Widgets Amazon.fr

George Michael

Georgios Kyriacos Panayiotou, alias George Michael naît le 23 juin 1963 à Londres. Ses parents viennent d’un milieu plutôt modeste et tiennent un restaurant grec dans la banlieue de Londres à Bushey. George Michael grandit à Londres et avouera plus tard avoir été un enfant plutôt timide et réservé. Il se passionne pour le rock dès son plus jeune âge puis pour la soul music des années 70. A l’âge de 15ans, il rencontre Andrew Ridgeley, qui va l’initier aux premiers disques de funk, de disco. Les deux adolescents décident de former un groupe qui s’appelle The Executive avec d’autres amis. Le groupe splite un an plus tard en 1979. Ils se produisent dans de toutes petites salles, dans leur lycée et en 1981, ils changent de nom pour devenir Wham ! Ils composent de nombreuses demos, font des concerts et multiplient les contacts avec les maisons de disque. Sans succès pendant deux ans. Le nom de Wham ! provient en fait d’une expression de George Michael. Il pensait que « Wham » était le bruit que le groupe était capable de faire à chaque concert.

Ils sont repérés par un représentant du label Innervision qui leur offre une chance en 1982 d’enregistrer un premier single nommé « Young Guns (Go For It ) ». Ce disque est diffusé dans tous les endroits branchés de Londres et titille la curiosité des DJs. La maison de disque s’aperçoit que ces deux jeunes garçons de même pas 20ans connaissent le funk et le ska sur le bout des doigts. Alors ils s’en donnent à cœur joie et composent dans la foulée d’autres singles tels que « Wham Rap », « Bad Boys » et « Tropicana ». Tous des cartons pleins qui assurent au groupe de premiers concerts dans des clubs. « Wham Rap » devient le premier véritable tube du groupe et connaît un succès foudroyant dans le milieu gay londonien.

En 1983, ils font paraître leur premier disque du nom de FANTASTIC !. Sans le savoir, George Michael et Andrew Ridgeley devancent de plus de dix ans la déferlante des « boys band » puisque Wham ! est le véritable premier du genre. Précisons tout de même que Wham ! compose musiques et paroles sans l’aide de quiconque. Sauf que devant ce succès fou, le label Epic de Sony décide de les prendre en main pour le premier album. Innervision ne l’entend pas de cette oreille et pour éviter un litige commercial, Wham devra céder la quasi-totalité de leurs royalties. Sur la couverture du disque, les deux garçons apparaissent en vestes de cuir, cultivant une image de rebelles plutôt proprets. Le disque devient un énorme succès en Grande Bretagne mais pas vraiment aux Etats-Unis. Ce n’est pas un disque mémorable et le son a plutôt mal vieilli. A l’époque, la presse rock l’avait plutôt mal accueilli taxant le groupe d’imposture sur la vague funk Néanmoins, au regard des futurs albums de George Michael en solo, rien dans ce disque ne peut laisser présager de ce qui attend l’auditeur dans FAITH ou OLDER, parus quelques années plus tard. FANTASTIC ! reste un disque plutôt frais, sans prétention, typique de moult productions des années 80, produites sans effort. Les seuls titres qui plaisent à une certaine critique plutôt froide, sont « Club Tropicana » et le très bon « Nothing looks the same in the light ». FANTASTIC ! n’est pas vraiment un bon disque, il n’avait pour but que de faire illusion facilement. Et encore aujourd’hui même, George Michael sait prendre le recul nécessaire et sait qu’à 20ans, on ne se rend pas vraiment compte de ce qu’on peut laisser plus tard comme trace artistique.

Il n’empêche que le disque a plu à de très nombreux DJ’S, que le milieu gay le diffuse en boucle dans de nombreux bars. Aussi, c’est sans surprise que Elton John, souvent à l’affût des derniers disques de pop anglaise, rencontre le duo et leur exprime toute sa sympathie à la sortie du disque.

Peu de temps après sort un single au succès fracassant, le célèbre « Wake me up before you go go », exprimant une crainte de se faire larguer. Ce coup ci, le titre est en tête de tous les charts du monde entier. Le titre est matraqué à la radio et MTV, qui se popularise, diffuse le clip jusqu’à plus soif. Le groupe donne des concerts en Angleterre et connaît un succès immense.

