvoir le titre « Ticket To Ride ».

Peu après, n’appréciant que moyennement le rythme des promotions de disque, elle souhaite plutôt apporter ses contributions vocales aux albums d’autres personnes. Aussi, elle forme avec trois autres choristes (Madeline Bell, Eliza Strike et Nanette Workman) un quatuor de voix gospel qui devient très rapidement, après des répétitions, la coqueluche de moult artistes. Les Rolling Stones la font chanter en 1967 dans l’excellent « You Can’t Always get what you want ». L’année suivante, elle chante aux côtés de Joe Cocker et de Jimmy Page sur la reprise mythique « With A little help from My Friends ». Elle est pressentie pour chanter à Woodstock mais ne sera finalement pas aux côtés de Joe Cocker.

Elle chante par la suite avec les Rolling Stones à nouveau en 1969 sur le disque LET IT BLEED. Elle sympathise avec Billy Preston en 1968 et assiste en Avril 1969 aux enregistrements de son disque THAT’S THE WAY God PLANNED IT sur lequel jouent aussi George Harrison et Eric Clapton. Elle écrit avec lui le titre « Let Us All Get Together Now », un titre ou l’on croise en plus du jeu de guitare de George Harrison celui de Keith Richards. Puis elle cosigne sur le même disque « This Is It ». Ce disque est considéré par beaucoup comme l’une des meilleures productions de George Harrison pour un autre artiste. Un titre comme « Hey Brother » est un poignant hommage à « Hey Joe » de Jimi Hendrix par exemple. Notez aussi le présence de Ginger Baker du groupe Cream à la batterie sur ce disque.

Ringo Starr jouera également de la batterie sur le titre « That’s the way God planned It ». Les sessions d’enregistrement s’étaleront entre février et avril 1969. Et le disque sera un succès durant l’été 1969.

Doris Troy devient alors une proche de George Harrison à cette époque et son association au disque de Billy Preston l’amène tout naturellement à se porter candidate pour une production Apple. Elle propose en premier lieu la musique d’un film d’animation, TIMOTHY’S TRAVEL mais aucun des Beatles ne lui donne un coup de pouce.

George Harrison est tellement satisfait du résultat de l’album de Billy Preston qu’il décide de garder le personnel d’enregistrement, dont Doris Troy pour l’album suivant de Preston ENCOURAGING WORDS mais surtout aussi pour ALL THINGS MUST PASS.

George Harrison écrit alors « My Sweet Lord » en 1970 et Billy Preston en enregistre une version avec Doris Troy. Dès le 26 mars 1970, il passe en revue l’ensemble des titres pour son futur disque. Parmi les innombrables titres inédits, il enregistre une version de « Get Back » destinée à Doris Troy. George qui a besoin d’un chœur invite tout naturellement Doris Troy à chanter sur All Things Must Pass.

Son nom ne figure pas directement sur les notes de crédit du disque mais elle fait partie de George O’Hara-Smith Singer. Certains prétendent que la chanteuse n’avait pas pris part à l’enregistrement mais Doris Troy a fréquemment parlé de se vocalises pour George Harrison.

On peut donc penser l’entendre sur « My Sweet Lord », les deux versions de « Isn’t It A Pity », « What Is Life », « Let It Down », « Awaiting on you all », « Art Of Dying » et « Hear Me Lord ».

Dans cet emploi du temps surchargé mais grouillant d’amis talentueux, George Harrison accepte de produire le disque Doris Troy de la chanteuse. Il convoque pour elle une foule de stars incroyable en juin 1970 comme Ringo Starr, Eric Clapton, Stephen Stills, Peter Frampton (qui joue bel et bien sur All Things Must Pass), Jim Gordon et Alan White, ex-membre du Plastic Ono Band. Les chanteuses Madeline Bell, Eliza Strike et Nanette Workman la rejoignent. Il y’a aussi Gary Wright, Jackie Lomax, Leon Russell, Klaus Voormann, l’ancien ami des Beatles de la période d’Hambourg, Carl Raddle à la pedal steel, Delaney and Bonnie Bramlett, Bobby Keys et Jim Price.

