David Bowie

David Bowie (né Jones) naît le 8 janvier 1947 à Brixton près de Londres dans un milieu très modeste et un quartier défavorisé. La légende affirme qu’à l’âge de 8 ans il s’est bagarré avec un de ses camarades de classe à la suite de quoi l’une de ses pupilles resta dilatée. Ce qui expliquerait ses yeux vairons et ce regard magnétique. Le pseudo Bowie reste un mystère. Il le choisit en lisant le livre « Vendredi où la vie sauvage ». La capitaine Bowie étant un compagnon d’infortune de Robinson Crusoé.

Il apprend le saxophone et la guitare et forme en 1963 The Kon Rads, puis the Hooker Brothers

En 1964 avec les King Bees, il enregistre son premier single « Liza Jane ». Pour promouvoir le disque il se fait aider de Dick James, l’éditeur des Beatles qui rédige des annonces pour le groupe.

Le 14 janvier 1966, David Bowie, qui a déjà un sacré sens du marketing et de la promotion, interprète avec son groupe The Lower Third, l’excellent « Can’t Help Thinking About Me ». Une fête suit l’événement au Victoria Tavern à Londres à Strathearn Place. Parmi les célébrités du public se trouve (et c’est incroyable) Freddie Lennon, le père de John qui était invité pour la promotion de son disque « That’s My Life ». Bowie prédit que ce titre ne sera jamais joué à la radio car il parle d’une fugue d’adolescent. Or l’année suivante, sort « She’s Leaving Home » et du coup ce titre donne un bon coup de pub à Bowie puisque la BBC programme conjointement son premier album, le single susmentionné et SGT PEPPER’S.

 

Après plusieurs singles de très bonne tenue, le premier album de Bowie, DAVID BOWIE sort le même jour que SGT PEPPER’S, le 1er juin 1967. Le disque de Bowie a de nombreuses similitudes avec Revolver et SGT PEPPER’S. Outre le fait d’être sorti à la même date, des titres comme « She’s Got Medals », « Uncle Arthur » ou « Sell Me A Coat » sont respectivement les échos de « Lovely Rita », « Eleanor Rigby » et « She’s leaving Home ». David Bowie s’inspire de George Harrison dans le titre « Join The Gang » où il agrémente son chant d’un tapis de sitar. Le 1er septembre 1967, il enregistre « Karma Man » et « Let me sleep Beside You » avec notamment à la batterie Alan White, qui fera ensuite partie du Plastic Ono Band. En 1968, il crée un show cabaret qui inclut notamment «Yellow Submarine », « All You Need Is Love » et « When I’m Sixty Four ». A ce même moment, pour promouvoir son spectacle, il se rend aux bureaux d’Appledans le but d’être parrainé par les Beatles. Il sera reçu par Paul McCartney qui se trouve enchanté par le jeune homme. Mais aucune suite n’aura jamais lieu.

 

En 1969, David Bowie compose le titre « Space Oddity » après avoir vu le film de Stanley Kubrick « 2001, l’odyssée de l’espace ». Ce titre est lancé en single en juillet 1969 et par un miracle du calendrier, il est diffusé massivement pour présenter toutes les émissions relatives aux premiers pas de Neil Armstrong sur la lune. Le titre évoque en effet un cosmonaute qui décide de rester dans l’espace et qui rompt toute relation avec sa base. L’album SPACE ODDITY bénéficie de ce coup de pub extraordinaire. Il comporte « Cygnet Committee » où l’on croise la phrase « Love is all you need ». Et de l’aveu de Bowie, ce titre fut un essai en hommage à « Revolution 9 » du WHITE ALBUM. Sur le titre « Janine » on retrouve une allusion au refrain de « Hey Jude ». « Memory from a free festival » (part 1&2) est construit comme un hymne très « Beatles » à la « Hey Jude » et le futur « Isn’t It A pity » de George Harrison. Le disque SPACE ODDITY avait été proposé àGeorge Martin pour en assurer la production mais ce dernier n’a jamais donné suite. On trouve dans le répertoire très vaste de David Bowie de très nombreuses allusions aux Beatles sans pour autant que Bowie n’ait jamais plagié ses idoles. Ainsi sur The Man WHO SOLD THE WORLD (1970), le titre « After All » évoque « Being for the benefit of mister Kite »

 

L’année suivante sort le grandiose HUNKY DORY avec le célèbre « Life On Mars » qui a servi de fond sonore aux récentes spots publicitaires pour la Poste. D’ailleurs « Starman » de l’album ZIGGY Stardust(1972) a servi pour SFR. « Heroes » de l’album du même nom sorti en 1977 a servi pour Wanadoo. HUNKY DORY sera un succès qui permit à Queen et Elton John de déclarer ce disque comme une influence majeure. « Life on mars ? » évoque John Lennon avec ces vers « The workers have stuck for fame, ‘Cause Lennon’s on sale again »

C’est à cette période que Ringo Starr le rencontre pour la première fois sur le plateau du tournage de « Born To Boogie ». Ringo jouait aux côtés de Marc Bolan, grand ami de Bowie.