 

Au cours de l’été 1984, ils rentrent en studio pour préparer un excellent disque, MAKE IT BIG. Le disque sort et c’est plus George Michael que Andrew Ridgeley qui occupe le devant de la scène.

MAKE IT BIG est un réservoir à tubes, mais ce coup-ci de bien meilleure qualité que le funk de FANTASTIC. Le groupe devient plus pop que funk et aligne outre le single mentionné, des petites gourmandises comme « Everything she wants » ou « Freedom ». Bien sûr, les paroles sont perçues comme stupides, mais c’est justement çà qui leur attire une forme de sympathie. Et dans cette période Tatcherienne ou Reagannienne, Wham fait du bien et donne du baume au cœur à une génération de jeunes découvrant les premières affres de l’ultra libéralisme. Et d’ailleurs, ce qui permet de croire que les tubes de ce disque sont plutôt ironiques, c’est la présence d’une chanson comme « Credit Card Baby », qui est une assez drôle dénonciation du pouvoir que représentait l’argent à cette période là. Le disque évoque aussi l’individualisme de la jeunesse contemporaine, les relations d’un soir avortées que George Michael chante superbement à la fin du disque dans le titre « Careless Whisper », un dialogue adressé à un « coup d’un soir ». Ce titre fera l’objet d’un single paru sous le nom de George Michael from Wham !, premiers signes d’une future séparation du groupe.

Le groupe enchaîne se disque avec un single « I’m your man » qui évoque en filigrane l’homosexualité. A ce moment là, George Michael fait souvent la une des tabloïds du fait de sa vie sexuelle plutôt mouvementée. Aussi par son homosexualité plus refoulée qu’assumée. De son côté, Andrew Ridgeley, passionné par les automobiles fait souvent parler de lui dans la presse à scandale car il parfois impliqué dans des accidents de la route. Leur manager, Simon Napier-Ball, commence d’ailleurs à devoir multiplier les conférences de presse pour calmer le jeu médiatique qui s’enflamme à ce moment là. En 1985, Elton John se rapproche de George Michael et il se murmure même une liaison entre eux, vite démentie cependant par les deux chanteurs. Leur amitié se noue et lorsque Elton John apprend qu’il chantera sur scène lors du Live Aid le 13 juillet 1985, c’est tout naturellement qu’il convie George Michael à ce concert ainsi que Andrew Ridgeley. Peu après avoir chanté « Don’t go breaking my heart » avec Kiki Dee, Wham ! surgit sur scène pour le célèbre “Don’t let the sun go down on me”. Ce duo deviendra un succès énorme et fera l’objet d’un single. Il figure depuis très souvent dans les compilations consacrées à Elton John.

George Michael et Andrew Ridgeley sont conviés à la fin du concert à venir entourer Paul McCartney pour chanter « Let It Be ». Il y’aura aussi tout proche d’eux rien moins que David Bowie, Freddy Mercury et Queen, Dire Straits, les Who, U2 (Bono chantera même en duo avec Paul pendant une partie de Let It Be), Paul Young, Alison Moyet, Bryan Ferry, Howard Jones, Sting, Phil Collins, Sade, Nik Kershaw, Elvis Costello, Ultravox, Adam Ant, Boomtown Hat, Style Council et Status Quo ! L’ensemble des protagonistes reprend à la fin tous en chœur le fameux « Do they know it’s christmas ».

Pendant le concert, l’un des micros de Paul, sera constamment débranché à tel point que Paul pensait reprendre Let It Be en disant « There will be some feedback »….

 

Paul McCartney et George Michael participeront chacun au titre « Do they know it’s christmas ? » enregistré en live, puis en studio. En 2004, le disque ressortira accompagné d’une nouvelle version avec Paul McCartney à la basse.

Paul et Linda McCartney sympathisent avec George Michael en coulisses. George Michael va alors devenir un ami de longue date du couple McCartney. Ils sympathisent et se revoient même un jour dans les bureaux de MPL peu après le concert.

George Michael est subjugué que sa musique plaise à l’ex-Beatles. Paul et Linda ont aussi l’occasion par George Michael d’enrichir leur culture funk…et gay. En effet, les bureaux de la société MPL sont situés en plein cœur de Soho, quartier très prisé par les homos londoniens et où George Michael avait débuté. Ils discutent de la condition des malades du sida et c’est à cette occasion que Paul explique à George Michael qu’il a un ami gay, Robert Fraser, atteint du SIDA. Cette épidémie est une nouveauté et déjà malgré tout, bon nombre d’amis de George Michael ont péri à cause du manque de recherche de cette maladie, mais aussi de par le caractère ostentatoire que représentait cette maladie.

