Johnny Cash

Si pour vous la musique Country se résume à des chansonnettes de cowboys racistes qui s’escriment au coin d’un feu, alors l’écoute des disques de Johnny Cash est indispensable. Car c’est avec lui et Willie Nelson (qui joue sur le disque RingoRAMA, 2003) que ce mouvement sort de l’ignorance et acquiert ses lettres de noblesse. Bien que n’ayant eu peu d’occasions de rencontrer l’un des Beatles, Johnny Cash est pour les Beatles une influence capitale. L’un de ceux que Lennon écoutait chez lui le soir à Menlove Avenue avant de fonder les Quarrymen.

Figure légendaire de la musique populaire américaine, Johnny Cash est né le 26 Février 1932 à Kingsland dans l’Arkansas. Il est l’auteur de près de 1500 titres que l’on trouve sur pas moins de 500 albums. C’est sur une base américaine en Allemagne qu’il apprend à jouer de la guitare. De retour aux Etats-Unis, il s’installe à Memphis où il forme un groupe avec des musiciens locaux. Sous le nom des Tennesse Two, ils enregistrent aux légendaires studios Sun de Sam Phillips. C’est là qu’ils donnent naissance au rockabilly en 1955. Avec Elvis Presley, Carl Perkins et Jerry Lee Lewis, Johnny Cash est l’un des premiers chanteurs blanc à manier country et blues.

« Cry Cry Cry » est son premier succès. Après une série de hits pour lesquels il ne pense pas être suffisamment payé, il quitte Sun pour la Californie. Il se consacre alors à l’écriture d’album-concept (Ride This Train, Bitter Tears…) tout en multipliant les tubes dans les charts country. Servi par une voix, un engagement et une intégrité unique, il grave des classiques de la musique américaine. Les tournées et les excés se succèdent tout au long des années soixante. Il se consacre alors à la religion et à l’écriture de morceaux engagés concernant les problèmes sociaux aux Etats-Unis. Il participe à l’enregistrement de NASHVILLE SKYLINE, mythique album de Dylan qu’il avait défendu à Newport, quand celui-ci electrifia sa guitare et inventa le folk-rock.

Son meilleur album est peut-être ce live stupéfiant AT FOLSOM PRISON, sorti en 1968. Johnny Cash, qui a souvent chanté et glorifié les couches populaires et les exclus de tous poils, chante devant une centaine de taulards qui n’en reviennent même pas et oublient l’espace de quelques heures les barreaux de leur cellule. Le disque se vend aux Etats-Unis à plus de 250 000 exemplaires en quelques mois ce qui fut d’ailleurs l’espace de quelques mois, l’une des ventes de disque plus importante que celle des Beatles. Le WHITE ALBUM se vendait moins vite que ce disque.

En 1969, les enregistrements de ses concerts aux prisons de San Quentin et de Folsom se vendent à des millions d’exemplaires. Il est alors le chanteur country le plus reconnu en Amérique et dans le monde entier, par le biais de tournées interminables. Il a sa propre émission télévisée de 1969 à 1971 et il joue également dans de nombreux films et séries.

D’ailleurs dans son émission il reçoit des vedettes telles que Bob Dylan, Stevie Wonder, Linda Ronstadt, Ray Charles, Neil Young, James Taylor, Neil Diamond, Joni Mitchell, Gordon Lightfoot, Kenny Rogers, Roy Orbison, Hank Williams Jr., Dennis Hopper, Judy Collins, Charley Pride, the Oak Ridge Boys, Patti Page ou Merle Haggard.

La décennie 70 le voit enregistrer des albums religieux, sortant du cercle de la musique country. En 1980, il est introduit au Country Hall of Fame à Nashville.

En 1974, alors que Paul enregistre à Nashville, Johnny Cash fait irruption dans le studio et assiste à des répétitions de « Junior’s Farm ». Peu de temps après, Paul enregistre « Sally G » qui évoque de façon très nette l’univers de Johnny Cash. C’est même à se demander si il n’a pas pris part à l’enregistrement.

