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Philip Glass

Compositeur de musique que l’on peut qualifier de répétitive, Phillip Glass est l’un des plus grands noms de la musique contemporaine. Un nom à classer auprès de Ianni Xénakis, de Karlheinz Stockausen, de John Cage, de Pierre Henry.

Il est né le 31 janvier 1937 à Baltimore dans l’atelier de réparation de radios de son père. Ben Glass, son père était un amateur très friand de musiques en tous genre. De par ses rapports au monde de la radio, il Ramenait à son foyer toutes sortes de disques et s’escrimait à comprendre pourquoi certains d’entre eux ne plaisaient pas au grand public. Philip Glass se passionne pour toute cette musique « classique » que son père lui fait découvrir et à l’âge de six ans, il commence à apprendre le violon. A huit ans, il débute la flûte traversière. Il a quinze ans quand il sait aussi maîtriser le piano. C’est tout naturellement qu’il s’inscrit aux cursus musicaux de l’Université de Chicago. Il se passionne pour Ives et Webern et se fait de l’argent de poche en travaillant à l’aéroport voisin.

A 19ans, avec une qualification an mathématiques, il souhaite poursuivre une carrière de musicien et se retrouve élève à la Julliard School de New York. Il se passionne pour les compositeurs Aaron Copland ou encore William Schuman. Il côtoie la crème de la musique classique du début des années 60 mais ne parvient pas à trouver sa voie. Il migre alors à Paris en 1960 et passe deux années intenses sous la houlette de Nadia Boulanger.

Une rencontre à Paris va alors le bouleverser : Ravi Shankar. C’est au début des années 60 que Philip Glass est pris de passion pour le musicien qui inspira tantGeorge Harrison et bien d’autres. Philip Glass est notamment chargé de transcrire pour des musiciens occidentaux, les notes de Shankar de la bande originale d’un film français : PASSAGES. Patiemment, il étudie les gammes indiennes du sitar qu’il va ensuite répercuter sur celles de violons, violoncelles et orchestres. Il va même passer quelques temps en Inde et dans l’Himalaya en compagnie de Ravi Shankar afin de se perfectionner dans la composition de musique orientale.

Philip Glass avouera plus tard avoir été émerveillé par le disque Revolver des Beatles où il retrouve des éléments de classique et de musique indienne sur des chansons qu’il considère comme remarquables. Il ne sera pourtant qu’un lointain admirateur de la musique des scarabées. Il aura aussi l’occasion à plusieurs reprises d’assister dans les années 60 à des meetings de poésie d’Allen Ginsberg. Et ce dernier devient alors ami avec le compositeur américain.

Dès lors il partage son temps entre The Philip Glass Ensemble et une troupe théâtrale du nom de Mabou Mines. Sa musique emprunte des schémas classiques pour le moins non-conventionnels. On y trouve des influences orientales, indiennes, africaines, un métissage pour le moins inhabituel. Il crée surtout un style unique et inédit : la musique répétitive. Il ajoute souvent à cette percussion sonore continue des bandes électroniques couplées à des xylophones. Ce son sera la marque de fabrique de Philip Glass. Mais on ne saurait enfermer son style à cette simple singularité.

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De ce style naît de très grands disques comme MUSIC IN TWELVE PARTS et surtout EINSTEIN ON THE BEACH, 4 heures de musique innovatrice, riche, aventureuse parsemée des fameuses répétitions. Cette pièce est encore considérée par les historiens de la musique du vingtième siècle comme un pilier incontournable. C’est une musique qui va surtout rencontrer un écho auprès d’une génération de musiciens. David Bowie rend ainsi un superbe hommage à Glass via le titre « Weeping Wall » dans l’album LOW, un titre qui par touches impressionnistes évoque les tentatives de fuite des allemands de l’Est par le mur de Berlin. Glass est impressionné par la maîtrise du style et remerciera Bowie en 1992 en composant la LOW Symphony qui est une adaptation de Bowie avec le style de Glass. Philip Glass fera construire d’ailleurs un studio à New York du nom de Looking Glass Studio et que Bowie loue de temps en temps.

La Cold Wave et la New Wave sera aussi marquée par le style de Glass. Des groupes comme Joy Division, New Order, Modern Talking, U2, The Clash, Television même avoureont une admiration lointaine ou proche pour le compositeur.