C’est Robert Fraser qui avait initié Paul à la peinture, qui l’avait fait se passionner pour Magritte et George Michael eut le privilège de voir quelques peintures rares. George Michael put aussi apprendre ce que Paul expliqua dans MANY YEARS FROM NOW bien plus tard. Peu de temps avant le live aid, Paul et Linda avaient revus Robert Fraser Paul : « C’était juste devant Cecconi, un restaurant italien chic où on mange très bien et situé en face de la galerie marchande de Burlington. C’est une sorte de petite oasis à New York. Nous étions devant le restaurant et Robert avait des petites choses sur la peau, pas des boutons mais plutôt des taches brunes sur le visage. Je me souviens que Linda a passé sa main sur les taches et a demandé : « C’est quoi ces trucs ? » Lui : « Ah ? quelqu’un a enfin remarqué…C’est le…sarcome de Kaposi ». Linda l’a embrassé, et on était tout juste au tout début du sida….personne ne savait encore si c’était dangereux ou pas…si on pouvait en guérir ou non. Linda l’a embrassé et lui a dit : « On se voit bientôt ? ». Il a simplement dit « Bye » et je savais qu’il ne se retournerait pas pour nous faire un signe, et j’ai eu le pressentiment que c’était la dernière fois que je le voyais. Un sentiment étrange et angoissant.

Depuis ce jour là, George Michael est donc devenu un ami des McCartney. Et plus encore lorsque George Michael écrivit une lettre à Paul au début de l’année 1986, quand ce dernier lui avait fait parvenir un message pour lui annoncer la mort de Robert Fraser. Jusqu’au bout de sa vie, lorsqu’il fut malade à cause d’une pneumonie, Paul et Linda McCartney étaient à ses côtés et avaient fait mettre à sa disposition une voiture et un chauffeur pour le conduire où il voulait dans New York.

Wham ! entame une tournée mondiale au succès foudroyant. Et ils ont même l’autorisation pour se produire en Chine et à Canton, un privilège nouveau pour une formation occidentale.

Au la fin de l’année 1985, un scandale éclate. Le manager en question, Simon Napier-Ball, décide de revendre des parts de sa socitété de management artistique auprès d’un groupe Sud Africain, taxé de soutien plus que copieux à la politique raciste d’Apartheid. George Michael décide alors de proclamer la fin imminente de Wham. Ce sera chose faite donc après un mémorable concert du groupe à Wembley.

 

Le Groupe enregistrera un dernier disque moitié compilation, moitié inédits du nom de MUSIC FROM THE EDGE OF HEAVEN, qui comporte le très bon « The Edge of Heaven ». Le disque reçut une très bonne critique générale.

Lire  Jim Capaldi

Mais le groupe Wham ! n’existe plus et les deux hommes se demandent si ils vont connaître aussi un succès en solo. Andrew Ridgeley, n’aura pas ce privilège. Il se lance dans une série de courses automobiles. Mais ses crashes récurrents feront que peu de sponsors voudront investir le moindre penny pour lui. Il sort peu de temps après un disque pas terrible nommé SON OF ALBERT, qui comporte un seul titre connu : « Shake ». George Michael donnera un coup de main à ce disque sorti en 1990. Mais le disque ne se vend pas et Columbia décide de rompre le contrat passé avec le jeune chanteur. Néanmoins, il n’abandonne pas tout de suite la musique et assure la partie de guitare enregistrée en live en 1991 avec Elton John sur « Don’t let the sun go down on me ». Puis plus rien. Il se marie en 1992 avec Karen Woodward, qui faisait partie des Bananarama. Il vit de ses rentes fabuleuses produites par les ventes de Wham et ouvert un restaurant et une entreprise consacrée à la course automobile.