Il s’associe avec Kriss Kristofferson, Waylon Jennings et Willie Nelson pour enregistrer « The Highwayman » en 1985, qui est un nouveau succès. Puis, c’est en compagnie de Carl Perkins, Jerry Lee Lewis et de Roy Orbison qu’il sort CLASS OF 55, un disque qui renoue avec la magie des années Sun. D’ailleurs cet album est une résurrection pour les quatre musiciens et c’est sûrement grâce à ce disque qu’une partie du public américain se remit à écouter Johnny Cash et ses acolytes.

La fin des années 80 et sa signature sur Mercury lui valent la reconnaissance d’un nouveau public, plus rock. Il démontre ainsi que sa musique n’a rien à envier aux nouvelles générations d’auteurs/compositeurs. RINGS OF FIRE résume parfaitement cette partie de sa carrière alors que The Hits contient quelques-uns des plus grands morceaux de son immense carrière. Malade, il continue néanmoins d’enregistrer au cours des années 90, révélant son immense talent à de nouvelles générations d’auditeurs. Par exemple, il fait la joie du groupe U2 en chantant avec eux sur le disque ZOOROPA pour le titre « The Wanderer »

En Mai 1988, Paul McCartney invite Johnny Cash dans son studio de Peasmarch afin de mettre en boîte et de produire le disque WATER FROM THE WELLS HOME. Paul et Linda chantent sur le titre « New Moon Over Jamaica », titre que Paul diffusa en 1995 pour son émission « Ooboo Joobo », épisode 5 (mais qui n’est pas part5 que l’on trouve sur le single « Beautiful Night » C’est une demo de 2,40 minutes que l’on peut entendre sur l’émission de radio. Paul cosigne le titre avec Johnny Cash et joue de la guitare et de la basse. Geoff Emerick participe au mixage final. Hamish Stuart et Chris Whitten ont aussi le privilège de jouer sur l’album de Johnny Cash. L’album sort le 10 octobre 1988 en Angleterre.

Le 17 février 2002 pour fêter les 70ans de Johnny Cash sort une compilation : THE ESSENTIAL Johnny Cash, pour lequel Paul McCartney écrira quelques lignes.

En 2002 paraît un superbe album du nom de WHEN The Man COMES AROUND. Sur ce disque, on y trouve une très belle reprise de « In My Life » des Beatles. Et autres curiosités, « Hurt » de Nine Inch Nails, « Personal Jesus » de Depeche Mode ou encore le majestueux « Bridge Over Troubled Water » de Simon and Garfunkel. Preuve supplémentaire que Johnny Cash resta jusqu’à la fin de sa vie un chanteur attiré par les productions actuelles ou mélancolique par rapport aux gloires passées.

Sur ce disque on remarque la présence de Billy Preston, mais aussi John Frusciante des red Hot Chili Pepper’s ou encore Smokey Hormel qui a joué avec Jeff Beck.

Malgré sa maladie, il continue d’enregistrer coûte que coûte comme si sa vie en dépendait. Même à sa sortie d’hôpital début septembre 2003, il déclara brièvement toujours vouloir enregistrer son nouveau disque de country à Los Angeles. Projet hélas avorté car Johnny Cash meurt le 12 septembre 2003 à l’âge de 71 des suites de complications intestinales.

New Moon Over Jamaica
(Paul McCartney/Johnny Cash/Tom T. Hall)

There’s a new moon over Jamaica,
And the new year just got here, you see.
There’s a new moon over Jamaica,
And I’m living with an old memory.

So won’t you come back to jamaica ?
You know it isn’t so far.
Look up in the sky where you left me that night,
I’ll be standing right under that star.

There’s a new moon over Jamaica,
And the new year just got here, you see.
There’s a new moon over Jamaica,
And I’m living with an old memory.

I said good evening to venus,
She said good evening too.
Out there somewhere, you know I could swear,
She sent a message of True Love from you.

There’s a new moon over Jamaica,
And the new year just got here, you see.
There’s a new moon over Jamaica,
and i’m living with an old memory.

A new moon makes someone feel happy,
A new moon makes someone lovesick.
I’m thinking of you, but what can I Do ?
New moons and new years and old love’s don’t mix.

There’s a new moon over Jamaica,
And the new year just got here, you see.
There’s a new moon over Jamaica,
And I’m living with an old memory.

Just the new year, a new moon and me.

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