En 1972 , lors de la tournée consécutive à ZIGGY Stardust (un succès monstrueux), il donne un concert à Friars , le 18 juillet de cette année, en Angleterre près de Aylesbury où en guise de rappel, il interprète « This Boy » des Beatles. Le 3 juillet 1973 Ringo Starr est invité dans la loge de David Bowie après un show où Bowie met fin à son personnage de Ziggy Stardust.

En 1973, Bowie enregistre une version de « Penny Lane » qu’il envisage pour un temps d’intégrer dans PIN UPS(1973) un disque de reprises. Mais finalement la reprise reste inédite.

Cette même année, il enregistre avec Jeff Beck un medley de la chanson « The Jean Genie »(sortie sur le disque ALADDIN SANE, 1973) couplée avec « Love Me Do » Bowie tient l’harmonica. Mais ce duo resta inédit.

Par la suite, John Lennon, qui aimait la musique de Bowie a cosigné le titre « Fame », écrit et enregistré en 1975 avec Bowie sur le disque YOUNG AMERICANS. Le titre éponyme contient aussi dans ses chœurs les paroles « I heard the news today, Oh Boy ! ». Et ce disque comprend aussi une reprise de « Across The Universe » enregistrée avec Lennon.

Cette nouvelle version des Beatles a été enregistrée en janvier 1975 par John Lennon et David Bowie aux studios Electric Lady de New York. Elle a été enregistrée avant le titre « Fame » en guise d’échauffement. John a dit ceci à propos de cette version : « Je me suis dit que c’était chouette de la réenregistrer car j’étais déçu de l’original (c’était la période de la fin de sa vie où Lennon dénigrait systématiquement son travail). C’est une de mes chansons préférées mais je n’aimait pas la version de Let It Be ». David Bowie, interviewé en 1975 pour le NME avait déclaré : « l’original est fabuleux mais il se traîne un peu. Alors je l’ai rythmé et hachuré. Peu de fans des Beatles ont aimé la reprise mais moi par contre je l’aime bien et je suis satisfait de mes harmonies vocales ». En 1997, Bowie a choisi cette version pour agrémenter un CD de Guitar Player en précisant : « Ce titre, c’est le meilleur exemple de la personnalité de John Lennon. Le portrait d’un homme à la fois décontenancé par son environnement mais très philanthrope. John est l’un des artistes les plus stimulants avec lesquels j’ai pu collaborer. Et ce titre est celui d’un authentique intellectuel qui n’était pas vraiment intello. » David Bowie avait prévu de jouer « Across The Universe » sur scène en 1983 pour sa tournée Let’s Dance mais finalement le 8 décembre 1983 à Hong Kong il interpréta Imagine en hommage à John.

L’autre titre phare du disque est bien sûr « Fame » cosigné avec John Lennon et le guitariste Carlos Alomar (qui sera le guitariste principal de l’album de Paul, PRESS TO PLAY). Peu après les séances de « Across The Universe », Bowie convoque Lennon, Yoko et ses musiciens de tournée à savoir Earl Slick, Carlos Alomar, Mike Garson et David Sandborn. Ils sont partant pour reprendre « Footstomping » de The Flare, mais les demos sont désastreuses (elles sont introuvables et Lennon chante avec eux). Le titre est parti d’une succession d’accidents musicaux des musiciens en studio. Carlos Alomar avait composé le riff principal et avait même enregistré cinq parties de guitare par dessus. John Lennon a précisé que l’intro était une imitation de Stevie Wonder passée à l’envers. Bowie déclara : « Avec John Lennon dans le studio, c’est sa simple présence qui nous a inspiré. Il y’a toujours de quoi être sur le qui-vive quand John se trouve dans une pièce et sa contribution a été de chanter le mot Fame de façon suraiguë. Le riff c’est Carlos qui l’a trouvé. J’ai composé la musique et les paroles. Et rien ne serait arrivé si John Lennon n’avait pas été là . Il a été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres.