1986. George Michael décide de ne pas en rester là et il reprend la roûte des studios. La réponse à ses angoisses ne tarde pas et il publie le monumental FAITH en 1987. Que dire de ce disque sinon qu’il est encore considéré comme le meilleur de George Michael. Que c’est un superbe disque, comprenant une flopée de hits restés de bonne qualité depuis. Un disque sulfureux, provoquant, ambigu. Un disque quand même un peu mature aussi sur certains points. C’est avec FAITH que George Michael devint une star planétaire. Plus impressionnant surtout, il est le premier artiste blanc à afficher un numéro 1 des ventes dans les charts R&B. Mais ce goût pour la musique noire est devenu une passion. Il le confirme d’ailleurs cette même année en chantant un duo avec Aretha Franklin, « I knew you were waiting for me ». Et c’est donc sans surprise qu’on entend ces influences soul tout au long de ce très bon disque. Mais le disque mélange avec beaucoup de talent, les prémices de la dance, du bon R&B, de la soul et de la pop sans que George Michael ne fasse de distinction. En mélangeant de très provocantes paroles qui choquèrent les bien pensants d’alors. Dans le titre éponyme du disque, George Michael explique aussi qu’il avait souhaité rendre hommage à Bo Diddley, qu’il apprécie beaucoup. Mais c’est dans des titres comme « Kissing A Fool » que le talent éclôt vraiment, dans ce titre jazzy superbement bien chanté.

George Michael a arrangé et produit l’album et le ton plutôt provoquant de la plupart des chansons ont occulté ces qualités là aussi. Mais on peut entendre une production parfois léchée, regorgeant de petits détails. Mais FAITH n’a pas réussi à ce moment là à occulter l’image Bubble Gum de Wham de toute manière. Notamment par « I want your sex », 9 minutes de funk très explicites. Reste que FAITH s’écoute toujours aujourd’hui avec beaucoup de plaisir et s’est vendu à près de 10 millions d’exemplaires depuis sa sortie.

En 1988, George Michael recevra un Grammy Awards pour FAITH.

George Michael est attendu au tournant du coup et il met beaucoup de temps pour peaufiner son second disque solo qui sortira en 1990 sous le nom de LISTEN WITHOUT PREJUDICE, VOL 1.

Sauf que le résultat comme les ventes seront décevantes. Ne sortent du lot de ce disque assez creux « Freedom 90 » et le très bon « Praying for time ».

On y trouve aussi un hommage aux Beatles nommé « Heal the pain » où avec bongos et guitares acoustiques, il reproduit plutôt adroitement des harmonies qui ne sont pas sans rappeler les Scarabées. Egalement à son actif une superbe reprise au piano de « They won’t go where I go » de Stevie Wonder.

D’une façon générale, le ton de l’album est un peu plus désabusé que les disques précédents et du coup, c’est presque un coup dans l’eau.

Mais pour George Michael, c’est un coup dur parce qu’il s’était considérablement investi pour LISTEN WHITOUT PREJUDICE VOL 1. Il refuse alors de donner des interviews, ne tourne pas de clips, ne veut pas partir dans une tournée mondiale massive et plonge dans une période de dépression. Il donnera quand même une série de concerts. Il accuse surtout sa maison de disque de ne pas chercher à valoriser son nouveau style musical qu’il souhaite plus jazzy. Il regrette aussi que l’accent ne soit pas mis plus en avant sur son piano.

Alors s’engage à partir de 1991 une longue bataille juridique. Et pourtant, il va à nouveau connaître deux énormes succès en single à savoir « Don’t let the sun go down on me » en duo avec Elton John. Le 24 novembre de cette année là meurt Freddie Mercury qui était un ami et aussi une référence absolue pour George Michael. Freddie Mercury est la première rock star planétaire à mourir des suites du SIDA et c’est tout naturellement qu’en avril 1992, George Michael participe à l’extraordinaire réunion d’artistes rendant hommage au chanteur défunt de Queen.

Il chante « ’39 » avec Queen, « The are the days of our lives” avec Lisa Stanfield et Queen. Il reprend aussi “Somebody to love” avec Queen. Bowie, Robert Plant, Axl Rose des Guns, Tommy Iommi du Black Sabbath, Roger Daltrey, Annie Lennox, entre autres seront aussi de la partie.

Il enregistrera aussi « Papa Was a rolling stone » et tous ces titres live plus quelques autres, feront l’objet en 1993 d’un disque nommé FIVE LIVE paru sous le nom de George Michael and Queen.

Néanmoins, George Michael est toujours en proie à un procès avec Columbia pour se désengager d’eux. Il explique que si il perd son procès, alors il ne sortira pas de disque supplémentaire. Les fans prennent leur mal en patience. Car George Michael perd son procès et perd encore en appel. Aussi, il parvient finalement en 1995 à se sortir de son contrat.

