Led Zeppelin

LE GROUPE

Le dirigeable est un groupe incontournable de heavy métal, précurseur avec Deep Purple et le Black Sabbath du Hard Rock. Leur répertoire est marqué par les envolées guitaristiques de Jimmy Page, la voix haut perchée de Robert Plant et les rythmiques implacables de John Bonham. Sans oublier bien sûr les ondulations de John Paul Jones à la basse.

Officiellement, on ne retrouve aucun lien direct, musicalement parlant du moins, entre Led Zeppelin et les Beatles.

Il faut alors se pencher vers des participations de certains de ses membres sur des disques de Paul McCartney essentiellement.

ROBERT PLANT

La mythique voix du Led Zep, n’a jamais eu l’occasion de faire vraiment partie du clan Beatles de quelque façon que ce soit. Tout au plus Robert Plant a-t-il participé au concert en soutien pour le Cambodge auquel Paul a participé du 26 au 29 décembre 1979 à l’Odéon Hammersmith de Londres. Le Rockestra interprète « Lucille », « Let It Be » et « Rockestra Theme » en compagnie de Robert Plant, John Paul Jones et John Bonham.

Cette performance exceptionnelle avec également les autres membres du Rockestra sort sur disque le 30 mars 1981 sur l’album CONCERTS FOR THE PEOPLE OF KAMPUCHEA. Manque juste Jimmy Page à l’appel de cette super réunion. Il interprète aussi « little Sister » avec le groupe Rockpile sur le même album.

Plant et Page ont souvent voyagé à travers le monde pour y recueillir des sons exotiques à mélanger au rock. Et c’est cet esprit aventurier qui a certainement contribué à influencer Paul pour partir par exemple au Nigéria en 1973 afin d’enregistrer Band On The Run.

Robert Plant a enregistré de nombreux disques solos dont l’un des meilleurs est sorti en 2002. Grand fan des Beatles, il a aussi déclaré que pour reformer Led Zep, il faudrait un personnage au moins égal à John Bonham. Ce qui n’est pas prêt de se produire.

JIMMY PAGE

Autrement appelé le Stravinsky de la guitare, la plupart des guitaristes débutants ont au moins une fois dans leur vie tenté de massacrer les arpèges de « Stairway To Heaven ».

Jimmy Page, avant de devenir le guitariste aventurier de Led Zeppelin, fut un musicien de studio très demandé en Angleterre, car techniquement très doué.

Il a par exemple officié pour les Rolling Stones. Et même du côté français, il prêté main forte à Johnny Hallyday en 1967 et même à Michel Polnareff ( « la poupée qui fait non »)

En 1965, il a rejoint à la guitare le groupe des Yardbirds aux côtés notamment de Jeff Beck, autre génie toujours en activité en 2003. C’est lors d’une tournée des Yardbirds que Linda McCartney parvint à sympathiser avec le groupe et prendre de très bons clichés du groupe et notamment de Jimmy Page. Ces photos ont été inclues pour son livre paru en 1992 : Sixties a Portrait of an Era.

Mais l’une de ses contributions majeures fut l’arrangement exceptionnel de la reprise de « With A Little Help From My Friends » interprétée par Joe Cocker. Considérée par Paul ou Ringo comme la meilleure reprise jamais enregistrée d’une chanson des Beatles, elle doit son génie d’une part au timbre de la voix de Joe Cocker mais surtout (et c’est moins connu) à la déconstruction totale de l’original opérée par Jimmy Page. Enregistrée à Londres en 1968, Jimmy Page eut l’idée de ralentir le tempo de l’original pour la muer en une sorte de gospel hard qui selon l’avis de beaucoup parvient à dépasser de très loin la version des Beatles.

Ce titre permit alors à Joe Cocker de démarrer sa carrière et il l’interpréta notamment au festival de Woodstock. C’est d’ailleurs en 1969 que la nouvelle version devint pour les hippies et les personnes de cette génération l’un des hymnes majeurs et fédérateurs de l’époque. Une autre excellente version de cette reprise est disponible sur le disque Party AT THE PALACE, enregistrée le 3 juin 2002. Joe Cocker l’a chantée sans s’être échauffé ce qui tient de l’exploit. Et Paul participait aussi à ce concert.

Il faut dire que cette ode à l’amitié écrite par McCartney correspondait bien à l’esprit de l’époque

Par la suite, Paul devint très proche (surtout vers 1969) de Led Zeppelin. Linda était alors toujours en contact avec eux et tous deux allèrent souvent à des concerts de Led Zeppelin vers 1970-1971.