Les paroles sont venues à Bowie après avoir discuté avec John du statut de Star System. EN 1974, David Bowie avait connu de graves difficultés financières lors de sa tournée DIAMOND DOGS et il devait même quémander de l’argent à ses managers. Ce qu’il a retranscrit dans le vers « What you need, you have to borrow » (il faut emprunter tout ce dont on a besoin). Le titre est donc dirigé contre son manager Tony DeFries. « Ce sont les problèmes de management musical qui m’ont poussé à écrire ce titre ». Bowie a aussi longtemps discuté avec John Lennon du statut de star.

Pourtant, ce titre a longtemps déplu à Bowie. « Même si John chante avec moi, c’est celui de YOUNG AMERICANS qui me plait le moins. Je le trouve trop commercial par rapport au reste de l’album. D’ailleurs on n’a décidé de l’inclure qu’à la dernière minute. Mais je ne regrette quand même pas de l’avoir fait. »

La version « radio edit » de 3.30mn n’est disponible que sur la compilation BEST OF Bowie de 1980. Une version de 3.53mn avec une intro à la flûte a fait le tour des bootlegs.

Le 1er mars 1975, Bowie assiste au Uris Theater aux Grammy Awards. D’une maigreur excessive, il pose aux côtés de John et Yoko, de Simon et Garfunkel et d’Aretha Franklin Le 23 Novembre 1975, avec Cher, Bowie donne un concert en duo avec la chanteuse pour The Cher Show . Il reprend alors « Day Tripper » et « Fame » parmi sa « set list ». Une vidéo avec des images de Las Vegas a même été diffusée ce soir là.

En 1976, James Brown composa « Hot » qui était un plagiat amical de « Fame ».

Les remixes de « Fame » ont ensuite été diffusés en 1990. « Fame 90′ » est disponible sur la compilation CHANGESBOWIE(1990) et une version similaire a vu le jour sur scène en 1990 durant le Sound and Vision tour de Bowie. Le single ne se classa qu’à la 28ème place bien qu’il faisait partie de la BO de PRETTY WOMAN avec Julia Roberts et Patrick Swayze. Mais comparé à l’original, le remix n’était pas une amélioration sinon un lifting « Funk » . D’autres remixes de cette époque sont « House Mix », « Queen Latifah’s Rap Version », « Acapulco Rap Mix » et « Dave Barratt 12 » Uncut Version » long de 19 minutes.

Le réalisateur Gus Van Sant réalisa une vidéo en 1990 qui se trouve sur le DVD Best Of Bowie sorti en 2002. Sur scène Bowie est encore accompagné de Earl Slick qui a collaboré avec John Lennon en 1980 sur l’album Double Fantasy. Earl Slick est aussi le dernier musicien a avoir joué avec John Lennon. Il a en effet été le dernier à accompagner Lennon sur le titre de Yoko « Walking On Thin Ice ».

Sur scène Bowie l’a considérablement étoffé avec en 1983, un sample de Bruce Springsteen (« War ») qui précise « Fame, what is it good for ? Absolutely Nothing ». Puis il a inclus des extraits d’Oliver Bart. Et pour sa tournée Earthling de 1997 et Heathen de 2002, on a pu entendre un arrangement de Drum and Bass bizarre avec les mots « Is It Any Wonder ». Une version a été enregistrée le 27 juin 2000 au BBC Radio Theater et est disponible sur l’album Bowie AT THE BEEB (2000).

On retrouve des reprises de « Fame » par God Lives Underwater (qui fut utilisée sur la BO du film 15 Minutes avec Robert de Niro, sortie en 2001), Tommy Lee ( sur l’album NEVER A DULL MOMENT, sorti en 2002), Dr Dre (sur l’album DR DRE PRESENTS THE AFTERMATH, sorti en 1996) et Duran Duran qui l’a enregistré en face B d’un 45 tours sorti en 1983 et que l’on peut écouter sur le disque DAVID BOWIE SONGBOOK.

Des artistes comme Pearl Jam, George Michael, Iggy Pop, The Dave Matthews Band, The Feelies l’ont chanté sur scène. Vanilla Ice a remixé « Fame 90 » sur le disque MIND BLOWIN’ sorti en 1994. Et on la trouve enfin en version originale sur deux bandes originales à savoir A SOLDIER’S DAUGHTER NEVER CRIES sorti en 1998 et NEXT Friday’S : OLD SCHOOL sorti en 2000.