Il se réfugie alors en 1996 sous le label Dreamworks possédé entre autres par Steven Spielberg et David Geffen, le producteur de DOUBLE FANTASY que John Lennon avait enregistrée en 1980.

Entre temps, George Michael a noué une relation amoureuse avec un garçon prénommé Anselmo d’origine brésilienne. Anselmo décède malheureusement en 1995 des suites du SIDA peu de temps avant les avancées de la trithérapie. « You have been loved » lui est dédiée d’ailleurs.

En avril 1996 sort donc OLDER, un superbe disque où prédominent les ballades au détriment de titres plus dance. Il y’a notamment le superbe « Jesus to a child » et « Fastlove ». Il livre ici sans doute l’un de ses plus beaux disques, composé dans une forme de douleur palpable tout au long des plages. Une nouvelle fois, il sera fortement récompensé pour ce nouvel opus qui sera vendu à près de 8 millions d’exemplaires. Afin de ne pas sombrer, il décide de prendre sous son aile des rescapés de certains boys band tels que Robbie Williams (ex Take That) ou encore Geri Halliwell des Spice Girls. Il aide à produire leurs disques et s’investit avec eux pour les clips également. Et puis plus rien à nouveau.

Le 8 juin 1998, George Michael assiste à la cérémonie en mémoire de Linda McCartney à Londres. Il chante avec toute l’assitance « Let It Be », cérémonie à laquelle assistent aussi George Harrison et Ringo Starr.

Peu de temps après George Michael fait la une des journaux à sensation lorsqu’il est surpris à Hollywood dans des toilettes publiques pour comportement immoral. L’affaire prend de telles proportions que le chanteur doit se fendre d’excuses publiques et avoue alors pour la première fois son homosexualité à la presse.

Voici ce qu’il en dira : « Qu’est-ce que vous voulez que je vous dises, j’ai été stupide, c’était stupide de faire un truc comme ça, mais je n’ai jamais su refuser un plat gratuit moi… » (rires des journalistes et de George). Les gens m’ont dit des choses comme ‘ tu devais le savoir’, ‘comment as-tu pu faire une chose aussi bête’. Mais je suis désolé, le fait est qu’il n’y avait absolument personne d’autre aux alentours, quoi qu’en dise le rapport de police, il n’y avait personne d’autre alentour. C’était juste moi, en fait c’était deux flics camouflés et je pouvais en voir qu’un. Deux flics camouflés et une pop star excitée, vous voyez ce que je veux dire. Alors il n’y avait personne d’autre. Et si quelqu’un vous brandit ses organes génitaux, vous ne devinez pas automatiquement qu’il s’agit d’un officier de police… »

« J’ai grandis en pensant que j’étais bisexuel et ça m’a pris du temps pour que je réalise que je ne l’étais pas. Mais je n’ai jamais pensé que c’était une question morale parce que , si difficile que cela est put me sembler, je ne ressentais aucune honte à ce sujet… »

« Je me suis servi de ce clip pour parler de ma sexualité. Me voilà enfin tel que je suis et je me porte très bien comme ça. Les gens voudraient que je sois un homosexuel refoulé. Mais ce n’est pas vrai, je suis un homosexuel heureux. De ce fait divers, le chanteur sortira un single plutôt acide « Outside » dont le clip met en scène de façon assez ironique des policiers gays. L’affaire ne fait quand même pas rire du tout les syndicats de police californiens qui porteront plainte mais seront déboutés.

Le 10 novembre 1998 parait LADIES AND GENTLEMEN, le premier best of de George Michael qui reprend l’essentiel de ses plus grands succès plus « Outside ».

 

En mars 1999, George Michael reçoit un coup de téléphone de Paul McCartney, lui proposant de participer à un concert en hommage à Linda. Il accepte tout de suite et interprète une version de « The Long and Winding Road » le 10 avril. Il participe avec l’ensemble des musiciens aux répétitions qui ont lieu la veille. Jusqu’à la dernière minute la présence de Paul sur scène est démentie pour éviter une trop forte affluence. En vain. Chrissie Hynde des Pretenders supervise l’enchainement du spectacle auquel participent Marianne Faithfull, Elvis Costello, Sinead O’Connor, Tom Jones, Lynden David Hall, Des’ree, Johnny Marr, Neil Finn et Ladysmith Black Mambazo. A la fin du spectacle Paul apparaît sur scène pour reprendre « Lonesome Town » de Ricky Nelson. Puis il reprend aussi « All My Loving ». Le show se termine par une reprise de « Let It Be » avec l’ensemble des participants.