Le résultat de ces sessions donnera des titres cosignés avec les ex-Beatles

Lire  David Bowie

George Harrison cosigne « Ain’t That Cute » et “Give Me Back My Dynamite”. Avec aussi Ringo Starr et Stephen Stills, ils cosignent “Gonna Get My Baby Back » et “You Give Me Joy Joy”. George Harrison joue de la guitare sur tous les titres sauf « Exactly Like You ».

Ringo Starr joue de la batterie sur les titres « Ain’t That Cute », « Special Care », « Give Me Back My Dynamite », « Gonna Get My Baby Back », “I’ve got to be strong”, “So Far”, “You Give Me Joy Joy” et “Don’t Call Me no more”.

C’est lors de l’enregistrement de la chanson « Ain’t That Cute » que George Harrison apprend que sa mère Louise Harrison est entrée à l’hôpital pour un cancer. Il écrit « Deep Blue » pendant les sessions d’enregistrement de l’album DORIS TROY.

Deux singles sortiront, « Ain’t That Cute » et « Jacob’s Ladder » qui aura pour face B une reprise de « Get Back » enregsitrée le 28 Août 1970. Il reste aussi de ces sessions une jam inédite du nom de « Pete Drake’s Talking Steel Guitar ». Un medley qui comprend entre autres une reprise de « Bridge Over Troubled Water » avec le vocoder de Peter Frampton.

« Ain’t That Cute » et « Vaya Con Dios » avaient été enregistrés le 13 février 1970. Tout le reste de l’album sera enregistré en juin 1970. L’album est publié chez Apple le 11 septembre 1970.

En 1992, le disque est réédité en CD et augmenté de cinq titres. « All That I’ve Got » est coécrit avec Preston tandis que figure surtout l’excellente reprise de « Get Back » de Doris Troy. Ringo Starr et George Harrison jouent tous deux sur les titres « All That I’ve Got », « Dearest Darling » et « What you will Blues ».

Voici le tracklisting du disque

1) Ain’t That Cute (Harrison/Troy) 3 :52
2) Special Care (Stills) 2:57
3) Give Me Back My Dynamite (Harrison/Troy) 4:54
4) You Tore Me Up Inside (Schinnery/Troy) 2:27
5) Games People Play (South) 3:04
6) Gonna Get My Baby Back (Harrison/Starr/Stills/Troy) 2:17
7) I’ve Got To Be Strong (Lomax/Troy) 2:34
8) Hurry (Carroll/Troy) 3:10
9) So Far (Troy/Voormann) 4:25
10) Exactly Like You (Fields/McHugh) 3:06
11) You Give Me Joy Joy (Harrison/Starr/Stills/Troy) 3:38
12) Don’t Call Me No More (Schinnery Troy) 3:38
13) Jacob’s Ladder (traditionnal) 2:57

BONUS TRACK

• All That I’ve Got (Preston/Troy) 2:57
• Get Back (Lennon McCartney) 3:06
• Dearest Darling (Troy) 2:50
• What You Will Blues (Troy) 4:57
• Vaya Con Dios (James/Pepper/Russell) 3:29

L’album est commercialisé le 11 septembre 1970. Malgré la présence de George et Ringo et de la foule d’invités, Doris Troy ressent un désaveu de promotion pour son disque. Il faut dire que George Harrison est aussi occupé par ALL THINGS MUST PASS mais également par le disque de Billy Preston et l’imminent procès des Beatles. Aussi décide-t-elle quelques mois après de quitter le label, déçue par le service après-vente.

Auparavant, elle a eu le temps de tourner dans le film promotionnel que Ringo Starr a supervisé pour la promotion de Sentimental Journey, son premier disque.

Elle rencontre John Lennon et Yoko Ono après leurs séances de désintoxication en compagnie du docteur Jdanov à Londres à la fin de l’année 1970. C’est le procès des Beatles et les séances d’enregistrement de « Power To The People » débutent à aux studios Ascot de John Lennon le 22 janvier 1971. Doris Troy apportera sa contribution vocale sur le titre dans les jours qui suivent. Le single sera commercialisé le 8 mars 1971 en Angleterre.

Peu après sa déception par rapport à Apple Doris Troy repart aux Etats-Unis. Elle signe chez Polydor et sortira deux autres disques RainBOW TESTAMENT en 1972 et STRETCHING OUT en 1974.