Glass poursuit les années 80 avec un autre chef d’œuvre THE CIVIL WARS. Il sera même désigné pour composer un hymne pour les jeux Olympiques de Los Angeles en 1984. Il utilise ainsi THE CIVIL WARS qui sera diffusé pour la cérémonie d’ouverture.

Il compose la bande originale de Kundun qui recevra en 1998 de très nombreux prix. Il est aussi l’auteur de celle de The Truman Show avec Jim Carrey et celle de The Hours avec entre autre Nicole Kidman en 2002. Il a même crée celle de The Secret Agent en 1996 avec au générique Gérard Depardieu.

Encore en 2003, Philip Glass sort des disques comme par exemple THE FOG OF WAR, ETUDES POUR PIANO Vol 1. Ce compositeur prolifique sait surprendre par la variété des projets et des interlocuteurs auxquels il fait appel. Il a aussi donné en septembre un concert au mémorial du World Trade Center en hommage aux victimes des attentats du 11 septembre.

En 1989, Philip Glass, qui connaît bien Allen Ginsberg propose au poète de composer avec lui une pièce du nom de WICHITA VORTEX SUTRA. Il s’agit d’une pièce destinée pour un opéra et une pièce de théâtre en hommage aux Anciens du Vietnam. La pièce du même nom sera jouée à plusieurs reprises au Théâtre Schubert de New York. L’entente entre les deux artistes est si bonne que l’année suivante Ginsberg et Philip Glass décident de remettre le couvert pour une œuvre du nom de HYDROGEN JUKEBOX.

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Lors de ses fréquents séjours en Inde et dans l’Himalaya, Philip Glass avait eu l’occasion de sympathiser avec des gourous bouddhistes. Il devient ami avec un certain Ngawang Galek qui sympathise aussi avec Ginsberg. Il participe ainsi à la fondation crée par Galek à savoir Gelek’s Jewel Heart Organization.

Et au concert pour le Tibet de février 1996, c’est à Philip Glass que revenait l’organisation de l’événement. Philip est alors pressenti pour jouer du piano sur le titre de Ginsberg. Les deux artistes ont déjà collaboré et partagent ensemble le même gourou bouddhiste à savoir Gelek Rinpoche. Deux fois par an d’ailleurs, Philip Glass et Allen Ginsberg participent aux retraites de Rinpoche où ils se retirent au milieu de nulle part pour méditer, écrire et composer.

Lenny Kaye : « Philip Glass est donc venu en studio peu de temps après et a enregistré sa partie très vite. Il avait d’ailleurs déjà joué du piano avec Allen Ginsberg sur scène en 1989 ».

Peu après, avec les parties enregistrées par Philip Glass, Paul rajoute guitares, percussions et maracas. Lenny Kaye était d’ailleurs fier d’entendre McCartney coller sa partie de batterie sur sa partie de basse alors que d’habitude c’est Paul qui tient la basse.

La chanson est cosignée Ginsberg-McCartney-Glass-Kaye et se présente comme un manifeste engagé, une protest-song contre les politiciens dénués de tous sentiments humains et contre l’Estblishment. Le New York Times remarque alors que la chanson contient les chevaux de bataille de Ginsberg à savoir les pro-militaires, les politiciens véreux, les homophobes et la censure bien pensante. La chanson est alors un succès inattendu.

MTV réclame même une vidéo pour la promouvoir. Ginsberg déclare au magazine People que la rencontre avec McCartney avec Dylan ou d’autres rockers ne le choque pas car il les considère comme des poètes.

QUELQUES OEUVRES À DÉCOUVRIR :

Parmi la longue liste d’œuvres on peut ajouter :

Des Operas – Satyagraha, Akhnaten, The Making of the Representative for Planet 8 (libretto by Doris Lessing), The Fall of the House of Usher, Hydrogen Jukebox (libretto by Allen Ginsberg), et The Voyage (libretto by David Henry Hwang) ;

Des Bandes Originales de Films – Koyaanisqatsi, Powaqqatsi, The Thin Blue Line, A Brief History of Time, Candyman, Dracula (de Francis Ford Coppola), Kundun (de Martin Scorsese), The Truman Show (de Peter Weir avec Jim Carrey).

Des pièces de Théâtre :

Theatre works – The Photographer, 1000 Airplanes on the Roof (libretto by David Henry Hwang), The Mysteries and What’s so Funny ?, Orphée, La Belle et La Bête (adapté bien sûr par le film avec Jean Marais) , Les Enfants Terribles (Une trilogie de pièces basée sur le film de Jean Cocteau)

philgla

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