A la fin du siècle, George se fait plaisir en sortant un album de reprises, SONGS FROM THE LAST CENTURY où il interprète 10 chansons (de très anciennes aux plus récentes) de notamment Police, U2, Franck Sinatra, Bing Crosby, Nina Simone… l’orchestration est magnifique et subtile. L’album est co-produit par un des plus grand producteur américain, Phil Ramone.Avec plus de 750 000 exemplaires en pré-commande, Songs From The Last Century est certifié double platine au Royaume-Uni le jour même de sa sortie, le 6 décembre 1999. Bien qu’il ne soit accompagné d’aucun single, cet album sera l’une des meilleures ventes européennes de cette fin d’année et se maintiendra pendant plusieurs mois dans les classements.

Au début de l’an 2000, George Michael devient discret et annonce qu’il va enregistrer un nouveau disque. Il passe alors un nouveau contrat avec Universal Music mais impose des conditions draconiennes au label. Notamment en terme de direction artistique. L’alliance tourne au vinaigre et retarde de près d’un an les séances studio.

Lire  Brian Ray

En octobre 2000, George Michael décide d’acheter le piano de John Lennon sur lequel il avait composé « Imagine », pour le somme colossale de 14.5 millions de francs. Fan de Lennon depuis longtemps, George voulait que l’instrument reste en Grande Bretagne. George l’offrira au Musée des Beatles à Liverpool, une fois qu’il aura composé un morceau dessus pour son prochain album. Durant toute cette semaine et a cause de cette action, George à été à la une de toutes les presses et sites web. Le piano sera restitué en Août 2001 conformément aux dires du chanteur.

En mars 2002, sort un single nommé FREEK terriblement sulfureux. George Michael y chante qu’aujourd’hui tout le milieu artistique et politique est contrôlé par le sexe. Il fait référence en filigrane à l’affaire de Bill Clinton et Monica Lewinsky. Le clip, avec des hommes déguisées en tenues SM provoque un scandale monstre et sera interdit d’antenne. Qu’importe, le disque se vend et haut là main.

En 2002, George Michael rentre à nouveau en studio pour préparer ce qui deviendra son futur disque PATIENCE.

En mai 2002, George Michael annonce lors d’un chat sur Internet qu’il a proposé à Paul McCartney de chanter un duo avec lui. C’est donc « Flawless » que le chanteur annonce et il semblerait que George Michael en ait fait l’offre à Paul lors de la tournée américaine BACK IN THE US à l’issue du premier concert de Los Angeles. Paul ne parlera pas de cette proposition et le projet tombe tout simplement à l’eau. Il semble cependant que Paul ait quand même chanté ce duo avec lui et que les deux hommes aient passé quelques temps en studio.

 

En août 2002, George Michael fait paraître un nouveau single encore plus culotté que le précédent : SHOOT THE DOG. Cette fois-ci, ce sont ses convictions politiques qui apparaissent au grand jour. Le single sera affublée d’une vidéo concoctée en collaboration avec les créateurs du dessin animé SOUTH PARK. Et montre George Bush Jr dans un personnage bête accompagné d’un chien docile représenté sous les traits de Tony Blair. George Michael donne de nombreuses interviews pour critiquer la position aveugle qu’a pris le gouvernement anglais face aux attaques belliqueuses de George Bush.

Avec ce titre, George Michael s’attirera la sympathie de nombreux contre pouvoirs politiques anglais et américains. Il sera surtout la preuve qu’il sait s’éloigner de l’image souvent un peu trop lisse que les médias ont pu lui donner auparavant.

En 2003, il récidive à nouveau en prenant fermement opposition contre la guerre en Irak. Il enregistre alors une reprise de « The Grave » de Don Mac Lean destinées à une compilation du nom de HOPE. Paul McCartney figure aussi au générique de ce disque et enregistre pour l’occasion une reprise de « Calico Skies » spécialement pour le disque. Courant 2003, les relations avec Universal Music s’enveniment à tel point que George Michael signe en novembre 2003 un nouveau contrat avec Sony Music.