Elle chante sur les disques de Nick Drake qui enregistre avec John Cale du Velvet Underground. Puis elle retrouve Gary Wright et Alan White sur le disque de Sky, DON’T HOLD BACK. Gary Wright l’invite sur son disque EXTRACTION qui sort en 1971

En 1971, elle retrouve une bonne partie de l’équipe de ALL THINGS MUST PASS sur le disque de Dr John, THE SUN, MOON AND HERBS. Elle chante même en duo avec Mick Jagger. Cette même année, c’est avec Elton John et Rod Stewart qu’elle chante pour le disque EVERYTING STOPS FOR THE TEA de Long John Baldry.

Toujours en 1971 elle collabore avec Humble Pie pour le disque ROCK ON. A la tête de la production on y trouve Glyn Johns, l’un des producteurs de LET IT BE.

En 1972 sort le disque FOOTPRINT de Gary Wright, ami de George Harrison et qui joue de la guitare. Il est indirectement crédité au titre de George O’Hara et joue sur le titre « Two Faced Man ». Doris Troy est dans les chœurs de ce disque.

C’est par l’intermédiaire de Gary Wright qu’elle chante sur le disque SHORT STORIES de Steve Gibbons. Un disque où l’on croise Alan White, Hugh McCracken (qui a joué sur Ram) et Tony Visconti qui a écrit des arrangements pour Paul McCartney sur Band On The Run.

En octobre 1972, Paul McCartney enregistre « Live And Let Die » avec George Martin à Abbey Road. Dans le studio voisin se trouve Carly Simon qui met la touche finale à l’album NO SECRETS. Avec Linda, ils s’invitent à chanter sur le titre « Night Owl » avec aussi dans les chœurs Doris Troy. L’album sortira le mois suivant. Précisons que Carly Simon était alors la compagne de James Taylor, un artiste révélé par Paul McCartney par le biais d’Apple ( I Know You montre que le monde est petit).

On peut aussi l’entendre surtout chanter sur DARK SIDE OF THE MOON. Elle livre sur le titre « The Great Gig In The Sky » une performance vocale exceptionnelle. Lors des sessions d’enregistrement, elle rencontre Paul et Linda McCartney qui enregistrent eux aussi à Abbey Road Red Rose Speedway. Sur le dernier titre, elle chante tandis que la voix de Henry Mccullough peut être entendue. Les Pink Floyd avaient demandé à chaque membre du studios ainsi qu’auxWings de répondre à des questions. Paul et Linda se sont prêté au jeu mais leurs voix n’ont pas été retenues pour le titre final : « Eclipse ». Cette exceptionnelle piste vocale sera aussi enregistrée à la fin 1972.

Lire  Michael Jackson

A la fin de l’année 1973, elle chante aux côtés de Robert Wyatt sur le disque BANANAMOUR de Kevin Ayers. Sur ce disque se trouve aussi Howie Casey, le saxophoniste de Band On The Run. Elle le connaissait déjà puisqu’il jouait aussi sur THE ROY YOUNG BAND de Roy Young en 1971.

En 1974 Kevin Ayers fait appel à elle à nouveau pour CONFESSIONS OF DR Dream AND OTHER STORIES où elle aura l’occasion de mêler sa voix à celle de Nico du Velvet Underground. Trevor Jones tient la basse sur ce disque et il aura l’occasion de jouer sur Flowers In The Dirt de Paul McCartney en 1989. Et en 1976, elle chante à nouveau avec Kevin Ayers sur le disque ODD DITTIES, qui comprend de très nombreuses interventions de Mike Oldfield.

Toujours en 1974, elle chante sur le disque de Vivian Stanshall MAN OPENING UMBRELLAS AHEAD. On trouve aussi Jim Capaldi et Steve Winwood qui ont tous deux collaboré avec George Harrison par la suite. Le disque, qui fut enregistré aux studios d’Apple à Londres, pourrait avoir reçu un coup de main de Paul McCartney à la basse et à la production. On sait qu’il a fréquemment rendu visite à Vivian Stanshall en 1973-74 mais quant à savoir si il participe au disque, rien ne permet encore aujourd’hui de le dire.

Non contente d’avoir pu chanter avec les 4 Beatles en deux ans, Doris Troy aura l’occasion de chanter aussi avec Michael McCartney sur le disque SOLD OUT des Scaffold. Elle chante avec Neil Innes et Roger McGough. Ce dernier est un ami de Paul McCartney que l’on a pu voir à ses côtés lors des lectures de Blackbird SINGING en mars 2001 à Liverpool.