En 1979, Bowie apprend que Paul McCartney enregistre avec les Wings au château de Lympne dans le Kent. Bien que Bowie n ‘ait jamais aimé la musique de Paul, il trouva l’idée d’enregistrement originale et se déclara stupéfait par les trouvailles sonores de Paul sur les titres « Reception », « We’re Open Tonight » et « The Broadcast ». Bowie a même suggéré à Paul de sortir cette dernière chanson en single. Paul était fier du résultat mais ce fut finalement « Old Siam, Sir » qui promut l’album en premier lieu.

En 1980, Bowie fut extrêmement choqué par l’assassinat de John Lennon. Peu de temps avant sa mort, Bowie avait écrit le titre « It’s no Game » qui précisait ceci : « On te colle une balle dans le crâne et tu fais la une des journaux. » . Lennon, fut pour Bowie un modèle. Et en retour, Lennon le considérait comme l’un de ses rares amis (Bowie fut l’une des rares personnalités du show-business qui voyait régulièrement John entre 1975 et 1980). On trouve notamment dans de nombreux livres des clichés pris en juin1977 à Hong-Kong,

 

Mais Bowie eut froid dans le dos en repensant aux paroles de cette chanson sortie en septembre 1980 sur le disque SCARY MONSTERS.

En 1984, David Bowie enregistre un message pour le titre « Feed the World » du single « Do They Know it’s Christmas ». Paul McCartney fait également de même sur le même titre.

En 1985, il rejoint Paul McCartney sur scène pour le final « Let It Be » du concert Live Aid qui se déroule le 13 juillet

Et dans les années 70, Paul avait souvent invité David Bowie aux avant premières de ses albums comme par exemple Venus And Mars ou encore Wings At The Speed Of Sound. Paul s’est d’ailleurs inspiré des sons d’albums de Bowie comme LOW ou HEROES sur des titres comme « Cuff Link » ou McCartney II

En 1987 sort le très dénigré NEVER LET ME DOWN. Le single « Day-in, Day-out », au clip faramineux, fait allusion à « Ticket To Ride » par ces mots « She’s got ticket to nowhere, She’s gonna take a train ride ». Titre engagé sur la prostitution mais aux arrangements superficiels au goût de moult critiques rock. Le titre « Never Let Me Down » est aux aveux de Bowie un empreint au « Jealous Guy » de Lennon. Une complainte d’amour adressée à Coco Schwab, son assistante coriace et toujours aux côtés de Bowie au début du millénaire.

 

En 1989, Bowie reprit « Working Class Hero » en version Hard FM sur le disque TIN MACHINE. « J’adore l’album Plastic Ono Band. C’est celui de Lennon que je préfère. Toutes les chansons y sont magnifiques et incroyablement sincères. Elle respirent toutes la sincérité ». Sean Lennon était dans le studio avec Bowie pendant l’enregistrement de quasiment tout le disque. « Il est un grand fan de Reeves Gabrels, mon guitariste. Il a suivi quasiment tout le processus de l’enregistrement. Et la reprise de « Working Class Hero » lui a beaucoup plu. » Durant la tournée de Tin Machine en 1990, Bowie chanta cette reprise chaque soir.

En 1991, Julian Lennon tourna avec Bowie dans le film LINGUINI INCIDENT.

L’année suivante, Yoko Ono était l’une des invités à son mariage avec Iman Abdulmajid, top modèle somalien, rencontrée sur le tournage de LINGUINI INCIDENT. Récemment encore, sur un chat avec ses fans, Bowie a remis en place un fan qui critiquait Yoko : « Dis-toi qu’elle est active depuis 40ans et que je la considère toujours comme l’une des artistes majeures de notre époque. »

Cette même année il enregistre une version de « Go Now » des Moody Blues qui figurera sur la compilation RUBY TRAX, un disque de charité sorti en 1992. Rappelons que ce titre a fait le succès de Denny Laine sur scène avec les Wings lors de leurs tournées.

En 1997, sort EARTHLING, un disque de Drum and Bass énergisant. Sur le titre « Battle For Britain », Bowie expliqua avoir tenté un « A Day In The Life » électronique avec un solo de piano incroyable et des effets de jungle enivrants.

En Août 1998, il enregistre à New York une version de « Mother » de John Lennon, initialement prévue pour une compilation destinée à fêter les 60ans de la naissance de John. Mais la compilation n’a jamais encore vu le jour.