Et enfin, le 15 mars 2004, sort PATIENCE, un superbe disque, probablement le plus beau de tous. Il contient un titre nommé « John and Elvis are dead » en hommage à John Lennon et Elvis Presley que George Michael a toujours admiré.

La production est extrêmement soignée et fait l’objet d’une véritable manucure sonore peaufinée à l’extrême. Parfois surnuméraire. Parfois sublime notamment sur « My Mother had A Brother », un hommage à un de ses oncles mort durant son enfance et dont on avait tu l’homosexualité. Une superbe chanson où il chante seul au piano. Le fameux piano de John Lennon d’ailleurs. Il déclare même à l’époque dans une interview que « Le piano Blanc de Lennon fut souvent la seule célébrité qu’il avait fréquentée ». « Patience » et « Amazing » seront les titres phares du disque.

A côté de ces chansons, on trouve aussi quelques titres louchant adroitement vers l’électro. C’est le cas du fameux « Flawless » qui aurait été enregistré avec McCartney. « Freek » est réenregistré pour l’occasion et « shoot the dog » y figure aussi . George Michael explique aussi dans une tournée promotionnelle qui se borne à des apparitions télévisées qu’il n’a rien écrit pendant plus de 4ans après OLDER, plongé semble-t-il dans une dépression tenace. Il annonce aussi que ce disque sera le dernier qu’il publiera. Il décide en effet de ne plus sortir ses chansons que par Internet. Les membres de son site pourront télécharger les nouveaux titres uniquement par Internet en l’échange de dons pour des associations caritatives. Il estime avoir gagné suffisamment d’argent et ne veut pas s’embraquer dans une nouvelle tournée pour autant.

Ces déclarations vont lui faire s’attirer les foudres de centaines de fans mais aussi de critiques rock. George Michael le prend extrêmement mal et décide en Août 2004 de fermer le forum de son site Internet sans ménagement. C’est aussi ce jour là que sort « Flawless » en single.

Les fans sont extrêmement déçus et George Michael annonce qu’il ne poursuivra pas d’activités promotionnelles pour PATIENCE. Le disque se vend quand même bien. Il y’aura quand même un autre single « Round Here » qui sera accompagné d’un documentaire d’une heure consacré au chanteur et réalisé par le maître en personne. Il y parle de sa vie et de sa carrière. Pour l’occasion, il y’aura des interviews d’Elton John et de Boy George. Il participe aussi fin 2004 à l’émission SOLD ON SONG et interprète plusieurs titres en live. Paul McCartney participera aussi à SOLD ON SONG en juillet 2005 pour présenter devant un parterre médusé des extraits de CHAOS AND CREATION IN THE BACKYARD.

Debut d’année 2005 assez calme jusqu’en Fevrier ou George Michael se rend au festival du film de Berlin, le 16 pour y presenté hors competition, son film : George Michael, A different Story. Un film de 100 minutes, qu’il presente comme un documentaire qui retrace sa carriere depuis les années 80, de ses débuts au sein du groupe Wham jusqu’à aujourd’hui. Ce documentaire montre également les batailles que le chanteur a dû mener tout au long de son parcours musical. « C’est autant pour moi que pour les fans dans le sens où j’essaie de donner un sens aux 22 dernières années et d’y mettre un terme de manière appropriée », conclu le chanteur. Il déclare egalement que ce long métrage sur sa vie marquerait le début de son retrait de la vie publique. « J’ai pensé que je devais m’expliquer avant de disparaître. Je continuerai à faire de la musique, mais vous ne me verrez plus » a annoncé l’artiste. « Je souhaite orienter ma carrière différement mais j’ignore encore comment ». La particularité de ce film est que George Michael en est lui même le guide. Un DVD de ce film documentaire doit sortir dans le courant de l’année.

Le 2 juillet 2005, George Michael participe au Live Aid de Bob Geldof à Londres. Il est invité par Paul McCartney à chanter « Drive My Car » dans une très bonne version. Paul est accompagné de Wix, Rusty Anderson, Brian Ray et Abe Laboriel Jr. Ce même jour, Paul chante « Sgt Pepper’s Lonely heart’s club Band » avec U2 puis il clôture le concert le soir, juste après les Pink Floyd pour reprendre « Get Back », « Drive My Car », « Helter Skelter », « The Long And Winding Road » et la fin de « Hey Jude ». George Michael se joint à l’ensemble des participants pour reprendre en chœur les na na na na aux côtés de David Gilmour, Pete Townshend, Roger Daltrey, Madonna, Dido, Pete Doherty, Chris Martin, Bono et bien d’autres….Un DVD et un CD comprenant ce duo paraîtront en novembre 2005.