Elle chante avec ce qu’il reste du Spencer David Group en 1974. C’est Steve Winwood qui la conseille auprès de ses anciens compères.

Peu après, elle chante sur le disque PACIFIC FREIGHT HEAVY METAL de Peter Frampton avec entre autres dans les chœurs…Johnny Hallyday (non, vous ne rêvez pas, l’interprète de « Marie » a su parfois se choisir des collaborateurs de renom). Il joue de la guitare et participe même à la production.

Toujours en 1974, elle travaille ses voix avec Geoff Emerick, l’ingénieur des Beatles sur le disque FIRST OF THE BIG BANDS de Ashton&Lord. Elle retrouve Peter Frampton, Jon Lord de Deep Purple et Ron Wood des Rolling Stones.

Au milieu des années 70, elle commence à ralentir son rythme effréné de collaborations avec le grattin du rock anglais. Elle chante tout de même sur YOU CAN’T TEACH AN OLD DOG NEW de Eddie Hardin, avec à la batterie Ian Paice de Deep Purple qui a joué sur RUN, DEVIL, RUN de Paul McCartney en 1999. Mais elle l’avait déjà rencontré aussi sur le disque IN MY TIME de Mike Hurst, sorti en 1971.

Elle tente en 1976 d’accrocher le wagon disco avec « Can’t hold On » mais elle préfère se produire dans des cabarets ou des hôtels des Etats-Unis afin de chanter son répertoire déjà bien fourni depuis 1963. Elle élit domicile à Las Vegas et se produit alors régulièrement dans les prestigieux hôtels du Névada. Et puis sa sœur, Vy Higgenssen écrit une comédie musicale du nom de MAMA I WANT TO SING, qui est un hommage à la vie de Doris Troy. Le show commence à faire un carton dans tous les Etats-Unis et le plus gros succès de tous les temps à Broadway. Nous sommes en 1984 et Doris Troy cesse provisoirement de chanter dans des restaurants ou des hôtels et assure le succès de la comédie en Angleterre et aux Etats-Unis. Puis elle s’embarque pour ce succès en Grèce, au Japon, en Suisse, en Egypte. Dans le spectacle, elle joue le rôle de sa propre mère.

A la fin des années 80 et début des années 90, elle joue toujours MAMA I WANT TO SING et se produit toujours dans les hôtels de Las Vegas avec succès. Elle revient en 1996 pour des galas de soul music où l’on peut l’écouter à nouveau chanter « Just One Look ».

Elle s’installe alors en Angleterre mais en repart en 1997 pour un nouveau projet : une comédie musicale pour l’an 2000. Ce sera dès 1999 GOSPEL IS au Williams Lafayette Institute Of Arts de Harlem, un lieu proche de ses origines.

A la fin des années 90, George Harrison et Paul McCartney la reverront de temps en temps après ses spectacles de Las Vegas quand ils auront l’occasion de s’y rendre.

En l’an 2000 elle tourne quelques spots de publicité et autorise à Pepsi l’utilisation de « Just One Look ». Mais elle tombe malade à la fin de cette année là.

Elle tente de concilier une santé défaillante et la composition de nouveaux titres pour un nouveau spectacle. Elle joue toujours parfois son GOSPEL IS.

Mais le 16 février 2004, elle rend son dernier souffle à Las Vegas à 67ans. Le monde du rock est en deuil et des stars comme David Gilmour, Stephen Stills ou Mick Jagger font part de leur condoléances au travers de la presse.

Rares sont en effet les chanteuses qui ont eu le privilège de chanter avec les quatre Beatles sur des œuvres solo ou via des collaborations avec d’autres artistes. Doris Troy, par ses vocalises a réussis à se mettre dans la poche une foule d’admirateurs de la génération de rockers des années 60. Elle fut l’une des premières à chanter de la soul et sa personnalité lui a ouvert les portes d’Apple. Et l’amitié de George Harrison.

En 2002, son nom est associé à une rétrospective de Mike Hurst.

Sur le disque HOME/IN MY TIME, elle chante sur plusieurs titres. Il est à noter que Zak Starkey figure lui aussi sur le track listing du disque.

dor

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