En 1999, Paul décide d’inclure dans ses galeries de peinture (voir dossier spécial « Paul le Peintre ») une toile du nom de Bowie Spewing (Bowie entrain de vomir) peinte à partir d’une photo de Linda prise en 1972 lors de la tournée Ziggy Stardust. Bowie n’apprécia qu’à moitié la peinture en disant : « On a tous essayé un jour de peindre avec plus ou moins de bonheur. Mais à propos, j’ai oublié de vous dire que par le plus grand des hasards, je suis entrain d’enregistrer une chanson qui a pour nom « McCartney Shits » (McCartney chie !!) déclare-t-il avec ironie mordante en l’an 2000.

Le 20 octobre 2000, David remit à Stella McCartney une récompense lors des VH1 Fashion Awards. Bowie fit un speech et c’est Paul, qui à la surprise de tous, s’était pointé sur scène avec la récompense. Des extraits de cet événement ont été utilisés dans le film ZOOLANDER, réalisé par Ben Stiller. Bowie y tient un petit rôle : il arbitre un hilarant match d’arrachage de slip !!!Et l’on peut voir les ombres de Paul et Stella à certains moments.

 

Un an jour pour jour après, David Bowie, invité par Paul, ouvrait le concert en hommage aux victimes du 11 septembre au Madison Square Garden de New York (voir galerie de photos) . Il interprète « Heroes » et une reprise de Simon and Garfunkel , « America »

En 2002 sort le très acclamé HEATHEN. Bowie envoie dans la chanson « Afraid » un sympathique clin d’œil à John Lennon (« I believe in Beatles ») (cf. »God »)

Sur ce même album, le titre « Everone says « hi » » évoque le style de George Harrison. Bowie lui rend d’ailleurs un hommage complètement inattendu sur le disque punchy REALITY (2003) où Bowie reprend le titre « Try Some, Buy Some » que George avait composé pour Ronnie Spector en 1971 et qu’il avait inclus dans l’album Living In The Material World . Sur ce disque on trouve aussi le titre « Never Get Old » qui a servi de fond sonore pour la publicité Vittel jouée par Bowie. D’ailleurs les fans hardcore auront noté que presque tous ses personnages sont représentés dans ce spot très réussi.

Le 3 septembre 2002, Stella McCartney a remis à David Bowie une récompense couronnant l’ensemble de sa carrière musicale lors des Man Of The Year Awards qui se tinrent à Londres au Museum d’histoire naturelle

En Août 2003 pour le journal Rock’n Folk il déclare « qu’aujourd’hui, les gamins les plus futés écoutent les disques de leurs parents. « Les gens de ma génération ne s’intéressent pas à la teen pop d’aujourd’hui à laquelle ils préfèrent Mercury Rev. Et les enfants les plus malins suivent cette voie :Hé papa, un disque de John Lennon, super. Je peux te le prendre ? »

Par rapport à Paul McCartney il déclare : « Honnêtement je l’ai trouvé absolument fantastique sur scène. Ce n’est pas ma tasse de thé mais ce qu’il fait est tout simplement incroyable : je crois qu’il n’a jamais été meilleur sur scène. Son groupe est super, il offre une réelle consistance aux chansons. Idem pour Springsteen et Neil Young qui donnent de vrais bons spectacles. Dans la nouvelle génération, je ne vois personne de ce calibre. Personne qui soit susceptible de donner des concerts d’une telle qualité. Enfin je n’ai pas encore vu Eminem…. »

Ringo avait dit en 1998 lors de la promo de Vertical Man : « David est bien au dessus de la masse. Il a crée des sons et des styles. Il est l’homme vivant par excellence ». Ce qu’il y’a de bien avec Bowie c’est qu’il surprend ses fans à chaque album et qu’il a couvert des univers musicaux vastes : Trip Hop, Rock Progressif, Country, Pop, Techno, Disco, Soul, Pop synthétique, acid jazz, envolées lyriques, Rock industriel, speed garage, ambient, Métal., minimalimse électronique, glam-rock flamboyant, classique, jazz, cabaret, punk, mod…

Tout ce qu’il touche n’est pas forcément d’or mais cet artiste aventureux qui peut se vanter d’avoir connu trois générations de Lennon et deux de McCartney présente un panorama artistique long de près de 40ans et aux extrémités surprenantes et jamais identiques…Sans parler des personnages maquillés ou des concept album ambitieux comme cette enquête policière cybernétique, OUTSIDE, parue en 1995. Tout un univers à découvrir…..

« So I turned myself to face me but I’ve never caught a glimpse of how the others must perceive the faker, I’m much too fast to take that test » (Changes, 1971)

bow

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