Peu de temps après, George Michael se rapproche à nouveau de McCartney et lui rend même visite en studio. Apparemment, il semble que ce fut lors des séances finales de « How Kind Of You ». On ignore une nouvelle fois ce qui s’est dit, mais il s’est murmuré une nouvelle fois des rumeurs de duo avec McCartney.

A la fin de l’année 2005, l’Angleterre légalise pour la première fois le mariage homosexuel. Elton John annonce alors son intention de se marier. Sitôt dit, sitôt fait, une cérémonie officielle et une fête sont organisées le 21 décembre 2005. Ringo Starr s’y rend. George Michael également. Il annonce aussi à la fin de cette année qu’il envisage de se marier avec son compagnon depuis près de dix ans, Kenny Gloss.

Le 11 janvier 2006 sort en France le film « George Michael A Different Story ». Peu de temps après, le 26 février, le chanteur est retrouvé à moitié conscient dans sa voiture à Londres. La Police découvre alors des cachets d’ecstasy et du cannabis. A nouveau, l’affaire fait grand bruit mais ce coup-ci, il risque gros. Encore une fois, il ne cherche pas à mentir et avoue ses fautes. La Police ne lui en tiendra pas rigueur et lui adressera un avertissement formel. Cet incident va pourtant le remettre sur la sellette.

Et puis tout d’un coup les choses s’accélèrent. On apprend en mars 2006 que George Michael vient d’enregistrer un duo, « How do you keep the music playing » avec Tony Bennett prévu pour un disque à paraître en septembre 2006 du nom de DUETS AN AMERICAN CLASSIC. Paul McCartney est également présent sur ce disque avec un duo du nom de « The Very Thought of you ».

Le 8 mars 2006, George Michael reprend les studios de Abbey Road ce coup-ci. Il espère mettre en boite un disque pour le début de l’année 2007. Paul McCartney se rend aux mêmes studios peu de temps après pour superviser l’enregistrement de ECCE COR MEUM, son nouvel opus solo.

Le 21 avril 2006 est annoncée une nouvelle tournée mondiale, événement inespéré depuis 1991. 40 dates de prévues pour une tournée du nom de LIVE 25 TOUR, destinée à célébrer les 25ans de carrière du chanteur. Il annonce dans le même temps la sortie pour le 27 septembre d’un nouveau BEST OF agrémenté d’inédits.

Et là surprise, on apprend qu’il y’aura un duo avec Paul McCartney, nommé « Heal the Pain ». George Michael déclare : « Je l’ai écrite vraiment pour lui parce que sa vie me fascine. Et je suis vraiment très honoré qu’il la chante avec moi ».

Le 16 juin 2006, pour couronner le tout, il sort un nouveau single qui laisse présager d’un nouveau disque. Ce sera « An easier affair ».

Il n’empêche que les récentes frasques des tabloïds vont aussi conduire George Michael à poursuivre en justice les détracteurs de sa vie privée

Quoi qu’il en soit, George Michael demeure rare, via ses concerts et ses disques. Mais il est l’un des rares artistes de sa génération à avoir voulu tracer, en dépit des procès, sa propre ligne artistique, souvent portée sur le jazz et le piano seul. Il aura aussi été une figure importante pour le milieu gay et s’est attiré dans son fan-club rien moins que Elton John, U2 ou Paul McCartney, qui est resté depuis vingt ans un ami assez fidèle comme en témoignent les différents événements qui ont pu réunir les deux chanteurs. C’est le 26 septembre donc que l’on pourra écouter « Heal The Pain ».

georgmi

JE M'ABONNE A LA NEWSLETTER

Envie de ne rien manquer des Beatles et de Yellow-Sub ? Abonnez-vous à la newsletter et recevez nos actus, offres et information concours
JE M'ABONNE
Garantie sans SPAM ! Conformité RGPD.
close-link

Découvrez la boutique de Yellow-Sub

Envie de vous faire plaisir ? Simple curiosité ? Découvrez notre boutique et faites le plein de bonnes affaires !
SE FAIRE PLAISIR
close-link
Click Me