Sur la chanson « Rock Show » de Venus And Mars (1975) Paul fait une allusion à Jimmy Page (We could see Jimmy Page at the Madison Square Garden).

Par la suite, on ne connaît pas de liens discographiques très particuliers. On sait par contre que Jimmy Page faisait partie de la liste d’honneur des invités de Paul en 1999 pour son intronisation au Rock Hall of Fame.

Aujourd’hui, Jimmy Page est devenu le gardien du temple Led Zeppelin, coordonnant les remasterisations du catalogue Led Zep. En 2003 est d’ailleurs paru un exceptionnel live ( HOW THE WEST WAS WON) qui pourrait être la meilleure façon de découvrir le groupe pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore. Jimmy Page et Robert Plant ont récemment encore joué ensemble en tournée. Et Jimmy Page intervient de temps à autres pour d’autres artistes comme les Black Crowes ou Puff Daddy. Ce dernier a cosigné le générique de GodZILLA (avec Jean Réno) avec Jimmy Page qui a ainsi réenregistré son riff magistral de « Kashmir »

JOHN PAUL JONES

Bassiste discret mais non moins talentueux, John Paul Jones est devenu un bon ami de Paul McCartney dans les années 70.

Il est né le 3 janvier 1946 à Sidcup dans le Kent en Angleterre. Avant de rejoindre Led Zeppelin, il fut un musicien de studio émérite tout comme Jimmy Page.

Le 3 octobre 1978, John Paul Jones fait partie de la liste impressionnante de musiciens conviée au groupe Rockestra que Paul a monté de toutes pièces pour jammer sur son album Back To The Egg (1979). Deux titres issus des sessions seront conservés pour le disque : « Rockestra Theme » et « So Glad To See You Here ». Un film de cinéma-vérité (ancêtre de Loft Story si vous préférez) avait été enregistré mais n’a jamais été diffusé. Quelques extraits seulement sont visibles dans le documentaire Wingspan (2001) au niveau des bonus.

A la suite de Back To The Egg, il a réussi à maintenir une belle cohésion au sein de Led Zeppelin pour le disque IN THROUGH THE DOOR. A la fin de 1979, il rejoint Paul et le Rockestra au concert pour le Cambodge en compagnie de Robert Plant et John Bonham.

En 1984, John Paul Jones est à nouveau aux côtés de Paul McCartney pour Give My Regards To Broad Street. Il joue notamment sur « Ballroom Dancing » à la basse. On le voit également apparaître aux côtés de Paul et Ringo dans la séquence pour la chanson comme le montre cette photo extraite du film.

Si Page et Plant n’ont jamais rechigné à rejouer ensemble, John Paul Jones fut peut-être le plus farouche des 3 survivants du dirigeable à vouloir ressusciter le groupe. Il a néanmoins continué son chemin en participant à des disques et il a enregistré seulement deux disques en solo comme le très bon ZOOMA paru en 1999 et THUNDERTHIEF en 2002.

JOHN BONHAM

Batteur cogneur très subtil, John BONHAM nous a quitté en février 1980 des suites d’une cuite magistrale : 40 vodkas d’affilée et sans en avoir conscience il s’étouffe avec son vomi dans la nuit du 25 septembre 1980. Le 3 octobre 1978, John Bonham fait également partie des invités du Rockestra aux côtés de son compère John Paul Jones. Paul l’a toujours considéré avec Ringo et Keith Moon comme l’un des meilleurs batteurs qu’ils ait jamais entendu.

Le 29 décembre 1979, il est sur scène aux côtés de Paul et Linda, Robert Plant et John Paul Jones pour le concert en hommage au Cambodge.

En 2002, une rumeur persistante a couru comme quoi Zak Starkey allait reprendre le flambeau de Led Zeppelin aux côtés des 3 membres originels. Rumeurs démenties, mais par contre Zak Starkey, avec les Who ont rejoint Jimmy Page et Robert Plant sur la scène du Royal Albert Hall le 8 février 2002. Et à la suite de cela, Jimmy Page avait affirmé que jouer avec les Who lui avait rappelé la divine période de Led Zep et qu’il se sentait prêt à rejouer avec eux dès que possible.

Malheureusement, John Entwistle, le bassiste des Who est mort le 27 juin 2002 et le groupe a quand même poursuivi sa tournée américaine l’été qui suivit. Zak Starkey avait alors envisagé de jouer avec Page et Plant, qu’il vénère puisque les projets studios des Who étaient ajournés. Zak Starkey sera-t-il le nouveau John Bonham ? Affaire à suivre.

ledzep

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